Pages

mardi 10 juillet 2018

En mémoire de Gérard Robert

C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris vendredi soir 6 juillet le décès de M. Robert, survenu plus tôt dans la journée après une courageuse bataille contre le cancer. M. Robert avait notamment apporté une contribution très appréciée au suivi de la nidification d'Éole et Eve à l'incinérateur des Carrières en 2016.  Cet article rappelle sa contribution.

Toutes les photos publiées dans cet article sont de lui; seule une petite partie d'entre elles sont présentées ici. Beaucoup de ses observations ont été faites avec sa compagne Marie-Claire Desormeaux à qui j'adresse mes sympathies.


2016 

J'ai rencontré Gérard Robert et Marie-Claire Desormeaux sur la piste cyclable des Carrières le matin du 13 mai 2016.  J'étais alors en train de surveiller les faucons pèlerins Éole et Eve qui tentaient de déloger un couple de corbeaux qui nichaient à quelques mètres de l'entrée de leur nid de 2014 à l'incinérateur des Carrières (en 2015 ce couple de faucon avait niché à l'église Saint-Marc).  Je ne suis pas d'abord facile mais ils avaient su m'aborder. Très vite, M. Robert a commencé à m'approvisionner en photos de haute qualité et en rapports d'observation.

Première photo reçue de M. Robert, 19 mai 2016 (crédit: Gérard Robert)

Le 26 mai mes observations suggèrent la présence d’œufs; puis le 27 juin j'observe des signes de naissance. Même si je me suis appuyé uniquement sur mes propres observations pour arriver à ces 2 conclusions, M. Robert continuait de m'envoyer régulièrement de précieuses informations durant cette période.

Le 8 juillet, M. Robert photographie Éole apportant une proie au nid sous le regard d'Eve:
Éole apporte une proie à Eve, 8 juillet 2016 (crédit: Gérard Robert)

Le lendemain, M. Robert documente un accident peu ordinaire: un faucon pèlerin adulte, alourdi par la proie qu'il transportait, ne parvient pas à atteindre l'altitude requise pour se poser au nid et chute. En perdant de l'altitude le faucon est sorti du champ de vision de M. Robert mais M. Robert l'a ensuite vu s'éloigner, avec la proie toujours dans ses serres. Je n'ai pas connaissance d'autre incident de ce genre à Montréal ou ailleurs.




Chute d'un faucon, 9/07/2016 (crédit Gérard Robert)


Le 14 juillet les 2 fauconneaux sont vus pour la première fois. Voici une photo d'un des fauconneaux que m'a envoyé M. Robert ce jour-là:
Un des fauconneaux, 14 juillet 2016 (crédit: Gérard Robert)
De nombreuses photos ou vidéos montrant les fauconneaux m'ont été envoyées par la suite.

Le 16 juillet je reçois un courriel de M. Robert également envoyé à l'arrondissement  Rosemont-La Petite Patrie ainsi qu'au maire de Montréal, Denis Coderre, faisant part de son inquiétude face à des rumeurs de travaux à venir à proximité du nid. Une démarche sans doute un peu précipitée mais qui montre qu'il avait pris à cœur la sécurité de cette famille de faucons. Des travaux de renforcement de la façade de l'incinérateur près du nid seront finalement exécutés en septembre. Le lendemain 17 juillet, aidé par Marie-Claire Desormeaux il faisait cesser un vol de drone à proximité du nid.   Cet article dans mon blogue couvre la période du 14 au 18 juillet et contient une photo prise de M. Robert montrant l'apparition des plumes de vol chez un des fauconneaux.

Aux alentours du 21 juillet, lui et Marie-Claire sont partis pour un voyage de 2 semaines en Inde. Le 28 juillet, un des fauconneaux tombe du nid et est transporté à la clinique des oiseaux de proie par Eve Belisle et Richard Dupuis; son séjour là-bas puis au centre de réhabilitation Chouette à Voir se prolongera jusqu'au 25 août.  Le 1er août il apparait que le second fauconneau a quitté le nid. Sa trace est perdue en milieu de journée du 2 août. Se passe alors un évènement plutôt surréaliste. Le matin du 3 août, M. Robert m'informe que leur avion atterrira à Dorval vers 16h30 et qu'ils considèrent rendre visite au fauconneau un peu plus tard. Je m'empresse de l'informer que nous ne savons plus où il se trouve afin d'éviter un déplacement inutile. Imaginez ma surprise lorsqu'à 17h45 je reçois le courriel suivant: "Salut. Il serait sur St Gregoire entre Fabre et Marquette. Côté sud dans ruelle"! Je m'empresse de me rendre sur place. J'y trouve effectivement le fauconneau ainsi que Gérard Robert et Marie-Claire Desormeaux qui arrivaient tout droit de l'aéroport... Se trouvait également avec eux Paryse Dugas qui les avaient cherchés à l'aéroport. C'est en fait cette dernière qui avait remarqué une photo d'un faucon sur la page Facebook d'un résidant du quartier le matin même et qui l'avait montré à M. Robert à l'aéroport, qui a immédiatement compris qu'il s'agissait du fauconneau que nous recherchions. L'ensemble de cette histoire est racontée dans cet article.

