Cet article a été publié le 29 août 2026 et daté du 30 décembre 2023 afin de le placer dans la bonne année dans le blogue.
Le couple de faucon pèlerin du pont Samuel de Champlain a de nouveau conduit 2 fauconneaux jusqu'à l'envol. De plus au moins l'un d'eux a continué à être observé après la période de l'envol, et ce jusqu'au 23 août. Il s'agit du même nombre qu'en 2021 et 2022, avec également au moins 1 fauconneau toujours visible en août.
Adulte avec une proie et 2 fauconneaux en attente, 20 juin
2023 est l'année où les travaux de déconstruction du pont Champlain se sont achevés, ce qui permet de souligner la belle réussite des responsables des chantiers de construction/destruction dans ce secteur: le couple de faucon pèlerin a eu des petits à chacune des années depuis 2015, d'abord sur le pont Champlain puis sur le pont Samuel de Champlain.
Remerciement: merci à Sylvain Cusson pour le partage de ses observations.
Janvier - février: le couple de grand corbeau tente de nicher sous ce qui reste du pont Champlain, conflit avec les faucons pèlerins
Ma première visite côté Brossard a eu lieu le 8 janvier 2023. C'était exceptionnellement tôt dans la saison comparé aux années précédentes (en 2022 par exemple ma première visite a eu lieu le 25 mai). La raison de cette visite précoce est que je soupçonnais que le pont Champlain du côté de Brossard abritait un nid de corbeau; si cela était vrai, en raison de la démolition en cours de ce pont, pour la première fois les corbeaux ne pourraient plus nicher sous ce pont. Cela laissait présager un conflit entre les grands corbeaux et les faucons pèlerins pour un endroit où nicher, d'autant que la présence de branches dans le nichoir #1 l'an dernier (la numérotation est la mienne, les nichoirs sont numérotés de 1 à 3 à partir de Brossard) suggérait que les grands corbeaux avaient construit quelques années plus tôt leur nid dans un des nichoirs destinés aux faucons pèlerins.
Le 8 janvier entre 12h30 et 13h50, je constate d'abord que le nichoir #2 est débarré: ce nichoir était fermé en 2022 en raison des gros travaux de déconstruction du pont Champlain qui se déroulaient juste en face. J'observe un faucon pèlerin visiter tour à tour les nichoirs #1 et #2, ainsi que le couple de corbeaux perché sur un vestige du pont Champlain du côté de la piste cyclable La Riveraine. Le faucon pèlerin et les grands corbeaux ne sont toutefois pas observés en même temps, ce qui explique sans doute que je n'observe aucun heurt entre les 2 espèces.
Lors de ma visite suivante le samedi 28 janvier, le couple de grand corbeau semble encore espérer nicher sous ce qui reste du pont Champlain, possiblement encouragé par l'arrêt des travaux de déconstruction pour le week-end. Des branches sont notamment apportées sur un pilier.
Je n'ai observé qu'une seule intervention d'un faucon pèlerin contre un corbeau (cris d'alarme suivi d'un envol dans sa direction). Le nichoir #2 a été le seul à être visité par un faucon pèlerin.
Le dimanche 12 février les travaux de déconstruction du pont Champlain ont significativement progressé par rapport à ma visite précédente et s'approchent du pilier choisi par les corbeaux. Les corbeaux étaient présents dans le secteur mais plus aucune activité de nidification de leur part n'a été observé sur cette partie du pont Champlain. La photo ci-dessous montre ce qui semble être leur nid:
Ces observations semblent confirmer qu'un couple de grand corbeau nichait bien sous le pont Champlain ces dernières années. Le pilier du pont Champlain sur lequel se trouve le nid montré par la photo était situé juste en face du nichoir #2 que les faucons pèlerins ont choisi pour leur nidification 2023, ce qui, comme au pont Jacques-Cartier en 2022 aurait pu donner lieu à une double nidification faucon pèlerin/grand corbeau à une courte distance. Il y a cependant 2 choses que l'on ne saura jamais: s'il n'y avait pas eu les travaux de déconstruction en 2023, est-ce que les corbeaux auraient effectivement niché sur ce pilier ou bien auraient-ils été forcés d'aller ailleurs par les faucons pèlerins ? Et est-ce que les années précédentes les corbeaux nichaient-ils déjà dans cette section du pont Champlain à proximité des faucons pèlerins ou bien ils nichaient dans une section déjà détruite du pont Champlain et ont été obligés de se rapprocher des faucons pèlerins ? Des observations d'une famille de corbeau les années précédentes sont des indices qu'ils nichaient déjà dans ce secteur mais en mai-juin, lorsque je débutais mes visites, leur nidification était possiblement déjà terminée.