Les photos et les rapports d'observation ont recommencé à entrer. À partir de la mi-août, le fauconneau devient cependant moins visible à l'incinérateur des Carrières, ce qui amène M. Robert à surveiller d'autres endroits comme le 5800 Saint-Denis, l'église Saint-Michel-Archange et l'église Sainte-Madeleine d'Outremont.

Le matin du 25 août Gérard Robert et Marie-Claire Desormeaux me rejoignent derrière l'incinérateur des Carrières pour la relâche de 2 fauconneaux depuis le parc Wilfried Laurier. L'un d'eux était le fauconneau qui était tombé du nid le 28 juillet, l'autre (une femelle) avait été recueillie dans Notre-Dame-de-Grâce et soignée avec lui. Tel que prévu les 2 fauconneaux se dirigent vers l'incinérateur des Carrières. Un seul sera vu passant en trombe au-dessus de la piste cyclable. M. Robert a fait la remarque que le faucon semblait trainer quelque chose. Lorsque les vidéos de la relâche ont été publiées,  il est apparu en effet qu'un des fauconneaux s'était envolé avec du papier déchiqueté qui avait rendu son transport depuis le centre de réhabilitation de l'UQROP plus confortable.

Le 28 août je lui envoie un message après avoir observé un jeune se rendre au nid au criant, indice qu'il pourrait s'agir du fauconneau mâle relâché. Ils me rejoignent. Malheureusement ni mes photos ni celles de M. Robert ne montreront clairement une bague à la patte droite qui aurait permis de confirmer cette hypothèse. Voir cet article pour plus de détails.
Un des juvéniles, 28 août 2016 (crédit: Gérard Robert)


Faucon pèlerin juvénile à l'église Saint-Michel-Archange, 30 août 2018 (crédit: Gérard Robert)


2017

En 2017, Éole a choisi d'être fidèle à Spirit (la femelle faucon pèlerin qui régnait alors sur l'Université de Montréal) et il n'y a donc pas eu de nidification à l'incinérateur des Carrières. Au meilleur de nos connaissances Eve a concentré son énergie à attaquer Spirit, attaques qui ont connu deux points forts: la spectaculaire bataille dans le nichoir de l'université de Montréal du 26 avril et la bataille finale du 10 juin qui a forcé Spirit à fuir, sérieusement blessée.

Cependant le 3 avril, à ma grande surprise, M. Robert me rapporte avoir observé, photos à l'appui, un faucon pèlerin - vraisemblablement Eve - se rendre au nid de l'incinérateur des Carrières en vocalisant un peu avant 16h.
Adulte à l'entrée du nid de l'incinérateur, 3 avril 2017 (crédit Gérard Robert)

Faucon pèlerin en vol, incinérateur des Carrières, 3 avril 2017 (crédit Gérard Robert)
Cette observation restera largement isolée et est donc précieuse (à ma connaissance, la seule autre observation de faucon pèlerin à l'incinérateur durant le premier trimestre 2017 a été faite par Sandy le 20 mars; il y en avait alors 2 sur les cheminées). Pas très loin, ce même 3 avril en début d'après-midi Samuel Denault a observé un faucon pèlerin depuis le parc Laurier.

En début et en fin d'année M. Robert m'a également envoyé des photos d'Eve et d'Éole prises à l'église Saint-Jean-Baptiste.
Faucon pèlerin à l'église Saint-Jean-Baptiste, 28 janvier 2017 (crédit Gérard Robert)


Le 23 décembre, M. Robert me communique via Facebook une intéressante observation faite par Marie-Claire Desormeaux. À 12h05 celle-ci a observé 2 faucons se poser l'un après l'autre sur des fils électriques de la rue Saint-Grégoire, en face de l'incinérateur. Les photos, prises apparemment avec un cellulaire, ne permettent malheureusement pas d'identifier l'espèce hors de tout doute (les photos sont visibles dans les commentaires du lien Facebook donné plus haut). Le couple y est retourné de 13h à 14h30 mais les faucons avaient quitté les fils, seul un individu était encore visible, décrivant des cercles haut dans le ciel. Cette observation a été faite peu de temps après ma propre observation de 2 faucons pèlerins à l'église Saint-Jean-Baptiste de 10h20 à 11h40, avec un des faucons toujours présent à 11h48. Si le couple de faucon observé par Marie-Claire Desormeaux était bien des pèlerins, ce serait une observation inhabituelle dans la mesure où les faucons pèlerins se perchent rarement sur des fils. Il est intéressant de noter qu'une autre observation confirme la présence d'un couple de faucon pèlerin dans le secteur ce matin-là. Samuel Denault, un ornithologue réputé, rapporte sur eBird avoir observé 2 faucons pèlerins chassant des pigeons  sur Saint-Zotique entre Papineau et De Lorimier. L'heure indiquée de l'observation (10h40) est approximative; Samuel Denault m'a plutôt indiqué que l'observation avait été effectuée quelque part entre 10h30 et 11h45. Si cette fourchette est exacte, au moins un des faucons n'était pas l'un des faucons pèlerins vus à l'église Saint-Jean-Baptiste puisqu'il en restait un à 11h48.

2018

Le 4 février M. Robert a tenté en vain d'observer le faucon pèlerin que j'avais signalé sur ma page Facebook à l'hôpital Louis-H. Lafontaine.

Le 20 mars il m'envoie une série de photos montrant un épervier de Cooper avec un pigeon que l'épervier a amené dans un nid quelque part dans le Vieux-Rosemont (je n'ai malheureusement pas eu le temps de donner suite à cette observation).
Épervier de Cooper, 20 mars 2018 (crédit: Gérard Robert)

Finalement le 7 mai, dans un commentaire sur ses photos d'un cardinal à poitrine rose (publication restreinte à ses amis Facebook), il me signale qu'il n'a pas vu de faucon pèlerin lors de son passage à l'incinérateur. M. Robert ne m'informait pas systématiquement des tentatives d'observation infructueuses, il y a donc eu certainement bien plus de tentatives en 2018 que les 3 mentionnées dans cette section, bien qu'il est évident que la maladie ait limité ses observations.

Épilogue  

Sous prétexte que je puisse avoir accès à ses albums photos sur Facebook, nous étions devenus amis sur Facebook en août 2016. Mon fil d'actualité s'est ainsi enrichi de ses nombreuses et magnifiques photos de nombreux aspects de la vie de Montréal, que ce soit un renard sur le Mont-Royal, des couchers de soleil ou des édifices joliment décorés. J'ai également eu le plaisir de suivre un autre voyage en Inde au début de 2017. M. Robert partageait également, très dignement et très courageusement, les traitements qu'il subissait ainsi que la progression de sa maladie. Face à la souffrance qui transparaissait de certaines publications, les "bon courage" semblaient bien dérisoires. Ses publications comportaient également des aspects plus légers, comme la documentation photographique de la destruction de l'ancien hôpital Saint-Luc depuis les hauteurs de sa chambre d'hôpital ou la fameuse "saga de la banane".

Sa mort vendredi vers 10h a approximativement coïncidé avec ce qui semble avoir été une première expédition à l'extérieur de l'université de Montréal de la famille de faucon pèlerin qu'il avait suivi  (plus précisément, les 4 fauconneaux et les 2 adultes ont disparu pendant que j'étais allé voir le match France-Uruguay, soit entre 9h45 et 12h). Il est tout à fait envisageable que certaines de ces expéditions amènent dans les prochains jours les fauconneaux à des endroits fréquentés dans le passé par leurs parents, incluant l'incinérateur des Carrières et d'autres endroits surveillés par M. Robert.  Si cela arrive, cela risque d'être un moment émouvant pour moi puisque je ne doute pas que M. Robert aurait aimé les voir.

Mes pensées et mes sympathies vont d'abord à Marie-Claire Desormeaux ainsi qu'à Paryse Dugas que j'ai eu l'occasion de rencontrer, ainsi qu'au reste de la famille et aux ami(e)s de M. Robert. M. Robert m'aura apporté bien plus que des informations sur les faucons pèlerins. Merci énormément à lui. 

mardi 26 juin 2018

4 fauconneaux au Pont Champlain!

Le 29 mai j'avais pu observer au moins 2 fauconneaux dans un des nichoirs de faucon pèlerin du Pont Champlain. Leur jeune âge rendait un décompte exact pratiquement impossible. J'y suis donc retourné le 22 juin alors qu'ils étaient plus âgés.
Compte tenu du début des envols des fauconneaux à l'Université de Montréal, ce n'est qu'hier que j'ai fini de visionner les vidéos enregistrées ce jour-là. Et surprise, 2 de ces vidéos montrent 4 fauconneaux! (ces 2 vidéos ont été fusionnées en une seule pour donner la vidéo ci-dessous et couvrent la période de 8h22 à 8h53).


D'après Services Environnementaux Faucon qui surveille ce site pour le compte de la société Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) depuis 2013, c'est la première fois qu'autant de fauconneaux sont observés (merci à Marie-Line Fiola pour sa réponse), le chiffre de 3 fauconneaux étant auparavant la règle pour ce site.

Puisque la surveillance est limitée à la période de nidification et que les adultes ne sont pas bagués, il est impossible de savoir s'il y a eu des changements dans la composition du couple. Les fauconneaux devraient effectuer leurs premiers vols sous peu. 

Une première version de cet article identifiait incorrectement l'organisme qui octroie le contrat de surveillance.

lundi 18 juin 2018

Baguage et premières sorties du nichoir pour les fauconneaux de l'Université de Montréal

Les 4 jeunes faucons pèlerins nés autour du 15 mai ont été bagués dimanche dernier 10 juin. Quelques heures plus tard 2 fauconneaux exploraient le toit de la tour à proximité du nichoir. Deux jours plus tard le nichoir était déserté, même pour la nuit!