Ma visite suivante est le 13 avril de 7h25 à 11h25, toujours du côté de Brossard. Première constatation: les faucons pèlerins fréquentent maintenant les 3 nichoirs! Cependant le nichoir #2 parait nettement le plus longtemps visité et à 9h37 il s'y passe une scène qui ressemble beaucoup à une offrande de proie du mâle à la femelle... La femelle était au nichoir #2 depuis au moins 8h42 (les 2 faucons y étaient à ce moment-là) lorsque le mâle se pose sur la perche supérieure droite avec ce qui semble être une proie. La femelle sort alors du nichoir, se rend sur la perche latérale, saute sur le toit du nichoir et se dirige vers le mâle. Normalement la femelle aurait du prendre possession de la proie et partir avec mais rien de cela ne se passe. Après quelques instants d'hésitation (durant lesquels il y a probablement eu de la communication entre les 2, inaudible depuis mon point d'observation) la femelle renonce à la proie et s'envole! La scène est montrée dans la vidéo ci-dessous. La proie apportée par le mâle est étrange et ressemble beaucoup plus à un morceau de caoutchouc noir! Le mâle s'est envolé avec la chose à 9h39.
Une autre scène intéressante, également montrée dans la vidéo, se déroule peu après. A 9h45, après avoir tenté en vain d'attraper un pigeon, le mâle s'est perché relativement bas sur une grande tôle qui a possiblement servi à circonscrire l'endroit où des débris tomberaient lors d'une phase antérieure de déconstruction du pont Champlain. À 9h47mn18, le faucon s'envole brusquement, 5 secondes avant qu'une excavatrice donne un premier coup de marteau hydraulique à un pilier non loin de là (le faucon n'était pas directement menacé, la vidéo permet d'apprécier la distance entre l'endroit où il était et l'engin).
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Vidéo Youtube ''Les faucons pèlerins du pont Samuel de Champlain - 13 avril 2023''.
25 mai: corbeaux et faucons pèlerins, à chacun son nid
Le 25 mai, non seulement le nichoir #2 est confirmé pour le nid de faucon pèlerin mais il semble abriter un ou plusieurs fauconneaux à en juger par ce qui semble être un nourrissage à partir de 13h06. À 13h03mn28 le mâle arrive sur la perche supérieure droite avec une proie. La femelle sort du nichoir pour en prendre possession et s'envole avec, vraisemblablement pour la préparer. Elle revient au nichoir à 13h06mn00, malheureusement l'angle de prise de vue ne permet pas de confirmer qu'elle transporte la proie. Cependant elle se place de profil dans le nichoir et on la voit clairement manger de petites bouchées. À noter qu'il manque 1mn49 dans la vidéo au début du nourrissage (après le ralenti), du à la nécessité de remplacer la batterie. À 13h20mn48 la femelle se replace sur le nid, il n'y a pas eu d'évacuation de restants.
Aucun fauconneau n'est discernable sur les différentes vidéos enregistrées ce jour-là.
Au retour vers Montréal, à l'occasion de ma première traversée sur la piste multifonctionnelle du pont Samuel de Champlain, je repère le nid du grand corbeau. Il est situé sur un pylône électrique près de l'entrée du pont côté Brossard.
Je n'ai fait aucune observation suggérant une réussite de cette tentative de nidification.
Mes visites suivantes sont les 10, 16, 20 et 30 juin.
10 juin : 2 semaines après ma visite précédente les fauconneaux ont grandi et ils sont au moins 2. Ce chiffre de 2 ne sera jamais remis en question. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu plus que 2 éclosions mais si cela a été le cas un ou plusieurs fauconneaux sont décédés pour n'en laisser que 2.