De gauche à droite: Ezio, Isis, Altair et Aura  (crédit Faucons de l'UdeM)

Le baguage de cette année a eu lieu exactement 1 an jour pour jour après l'expulsion de Spirit de l'Université de Montréal par Eve (Spirit est la femelle faucon pèlerin qui a régné sur l'Université de Montréal de 2009 à 2017). Depuis sa relâche en novembre du centre de réhabilitation où elle était soignée, aucune nouvelle de Spirit n'a été reçue (ce qui n'est pas nécessairement inquiétant ni anormal). Je pensais qu'il était important d'avoir une petite pensée pour Spirit à cette occasion.  Mais la vie continue, alors retour à Eve et à ses 4 fauconneaux!

Le baguage

Pourquoi baguer?

Le baguage est  effectué dans le cadre d'un programme fédéral dans le but de collecter des informations sur les oiseaux. Ces informations sont très précieuses pour évaluer la santé des populations, et le cas échéant, adopter des mesures de protection.

Déroulement

Le baguage a été retransmis en direct sur Facebook par Faucons de l'UdeM. Cliquez ici pour revoir cette retransmission.

La retransmission commence au bas de l'ascenseur à 14h27. À 14h46 la porte extérieure à l'étage du nichoir est ouverte, provoquant le départ et les cris d'Eve (la femelle faucon pèlerin). L'équipe capture les fauconneaux et retourne à l'intérieur de la tour en un peu plus de 2 minutes (2mn18s d'après mon appareil photo). Eve se précipite au nichoir et constate la disparition de ses bébés. À l'intérieur, les fauconneaux sont pesés, photographiés, bagués et examinés (des éternuements constatés via la caméra dans les jours précédents avaient provoqué une légère inquiétude). À 15h08 la porte extérieure est rouverte à nouveau afin de remettre les fauconneaux dans le nichoir. L'opération prend environ 2mn30s. Eve retrouve ses fauconneaux mais n'arrête pas pour autant de crier.

La vidéo ci-dessous montre l'opération de baguage vue du sol.



Les fauconneaux

Les fauconneaux ont été munis d'une bague à chaque patte:
  • Patte droite: bague gris métallisé du programme Canadien de baguage des oiseaux avec un numéro unique. Cette bague est recouverte d'un collant de couleur (sauf pour un des fauconneaux) afin de faciliter l'identification lors des premiers vols. Le collant se détachera tout seul dans quelques semaines.
  • Patte gauche: bague noire avec une inscription facilement lisible formée de 1 lettre et 2 chiffres pour une identification plus facile à long terme (contrairement au code inscrit sur la bague de la patte droite, ce code n'est pas unique: 2 faucons pèlerins pourraient possiblement avoir le même).
Les 2 bagues d'Isis (crédit Faucons de l'UdeM, http://www.fauconsudem.com)

Les noms ont été annoncés le 16 juin par Faucons de l'UdeM à la suite d'une consultation sur Facebook et d'un voteEzio et Altair sont des personnages du jeu vidéo Assassin's CreedAura et Isis sont des déesses, respectivement grecque et égyptienne (une proposition faite sur Facebook pour les femelles était Aura et Iris qui sont 2 déesses grecques; Iris semble être devenue Isis durant le processus). Le tableau ci-dessous fournit les principales informations sur les fauconneaux; pour d'autres informations voir cette publication Facebook de Faucons de l'UdeM.

Nom Sexe Bague patte gauche Bague patte droite
Isis femelle 81W rouge
Aura femelle 82W -
Altair mâle C70 vert
Ezio mâle C71 noir

Baguages précédents

Le précédent baguage à l'Université de Montréal remonte à 2015 (3 femelles). Ce blogue couvre également le baguage de 2014 (3 mâles). Pour les années précédentes je vous réfère au blogue d'Eve Belisle: 2009, 2010, 2011 (les 4 femelles se sont avérées par la suite être 4 mâles; Éole était l'un d'eux),  2013 et aussi 2014 et 2015.


La réaction des adultes

D'après mes observations, seule Eve était présente pendant toute l'opération (dans la retransmission du baguage on entend quelqu'un dire que le mâle était aussi présent mais d'après Eve Belisle il s'agissait probablement d'une erreur). Éole est arrivé à 15h24 avec un gros pigeon, soit 15 minutes après que le dernier humain ait quitté le sommet de la tour.

Éole était donc probablement en train de chasser pendant toute l'opération (qui, je le rappelle, s'est déroulée de 14h46 à 15h09 pour la partie extérieure). Eve a donc du supporter seule tout le stress de l'intervention.  Elle a alarmé pratiquement sans interruption de 14h46, moment où la porte s'est ouverte, jusqu'à 15h24, moment où Eole est arrivé avec le pigeon. En particulier le retour des fauconneaux à 15h10 ne l'a pas calmé. Durant l'intervention, Eve a effectué plusieurs passes près des intrus en alarmant mais de l'avis de l'équipe de bagueurs elle était moins agressive que Spirit lors de son premier baguage.

Tout aussi frappant que les cris était leur brusque arrêt lors de l'arrivée d'Éole. Ce brusque retour à la normalité a possiblement pu être un choc supplémentaire. C'est d'ailleurs Eole et non Eve qui a nourri les fauconneaux, signe que l'arrêt de ses cris ne signifiait pas nécessairement que tout était entré dans l'ordre pour elle. Par la suite Eve a promené le pigeon sans logique apparente: à 15h59, Eve saisit le pigeon que Éole avait laissé dans le nichoir. Alors qu'on pensait qu'elle allait nourrir les fauconneaux qui criaient autour d'elle, elle s'est plutôt envolé avec la proie. 10 minutes plus tard elle ramène le pigeon dans le nichoir pour  moins de 1 minute plus tard repartir avec. L'endroit où elle a stocké le pigeon après ce dernier voyage est aussi inhabituel: sur la façade de l'ancienne chapelle, voir la vidéo ci-dessous. Lors du premier voyage elle l'avait stocké quelque part sur la tour. Les évènements décrits ici ont eu lieu dans l'heure qui a suivi la fin du baguage. Eve a repris un comportement en apparence tout à fait normal par la suite.


Basé sur ce qui a été observé avec Spirit, on peut penser que les prochains baguages vont être moins stressants pour elle. À noter qu'en 2014, c'était le mâle (Roger) qui semblait le plus affecté: il alarmait encore par intermittence 1h30 après la fin du baguage.

Le baguage du 10 juin n'était pas la première intervention d'humains près du nichoir qu'Eve et Éole ont vécu. En effet le 12 juillet 2017 il y a eu une intervention visant à récupérer les œufs non éclos. Un faucon qui était apparemment Eve était présent sur une autre façade de la tour pendant l'intervention. Aucun faucon n'a alarmé ni n'a volé à proximité des humains.


Premières sorties pour les fauconneaux

Le baguage coïncide souvent de peu avec une première sortie (volontaire!) des fauconneaux du nichoir. C'était le cas notamment en 2014. Cette année n'échappe pas à la règle: comme le montre la vidéo de la section précédente, dans l'heure qui a suivi la fin du baguage, le jeune mâle Ezio est non seulement sorti du nichoir mais s'est également promené sur le toit! Isis l'a imité un peu plus tard.

En réalité cette année, la première sortie du nichoir s'est faite avant le baguage, plus précisément la veille vers 11h30:
Première sortie du nichoir, samedi 9 juin, 11h32 (crédit Faucons de l'UdeM)

Le 11 juin a été la dernière journée que les fauconneaux ont passé dans le nichoir. Le 12 juin les fauconneaux sont encore dans le nichoir lorsque les archives photos de la caméra tombent en panne à 5h48. Lorsque le système repart à 10h47 le nichoir est vide. À ma connaissance les fauconneaux n'y ont plus remis les pattes depuis, même pour la nuit. Une vidéo montrant 2 des fauconneaux en train d'explorer les alentours du nichoir le 12 juin a été publiée par Faucons de l'UdeM; d'autres vidéos sont disponibles sur leur chaine Youtube.



mardi 5 juin 2018

Confirmation visuelle de 2 fauconneaux à la Tour de la Bourse

Fin mai début juin est la période où, dans le passé,  on pouvait commencer à voir les bébés faucon pèlerin nés dans le nid de la Tour de la Bourse.  Cette année n'échappe pas à la règle: le 2 juin j'ai pu filmer un nourrissage d'au moins 2 fauconneaux.  Puisque c'est mon premier article sur ces faucons cette année, je commence par situer le nid et mentionner des observations faites plus tôt dans la période de nidification (accouplements).

Le nid de la Tour de la Bourse

La Tour de la Bourse est située près de la station de métro Square Victoria - OACI, à Montréal. Le nid de faucon pèlerin est situé au 2ième étage technique de la tour, au coin des façades qui donnent vers la rue Saint-Jacques et le boulevard Robert-Bourassa. La photo suivante a été prise de la rue Saint-Paul.

Localisation du nid (cercle rouge) et de l'endroit où a eu lieu le nourrissage du 2 juin


Accouplements

J'ai effectué 3 visites de plus de 15 minutes (et de moins de 1h30) dans ce secteur en mars. À chacune de ces visites j'ai eu la chance d'observer un accouplement.

Accouplement du 4 mars

Cet accouplement a été une surprise pour moi puisqu'il a eu lieu sur l'édifice de la Banque Royale, quelques centimètres en-dessous du nichoir pour faucon pèlerin installé à leurs intentions!

Accouplement du 4 mars sous le nichoir du 360 Saint-Jacques
Cet édifice est régulièrement utilisé par ce couple de faucon pèlerin (pour se percher ou pour nourrir les fauconneaux une fois qu'ils sont en âge de voler entre autres) mais c'était la première fois que j'y observais un accouplement. À ma connaissance ce nichoir n'a jamais été utilisé par les faucons pèlerins.

À 15h26 j'avais vu un un faucon pèlerin partir de la Tour de la Bourse et aller se percher sur l'édifice de la Banque Royale. L'accouplement a eu lieu à 15h38 et les faucons ont quitté l'édifice à 15h50. J'ai ensuite revu les 2 faucons sur la Tour de la Bourse à 16h30.

Accouplement du 15 mars

Cet accouplement a eu lieu sur le A du sigle AON de l'édifice du 700 de la Gauchetière à 17h23.
Femelle avant l'accouplement du 15 mars

 

Accouplement du 25 mars

Le dernier accouplement que j'ai pu observer a eu lieu plus classiquement sur la Tour de la Bourse non loin du nid, à 15h48. Il était très similaire à celui que j'avais pu filmer le 28 mars 2015.