Quand je commence à filmer à 8h26, les fauconneaux sont seuls dans le nichoir. Un adulte - probablement la femelle - arrive à 8h47 avec une proie et se met à nourrir les 2 fauconneaux. À 8h51 le repas est terminé: l'adulte rejoint une perche du nichoir où il se consacre à sa toilette tandis que les fauconneaux se déplacent dans le nichoir en étirant leurs ailes.
À 10h59 un adulte (le mâle ?) visite les fauconneaux dans le nichoir. Les juvéniles restent sagement dans leur coin. L'adulte sort du nichoir à 11h02 et s'envole à 11h05.
À 11h11 le mâle arrive sur la perche supérieure droite du nichoir avec une proie. La femelle arrive à son tour, s'empare de la proie, attend que le mâle quitte puis s'envole à son tour avec la proie. Elle arrive quelques instants plus tard à l'étage inférieur du nichoir et se met à nourrir les 2 fauconneaux. Le nourrissage dure de 11h12 à 11h17.
16 juin: brève visite de moins de 1 heure. À 8h19 un adulte arrive avec une proie sur le seuil du nichoir. Un des juvéniles se précipite et disparait avec la proie au fond du nichoir, il n'est pas clair s'il l'a mangé. L'autre juvénile ne manifeste aucune agressivité vis-à-vis de l'adulte, une possible indication qu'il est rassasié.
20 juin: une autre courte visite entre 18h et 19h durant laquelle j'assiste à une livraison de proie avec un blooper! À 18h45 un adulte arrive sur la perche supérieure gauche du nichoir avec une proie. Il la transfère de sa patte à son bec et se prépare à rejoindre les fauconneaux, c'est à ce moment que la proie lui échappe et tombe vers le fleuve... Le faucon part immédiatement à sa poursuite et, à en juger par le court délai pour revenir sur la perche avec la proie, parvient à la récupérer avant qu'elle ne touche l'eau. Sa 2ième tentative pour rejoindre les fauconneaux avec la proie est la bonne. Un des fauconneaux s'empare de la proie et disparait à l'arrière pendant que le 2ième fauconneau reste sur le seuil. Au bout de quelques minutes cependant, ce fauconneau se rend à son tour au fond du nichoir, vraisemblablement pour réclamer sa part.
30 juin. Visite d'un peu moins de 3 heures débutant à 8h45.
À 9h45 un adulte dépose une proie à l'intérieur du nichoir puis repart. Les 2 fauconneaux qui se trouvaient sur la perche latérale viennent voir ce que l'adulte a apporté mais ressortent presque aussitôt du nichoir.
Peu après 11h la famille au complet se trouve brièvement réunie au nichoir.
Le premier arrivant - sans doute le père - dépose une proie au fond du nichoir puis s'empresse de repartir. Un juvénile s'empare de la proie tandis que l'autre adulte semble attirer l'attention du 2ième juvénile sur un restant de proie non terminé. La vidéo montre aussi la prudence exercée par les juvéniles pour s'avancer sur la perche ou pour se gratter. Moins de 48 heures après ma visite, un des juvéniles avait quitté le nichoir...
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Vidéo Youtube ''2 bébés faucon pèlerin déploient leurs ailes - 10 juin 2023''
Publication Facebook du 12 juin portant sur ma visite du 10 juin (la vidéo ci-dessus y est partagée), avec des nouvelles des autres sites.
Début juillet: premiers vols
Le 2 juillet à 11h08, je découvre un juvénile (ici et dans ce qui suit, le masculin est utilisé par défaut) perché sur un vestige du pont Champlain près de la piste cyclable La Riveraine à Brossard. Ce juvénile a donc effectué un premier vol depuis le 30 juin à 11h38, moment où j'avais quitté le site alors que les 2 juvéniles se trouvaient sur une perche de leur nichoir.
Juvénile au sommet d'un vestige du pont Champlain
Juvénile au sommet d'un vestige du pont Champlain
Il n'est pas clair si ce juvénile est arrivé là par ses propres moyens ou s'il a été placé là après avoir été recueilli au sol: en effet, en raison des travaux en cours dans ce secteur, il y avait à proximité plusieurs engins susceptibles de le hisser en haut de ce vestige, un endroit idéal pour une relâche car protégé des prédateurs terrestres et bien visible par les parents.
Engin qui aurait pu être utilisé pour placer le juvénile sur le vestige
Entre 13h30 et 13h55, le juvénile a profité de ma visite à la toilette située environ 1km plus loin pour disparaitre (mais il aurait tout aussi bien pu profiter de quelques secondes d'inattention pendant que j'étais sur place). Le 2ième juvénile était toujours encore au nichoir mais était maintenant capable de grimper sur le toit. Voir aussi cette publication Facebook publiée le soir-même.
Le 3 juillet, le 2ième juvénile était toujours encore au nichoir et un adulte est venu lui livrer une proie:
Vers 19h, depuis la piste multifonctionnelle longeant la voie maritime, Sylvain Cusson a observé un faucon couché sur le toit du nichoir #2 qui s'est mis à manger après avoir reçu la visite d'un autre faucon. La distance ne permet pas de déterminer l'âge des faucons mais il est probable que le faucon sur le toit du nichoir était le juvénile.
Le 5 juillet à 7h55, depuis Brossard, le nichoir #2 semble vide. Je crois entendre à plusieurs reprises des cris de juvénile mais je n'arrive pas à le localiser. À 8h36 un faucon est visible dans le nichoir #3 de l'autre côté de la voie maritime mais la distance est trop grande pour déterminer s'il s'agit d'un adulte ou d'un juvénile. Je quitte vers 10h45.
Le 6 juillet, je me rends via l'estacade sous le pont Samuel de Champlain près de la voie maritime. À l'époque du pont Champlain les juvéniles venaient se percher sur le pont au-dessus de la piste multifonctionnelle. Mais le pont Champlain n'existait plus et il n'était pas clair si on continuerait à voir les juvéniles de cet endroit. Par chance le nichoir #3 du pont Samuel de Champlain semble avoir un pouvoir attractif sur les adultes et par conséquent sur les juvéniles. À 8h02 un adulte rejoint le nichoir #3 qu'il quitte à 8h08 lors du passage en vol d'un autre faucon.
À 8h51 un juvénile me donne des sueurs froides en passant à plusieurs reprises au-dessus du pont à peu près à la hauteur des véhicules! Puis à 8h59 il se perche sur le garde-fou de la piste multifonctionnelle du pont!
Je croise les doigts pour qu'il ne s'envole pas vers les voies de circulation... Il s'envole presque aussitôt et décide d'explorer le dessous du pont, ouf! Il est alors 9h.
Un adulte est passé à plusieurs reprises en vol près de lui à 9h55, tel que montré dans la vidéo ci-dessous. L'adulte cherchait possiblement à le faire voler à nouveau mais mon impression du moment (basé en partie sur des séquences non enregistrées par la caméra) était qu'il tentait sans succès de se percher près de lui. Le fait que le juvénile était très proche du tablier du pont (autrement dit, du plafond) et que la poutre ne semblait pas très large rendait compliquait un éventuel atterrissage. Le juvénile s'est finalement envolé à 11h03 (également montré dans la vidéo ci-dessous).
Les 2 adultes étaient au nichoir #3 de 9h28 à 9h41, soit quelques minutes avant que l'un d'eux ne vole près du juvénile sous le tablier. Ils ont par la suite attaqué ensemble une proie à 10h25 mais l'un d'eux a rapidement abandonné et est revenu se percher sur un pilier du pont. Un adulte était toujours visible lorsque j'ai quitté à 11h23.
Le 12 juillet entre 7h45 et 11h50 le juvénile visite différents perchoirs: nichoir #3, plateforme sous le pilier principal, extrémité de pilier, vestige du pont Champlain. Ses 2 parents gardent un œil sur lui et lui offrent 2 proies. Le 24 juillet Sylvain Cusson observe le juvénile au nichoir #3.
En août j'observe ou j'entends un(e) juvénile à chacune de mes visites les 1er (entendu seulement), 2, 14 et 23 août.
Le 1er août à 17h21 je repère depuis l'estacade un faucon pèlerin perché au nichoir #2. Il est trop loin pour déterminer si c'est un adulte ou un juvénile mais lorsqu'il s'envole à 17h25 des cris de juvénile sont entendus. Ce jour-là est la premier jour de la saison où j'observe un faucon pèlerin perché sur un pylône électrique.