Nourrissage de 2 fauconneaux le 2 juin

La vidéo ci-dessous, filmée à partir de 7h25 montre le nourrissage d'un fauconneau dans le tiers milieu de la façade alors qu'un 2ième fauconneau attend son tour derrière une poutre. Le fait que le nourrissage a eu lieu à une certaine distance du nid indique que certains fauconneaux ont déjà commencé à se déplacer et donc que ces fauconneaux sont au moins 1 semaine plus âgés que ceux de l'Université de Montréal (les fauconneaux de l'Université de Montréal devraient commencer à sortir du nichoir peu après le baguage qui est prévu autour du 10 juin).


Il y a eu un autre apport de nourriture à 8h26 mais le nourrissage qui a probablement suivi n'était pas visible depuis le sol.

Il y a probablement davantage de fauconneaux que les 2 qui sont visibles dans la vidéo. Soit que d'autres fauconneaux ont participé au nourrissage mais n'étaient pas visibles depuis le sol, soit que la femelle a récompensé ses fauconneaux les plus aventureux et que d'autres sont restés au nid. En 2016 au moins 4 fauconneaux s'étaient envolés de la tour.

Le 30 mai à 18h42 j'avais observé un adulte visiblement en train de déchiqueter de la nourriture au même endroit mais il n'est pas clair s'il mangeait ou s'il nourrissait déjà des fauconneaux. Peut-être a-t-il intentionnellement mangé à cet endroit-là de façon à tenter les fauconneaux? L'hypothèse d'un nourrissage à l'extérieur du nid ne peut cependant pas être exclue puisque l'an dernier j'avais observé un tel nourrissage le 31 mai.


Au moins un fauconneau de nouveau visible le 3 juin

J'y suis retourné le lendemain en espérant voir plus nettement les 2 fauconneaux et/ou en voir davantage.

Un fauconneau était partiellement visible à 6h54 puis de nouveau à 7h12 à l'endroit où avait eu lieu le nourrissage la veille.

À 8h52 je remarque un faucon en vol avec une proie dans les serres. Il a longuement paradé devant la tour et je commençais à espérer voir un transfert de proie en vol du mâle vers la femelle. Mais il s'agissait apparemment de la femelle puisque le faucon a fini se poser sur la tour, l'autre adulte a quitté  et le faucon arrivant a commencé à nourrir les fauconneaux. Ce nourrissage était plus proche du nid.  Tout ce que j'ai pu voir c'était un bec de fauconneau rejoindre occasionnellement celui de l'adulte.


J'ai effectué une nouvelle tentative à partir de 18h. À 18h27 un faucon pèlerin était perché sur l'édifice du 1000 de la Gauchetière, un perchoir  que j'avais découvert l'année dernière. Les 2 adultes étaient manifestement à la recherche de nourriture. À 18h40 l'un d'eux est passé près de moi à basse altitude après une attaque infructueuse.

À 18h56 je remarque un faucon en vol avec une proie dans les serres. Il est allé préparer la proie sur le sigle AON (une opération qui a duré une dizaine de minutes) avant d'apporter le repas aux fauconneaux. Malheureusement le nourrissage s'est de nouveau déroulé à distance du bord et donc était invisible du sol.







jeudi 31 mai 2018

Au moins 2 bébés faucon pèlerin au Pont Champlain

Le couple de faucon pèlerin du Pont Champlain ne semble pas trop affecté  par les travaux qui vont bon train à proximité de leur nid. Lors de mon passage sur la Rive Sud ce mardi 29 mai, j'ai pu observer la présence d'au moins 2 fauconneaux dans le nichoir, ainsi que 2 parents aux petits soins pour eux.

Introduction

Les faucons pèlerins nichent dans un nichoir installé sur un des piliers de l'ancien Pont Champlain. Des travaux ont débuté en juin 2015 pour construire un nouveau pont, destiné à remplacer l'ancien à la fin de cette année (page wikipédia consacrée aux 2 ponts Champlain; site officiel du nouveau Pont Champlain).

Nichoir utilisé par les faucons pèlerins en 2018
Les faucons pèlerins utilisent avec succès ce même nichoir depuis 2015:
Pour terminer cette section, mentionnons le segment de l'émission Découverte de Radio-Canada consacré aux faucons pèlerins du Pont Champlain et diffusé le 8 avril 2018.  


Observations du 27 avril

Ma première visite de l'année à ces faucons a eu lieu le 27 avril de 7h à 11h. Je m'étais posté à l'extrémité de la piste cyclable La Riveraine, sur la Rive Sud, à l'Est du chantier. Lorsque j'ai quitté je pensais avoir observé uniquement une brève visite d'un faucon dans le nichoir puis un peu plus tard un faucon perché sur un pylône d'électricité.

Faucon pèlerin dans le nichoir, 27 avril 9h16

Faucon pèlerin dans un pylône, 9h20
Mais en visionnant récemment les vidéos que j'avais enregistrées ce jour-là, je me suis aperçu que chacune d'elle montrait, l'espace de 1 ou 2 secondes, un faucon qui changeait de position avant de redevenir invisible. Ces vidéos indiquent qu'un faucon était présent dans le nichoir, probablement en train de couver, la très grande majorité du temps de 9h34 à 10h54 (les vidéos sont au nombre de 4 avec une interruption d'au maximum 2mn30 entre 2 vidéos).



Observations du 29 mai

J'y suis retourné le 29 mai de 7h30 à 11h pour vérifier si des fauconneaux étaient visibles. C'était effectivement le cas. Les vidéos montrent clairement la présence de 2 fauconneaux et laissent ouvertes la possibilité d'au moins un 3ième.

La première vidéo montre un adulte qui surveille les fauconneaux depuis la perche du nichoir.


La seconde vidéo montre un comportement qui a déjà été observé à quelques reprises à l'université de Montréal et à d'autres sites: le mâle profite de l'absence de la femelle pour tenter de nourrir lui-même les fauconneaux! Malheureusement pour lui, dans ce cas-ci la femelle est très vite venue reprendre les choses en main...


Comme les années précédentes, la tâche de veiller à une cohabitation harmonieuse entre les faucons pèlerins et les travailleurs a été confiée à l'entreprise Services Environnementaux Faucon (SEF). D'après Marilou Skelling à qui j'ai envoyé la seconde vidéo, leurs propres observations suggèrent que les fauconneaux seraient au moins 1 semaine plus jeunes que ceux de l'Université de Montréal. SEF avait également été chargé de veiller sur les premiers vols des 2 fauconneaux d'Algo et Polly à l'Échangeur Turcot en 2016 lors de la dernière nidification réussie à cet endroit.

lundi 28 mai 2018

Non, le faucon pèlerin n'a pas (encore) été retiré de la liste des espèces menacées

Dans les récentes couvertures médiatiques des faucons pèlerins de l'Université de Montréal ainsi que celles des faucons pèlerins de l'église River's Edge, on peut lire que le faucon pèlerin a été retiré de la liste des espèces menacées en décembre dernier. Cette affirmation est également faite par certains ornithologues qui s'expriment au sujet du faucon pèlerin. Cette affirmation est inexacte sur le moment du retrait du faucon pèlerin de la liste des espèces menacées. Bien qu'il s'agisse d'une erreur mineure, elle peut conduire à une erreur plus sérieuse sur le nouveau statut du faucon pèlerin.

Les faits

Cet article reprend en grande partie ce que j'avais publié sur ma page Facebook le 4 avril et est basé sur le communiqué de presse du COSEPAC du 4 décembre 2017.

Le faucon pèlerin a en fait 2 statuts de protection: un au niveau provincial et un autre au niveau fédéral. C'est le statut au niveau fédéral qui est en train d'être modifié. Ce statut est inscrit dans la Loi sur les Espèces en Péril mais ce ne sont évidemment pas les député(e)s qui décident par eux-mêmes de modifier ou non ce statut. Les député(e)s agissent sur recommandation de spécialistes, réunis au sein d'un comité: le COSEPAC (Comité sur la Situation des Espèces en Péril au Canada). Durant une réunion qui s'est tenue à Ottawa du 26 novembre au 1er décembre, le COSEPAC a recommandé que le faucon pèlerin soit retiré de la liste des espèces menacées (sauf la sous-espèce Pealei mais cette sous-espèce n'est pas présente au Québec). La décision finale sera prise par le Parlement Canadien à l'automne 2018. Il s'agira évidemment sans doute d'une simple formalité et cela pourrait expliquer l'erreur. Il n'en reste pas moins que toutes les dispositions réglementaires basées sur cette loi continueront à s'appliquer jusqu'à au moins cet automne.

(Au niveau provincial le faucon pèlerin a actuellement le statut d'espèce vulnérable; il n'est pas question dans l'immédiat de modifier ce statut mais on peut s'attendre à ce que cela se fasse dans un avenir relativement proche).

Risque d'erreur sur le nouveau statut

Le fait de se méprendre sur le moment où le statut du faucon pèlerin est modifié peut aisément conduire à une erreur sur le nouveau statut. Voici comment: convaincu que le statut a été modifié en décembre dernier et confiant que le site internet consulté reflète rapidement toute modification du statut, on arrivera à la conclusion que le nouveau statut du faucon pèlerin est "préoccupant", autrement dit que le statut du faucon pèlerin vient de passer de "menacé" à "préoccupant". Or "préoccupant" est le statut actuel du faucon pèlerin, statut qu'il a depuis 2007 et qui sera modifié à l'automne 2018 lorsque le Parlement modifiera la loi.