Dès mon arrivée peu après midi le 2 août j'entends des cris de juvénile. Je l'entendrai à plusieurs reprises par la suite, parfois à l'occasion d'interactions en vol entre 2 faucons. Mais ce n'est qu'à partir de 18h56 que je parviendrai à le photographier sur une extrémité de pilier.
Moins de 1 minute après son envol, je le revois passer en vol poursuivi par 2 petits oiseaux furieux!
Le 14 août entre 14h15 et 17h25 j'observe à de multiples reprises un juvénile, perché ou en vol. La vidéo ci-dessous le montre au nichoir #3 puis, un peu plus tard, arriver sur une extrémité de pilier avec une proie et la manger.
Le 23 août, je découvre le juvénile au nichoir #3 à 11h14. Il y restera jusqu'à au moins 13h25 (moment de la dernière photo, disparition constatée à 13h36). Je n'ai pas vu d'autre faucon pèlerin ce jour-là.
Juvénile au nichoir #3 le 23 août, 13h07
Je n'ai pas revu le juvénile lors de mes visites suivantes les 22 septembre, 4 et 14 octobre, 12 et 23 novembre et 1er décembre. Parfois je voyais un adulte, plus rarement 2.
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Vidéo Youtube ''Faucon pèlerin juvénile au pont Samuel de Champlain 14 août 2023''
Au Canada les faucons pèlerins sont bagués par des biologistes dans le cadre d'un programme fédéral de suivi de l'espèce. Mais ce sont probablement les amateurs comme moi qui sont les plus excités lorsqu'un individu observé il y a presque 10 ans refait surface!
C'est ce qui est arrivé avec Marie, une femelle qui a été relâchée en juillet 2015 à l'Université de Montréal à l'initiative de l'UQROP dans le but d'être adoptée par le couple nicheur. En septembre 2023 elle a été réadmise à la Clinique des oiseaux de proie de l'UQROP après avoir été trouvée au sol blessée à Drummondville. Après avoir reçu des soins, elle a été relâchée le mois dernier.
Marie à l'Université de Montréal, 8 juillet 2015
Cet article est organisé comme suit. dans la 1ière section je commence par rappeler plus en détails l'histoire de Marie, avec les références vers les différentes publications la concernant. Puis je mets en avant des faits qui pourraient éclairer la présence de Marie à Drummondville. D'abord l'observation en juillet 2021 d'un faucon pèlerin ayant le même profil de baguage que Marie, qui pourrait suggérer que Marie était déjà dans le secteur en 2021 (section 2). Et également l'observation de juvénile(s) en juillet-août à 2 endroits de Drummondville distants de 15kms, qui permet d'envisager la possibilité que Marie pourrait nicher dans le secteur de Drummondville. D'autres informations tirées de l'examen des rapports eBirds sont également données dans cette 3ième section.
Le type de bague dont Marie est équipé est presque impossible à lire à distance, même avec un puissant objectif. D'autant plus que les photos doivent être faites sans déranger l'oiseau ou son nid (le faucon pèlerin et sa nidification sont protégés par diverses lois fédérales et/ou provinciales). Il ne sera donc peut-être pas possible de prouver hors de tout doute que Marie a fondé sa propre famille. Un objectif sans doute plus facile à atteindre est d'obtenir d'autres preuves de la présence à Drummondville d'un faucon pèlerin bagué à la patte gauche uniquement. La photo prise par Rollande Descôteaux prouve que cela est possible sans déranger l'oiseau, voir la section 2. Donc si vous observez un faucon pèlerin (adulte) perché et êtes en mesure de prendre des photos, essayez d'attendre qu'il montre sa patte gauche (ceci arrive par exemple quand il s'étire, se gratte ou défèque). Une photo prise lors d'un survol peut aussi montrer la bague, voir la section 2. Il pourrait aussi être intéressant que ceux/celles qui ont déjà pris des photos d'un faucon pèlerin à Drummondville agrandissent la partie de la photo montrant les pattes pour vérifier si une bague est visible. J'ai indiqué tantôt qu'il pourrait être difficile de prouver que Marie a des fauconneaux. Un gros pas dans cette direction pourrait être de photographier un adulte en vol accompagné de juvénile(s) (un adulte accompagné de 2 juvéniles a possiblement été observé en 2023, voir la section 3) et que la photo montre que l'adulte est bagué à la patte gauche. Cela ne prouverait pas qu'il s'agisse de Marie mais cela serait un bon indice en ce sens.