Cette erreur semble effectivement avoir été commise dans une publication Facebook la semaine dernière, dans laquelle on pouvait lire: "It was moved from the "endangered list" in December, but remains on the "vulnerable list" and so is very much in need of our stewardship".





dimanche 27 mai 2018

Naissance de 4 bébés faucon pèlerin à l'Université de Montréal

Les 4 œufs pondus entre le 5 et le 12 avril dans le nichoir de faucon pèlerin de l'Université de Montréal ont tous éclos en l'espace de 48 heures les 15 et 16 mai. La famille de faucon pèlerin de l'Université de Montréal est maintenant constituée de Eve (la femelle), d'Éole (le mâle) et de 4 fauconneaux. Il est possible de suivre 24h sur 24h  ce qui se passe dans le nichoir grâce aux caméras de Faucons de l'UdeM. Par ailleurs des vidéos et des photos sont régulièrement publiées sur la page Facebook de Faucons de l'UdeM, ainsi que dans certains forums tels que Bird Cams Around the World.

La famille au complet, 23 mai 14h55 (crédit: Faucons de l'UdeM)

Cet évènement était attendu avec d'autant plus d'impatience qu'aucun œuf n'avait éclos les 2 années précédentes en raison principalement de batailles territoriales, voir par exemple cet article pour 2016 et celui-ci pour 2017. Les dernières naissances de faucon pèlerin à l'Université de Montréal remontent à 2015: cette année-là 3 œufs sur 4 avaient éclos. Cela ne veut pas dire que 2015 a été une année paisible, bien au contraire: Éole avait été remplacé par un nouveau mâle qui avait été très surpris de constater que Spirit ponde un œuf avant même qu'il commence à s'accoupler avec elle! Les 3 fauconneaux nés en 2015 se sont avérés être des femelles, qui ont par la suite accueilli une petite sœur adoptive. L'année 2014 avait vu la naissance de 3 mâles. Il y a également eu des naissances en 2009, 2010, 2011 et 2013. Pour un récapitulatif des naissances depuis 2009, voir l'arbre généalogique sur le site de Faucons de l'UdeM.

Les naissances de cette année ont fait l'objet d'une importante couverture médiatique, voir en fin d'article.


15 mai: naissance des 2 premiers fauconneaux

Le 14 mai peu après 10h, une craquelure bien nette est aperçue sur un des œufs. À 15h21 la craquelure est devenue un trou à l'intérieur duquel on voit le fauconneau bouger. Mais il faudra attendre le lendemain  pour assister à la naissance du fauconneau. À 6h25 un fauconneau est presque sorti de sa coquille:
Fauconneau encore partiellement dans sa coquille (crédit: Faucons de l'UdeM)

15 minutes plus tard ce sont non pas une mais 2 petites boules roses et humides qui sont visibles:
2 fauconneaux qui viennent de naitre (crédit: Faucons de l'UdeM)

Cette double naissance est très bien montrée dans cette superbe vidéo publiée par Faucons de l'UdeM. On y voit aussi la femelle manger le nutriment qui restait dans un des œufs.

Première rencontre avec papa

Sur cette photo prise à 10h37 qui montre Eole faisant connaissance avec ses 2 premiers rejetons, un des fauconneaux semble exiger le retour de maman!
Eole fait connaissance avec ses 2 premiers rejetons (crédit: Faucons de l'UdeM)

Premier repas

Le premier repas était attendu avec impatience... surtout par ceux et celles qui suivaient les évènements en direct via la caméra de Faucons de l'UdeM! Eole avait apporté une proie à côté du nichoir à 8h26 puis au nichoir à 10h31 (vidéo) mais la femelle a manifestement estimé que c'était prématuré. Le premier repas a eu lieu plus de 7 heures plus tard, peu avant 18h: voici la vidéo publiée par Faucons de l'UdeM. Les 2 fauconneaux ont ensuite eu droit à une collation à 20h20 avant le dodo.

 

16 mai: naissance des 2 derniers fauconneaux

Et de 3!

Le 16 mai il faut attendre jusqu'à 7h49 du matin pour qu'à la faveur d'un nourrissage Eve nous laisse voir ses fauconneaux. À 8h28 Faucons de l'UdeM publie une vidéo de ce qui semble être ce nourrissage et qui montre clairement qu'il y a maintenant 3 fauconneaux! Le 3ième fauconneau a pu naitre la veille au soir, durant la nuit ou tôt le matin.

Naissance du 4ième

À 11h38 Faucons de l'UdeM annonce qu'une craquelure est visible sur le dernier œuf. À 15h20, cette craquelure s'est transformée en trou comme le montre cette vidéo (annonce Facebook). La naissance survient peu après 18h.
Naissance du 4ième fauconneau, 18h08 (crédit: Faucons de l'UdeM)
Voici une vidéo de la naissance publiée par Faucons de l'UdeM.

Premier repas de la famille au complet

Le premier repas de la nichée au complet a lieu de 19h18 à 19h26, Le dernier-né semble y prendre une part active.
Repas de la nichée au complet, 19h22 (crédit: Faucons de l'UdeM)

 

Couverture médiatique

Ces naissances ont bénéficié d'une large couverture médiatique grâce à Eve Belisle qui a multiplié les entrevues. 
À noter que plusieurs médias ont inclus le lien Youtube de la caméra en direct. Malheureusement ce lien change fréquemment et était déjà périmé lorsque j'ai écrit cet article. Pour accéder à la diffusion en direct il est conseillé d'accéder à la chaine Youtube de Faucons de l'UdeM puis de cliquer sur la vidéo intitulée "Actuellement en direct".