Remerciements
Merci à l'UQROP pour avoir partagé la nouvelle de la réapparition de Marie, et bien sur pour les soins qu'ils ont apporté par 2 fois à ce faucon pèlerin. Merci également à Rollande Descôteaux et Yvon Roy pour les informations complémentaires sur leurs observations et la permission d'inclure leurs photos dans cet article.
1. Rappel de l'histoire de Marie
Références
Je vais commencer par donner les références sur lesquelles cette section est basée:
Fichier pdf de l'UQROP titré ''Une troisième chance pour Marie - par Dr. Guy Fitzgerald''. Ce fichier est disponible sur le site web de l'UQROP en suivant les onglets ''Réhabilitation'' puis ''Statistiques et cas vécus''. Ce fichier a également été partagé le 14 décembre 2023 sur la page Facebook de l'UQROP (lien), publication Facebook qui a ensuite été partagée par Faucons de l'UdeM ainsi que par moi-même (et par d'autres). Finalement le document ''Une troisième chance pour Marie'' est inclus dans le dernier bulletin Envol (vol. 33 no. 2) publié par l'UQROP à l'intention de ses membres.
Vidéo Youtube d'Eve Belisle titrée ''Fauconneaux de l'UdeM, 9 juillet 2015'' qui montre Marie avec 2 de ses sœurs adoptives sur l'ancienne chapelle de l'Université de Montréal.
Mon article de blogue daté du 11 juillet 2015 et dont le titre est ''Agrandissement de la famille de faucons pèlerins de l'Université de Montréal''.
2015. De Trois-Rivières à l'Université de Montréal
Marie a été trouvée au sol le 23 juin 2015 sur la rue Lajoie à Trois-Rivières puis acheminée à l'UQROP. À part quelques plumes brisées qui ont été extraites pour faciliter la pousse de nouvelles plumes, son examen n'a rien montré d'anormal. L'UQROP a contacté des ornithologues locaux pour tenter de retracer ses parents afin de la relâcher auprès d'eux mais sans succès. Le docteur Guy Fitzgerald a alors approché Faucons de l'UdeM pour une relâche à l'Université de Montréal où le couple nicheur élevait à ce moment-là 3 fauconneaux femelles approximativement du même âge. La relâche a été effectuée le 8 juillet. Avant de poursuivre l'histoire de Marie, je vais faire un petit rappel sur la nidification mouvementée de l'Université de Montréal cette année-là...
Revenons à Marie. Elle a été relâchée sur un toit de l'Université de Montréal par Richard Dupuis vers l'heure du midi le 8 juillet 2015 d'après l'annonce de Faucons de l'UdeM. Quand je suis arrivé à l'Université de Montréal vers 14h ce jour-là, peu de signes indiquaient que la famille s'était agrandie et pourtant un examen attentif des photos et vidéos montre que Marie était présente: tel qu'anticipé par le Dr. Guy Fitzgerald elle n'avait pas été chassée. Sur la vidéo ci-dessous que j'ai enregistrée moins de 24 heures après sa relâche, Marie est reconnaissable à l'absence de bague à sa patte droite alors qu'elle est perchée en compagnie d'une autre juvénile sur le toit de l'ancienne chapelle.
Et sur cette vidéo de Faucons de l'UdeM enregistrée moins de 15 minutes plus tard on voit Marie en compagnie de 2 juvéniles sur une corniche de l'ancienne chapelle où un repas vient manifestement d'avoir lieu; son jabot gonflé indique qu'elle a mangé récemment.
J'ai enregistré des signes de présence de juvénile à l'Oratoire Saint-Joseph jusqu'à la fin août 2015. Il n'est pas clair si Marie faisait partie des juvéniles toujours présentes à ce moment-là; sa dernière présence confirmée semble être cette observation en vol le 23 juillet à l'Université de Montréal où elle est reconnaissable à ses plumes de queue manquantes (vidéo).
2023. À Drummondville
D'après le document pdf publié par l'UQROP, Marie a été retrouvée blessée dans une cour d'école à Drummondville le 16 septembre 2023. Elle a été acheminée à la Clinique des oiseaux de proie, où une fracture ouverte du bout de l'aile droite a été constatée. Après avoir été soignée, elle a été transférée le 16 octobre dans une volière de Chouette à Voir pour ''une convalescence avec physiothérapie active''. Elle a été relâchée le 24 novembre depuis le site de Chouette à Voir.
D'après Wikipédia, Drummondville est une ville de la région Centre du Québec, la 15ième ville la plus peuplée du Québec (en 2022). Gonflée par les fusions municipales (elle a notamment absorbé la ville de Saint-Nicéphore en 2004), sa superficie est de 260km2.
L'école où a été trouvée Marie n'est pas précisée. D'après cette page de la ville de Drummondville, la ville compte une vingtaine d’écoles préscolaires et primaires ainsi que plusieurs écoles secondaires (la référence à une cour d'école semble exclure les centres de formation, les 2 CÉGEPs et le campus de l'UQTR).
Les distances suivantes sont calculées par rapport à l’Hôtel de ville de Drummondville. D'après Google Maps, la distance à l'Université de Montréal est d'un peu plus de 97kms, la distance à l’Hôtel de ville de Trois-Rivières d'un peu plus de 51kms et la distance à Chouette à Voir où elle a été relâchée d'un peu moins de 43kms.
Parmi les faucons pèlerins bagués qui ont grandi dans le secteur de l'Université de Montréal, Marie arrive en 2ième position en termes de distance parcourue. La première place est détenue par Jean né à l'Oratoire Saint-Joseph en 2021 et qui a été localisé dans l'état de New-York la même année à 295kms de Montréal, voir cet article et les références qui s'y trouvent.
2. Un faucon pèlerin avec le même profil de baguage que Marie photographié à Drummondville en juillet 2021
Le 5 juillet 2021 Rollande Descôteaux a été survolée par un faucon pèlerin qu'elle a pu photographier:
Faucon pèlerin - 5 juillet 2021 (crédit: Rollande Descôteaux)
En examinant sa photo elle réalise qu'il est bagué à la patte gauche. Dans son signalement eBird, elle écrit ''Il est passé au dessus de chez moi. Porte une bague à la patte gauche, mais ne peut l'identifier.''.
J'ai réussi à la joindre via le site Go Oiseaux! de Mireille Poulin où elle avait publié sa photo. À ma demande elle a publié sur ce site un agrandissement de la partie de la photo montrant la bague. Avec sa permission je reproduis ici cet agrandissement:
Agrandissement montrant la bague (crédit: Rollande Descôteaux)
Il y a 2 possibilités:
Soit c'est Marie et dans ce cas cela suggère qu'elle n'était pas juste de passage quand a elle été secourue le 16 septembre 2023 mais qu'elle est possiblement établie dans le secteur.
Soit ce n'est pas Marie et dans ce cas Drummondville aura été visité en l'espace de 2 ans par 2 faucons pèlerins différents bagués à la patte gauche. Ce n'est pas impossible. Après tout Drummondville n'est qu'à 43kms de Chouette à Voir où plusieurs faucons pèlerins soignés par l'UQROP sont relâchés. Or l'UQROP a comme politique de baguer les individus relâchés à une des pattes (ceux qui n'étaient pas déjà bagués bien sur). À titre indicatif, pour les années 2020, 2021 et 2022, l'UQROP a relâché en moyenne 9 faucons pèlerins par année (sources: bulletins Envol). Un faucon pèlerin bagué uniquement à la patte gauche pourrait aussi avoir été bagué ailleurs au Québec, dans une autre province canadienne ou aux États-Unis. Documenter le passage de 2 faucons pèlerins différents bagués à la patte gauche serait quand même tout un exploit.
Si d'autres photos émergeaient qui montrent un faucon pèlerin bagué à la patte gauche uniquement, cela renforcerait à mon avis la thèse qu'il s'agit d'un même individu, en l'occurrence Marie.
3. Présences de faucons pèlerins juvéniles. Et autres informations tirées des signalements eBird
Se pourrait-il que les signalements eBird nous apprennent quelque chose sur la présence de Marie dans le secteur de Drummondville ? J'ai déjà mentionné dans la section précédente l'observation en 2021 d'un faucon pèlerin avec le même profil de baguage que Marie.
3.1. Évolution du nombre de signalements eBird
Afin de tenter d'en savoir plus, j'ai épluché l'ensemble des signalements eBird de faucon pèlerin pour la période 2015-2023 pour le périmètre montré dans la figure ci-dessous
Crédit: image fournie par eBird et créée le 19/12/2023
Le choix du périmètre est totalement arbitraire, en particulier il ne correspond pas aux limites de la ville; de plus j'ai fixé ses limites de façon à inclure les 2 sites de Joanie Lavigne (les 2 gouttes bleues en bas de l'image) en raison des multiples signalements de juvénile. Le nombre de sites (gouttes bleues) dans le périmètre était de 40.
J'ai comptabilisé le nombre de signalements eBird du faucon pèlerin pour chacune des années 2015 à 2023 en ne retenant qu'un signalement par jour et par site. Cela donne à peu près ceci (quelques erreurs peuvent subsister):
Le pic de 2021 est attribuable en grande partie à la présence à Drummondville d'une rareté en novembre 2021 (une oie de la toundra, une espèce qui n'avait pas été vue au Québec depuis plus de 40 ans d'après cet article de l'Express de Drummondville) qui a attiré sur place un grand nombre d'ornithologues et cela pendant plusieurs jours.
Si on exclut cette anomalie, on remarque que le nombre de signalements pour la période 2020-2023 est à peu près stable et plus élevé que pour la période 2015-1019. Il serait tentant d'y voir le signe d'une présence accrue de faucons pèlerins mais il semble que cette hausse soit elle aussi plutôt attribuable à une hausse du nombre d'observateurs. En particulier le nombre de personnes ayant produit au moins un signalement a plus que doublé entre 2019 et 2020. Se pourrait-il que les nouveaux observateurs de 2020 étaient déjà actifs les années précédentes mais n'ont pas observé de faucon pèlerin, ce qui serait cohérent avec l'hypothèse d'une plus grande présence du faucon pèlerin ? Il ne semble pas possible de faire une recherche par personne et par lieu sur eBird mais si on génère les cartes eBird pour une espèce facile à observer comme la bernache du Canada on remarque que la carte pour 2020 comporte significativement plus de points que celle de 2019, ces nouveaux points semblant correspondre pour l'essentiel à des sites créés par de nouveaux observateurs. Une analyse plus fine serait nécessaire mais il semble bien que l'augmentation du nombre de signalements de faucon pèlerin est en grande partie attribuable à une hausse du nombre d'observateurs. Un autre facteur qui pourrait contribuer à une hausse du nombre de signalements est qu'une fois qu'un faucon pèlerin est observé à un endroit, cet endroit pourrait bénéficier d'une attention plus soutenue et ainsi générer des nouveaux signalements.
3.2. Que disent les signalements ?
Si on s'intéresse à la nature des signalements, la plupart portent sur un individu, avec quelques signalements de 2 ou 3 individus. Quelques signalements sont accompagnés de commentaires, voici un aperçu de ces commentaires (les mentions de juvéniles sont traitées plus bas):
La première mention d'un jeune est faite le 12 octobre 2018 par Yvon Roy. À cette période de l'année les juvéniles sont capables de se déplacer sur de longues distances et rien n'indique donc que ce juvénile soit né à proximité.
Plus intéressantes sont les observations de juvéniles faites à partir de 2019 à la station d'épuration et à partir de 2021 au LET. Ces observations sont faites en juillet et août et certaines impliquent jusqu'à 3 individus dont au moins 2 sont des juvéniles, ce qui rend davantage probable une origine locale. Il est intéressant de noter que ces 2 sites sont distants de 15kms, une distance théoriquement compatible avec 2 nids.
Le 28 juillet 2019, François Bourret produit un signalement pour un juvénile de sexe inconnu avec le commentaire ''Fait des piqués à chacun des étangs puis se perche dans la tour de télécom''. 5 photos montrant l'une un faucon en vol et les autres un faucon perché sur une tour de télécommunication accompagnent son signalement. Une autre personne a signalé un faucon pèlerin sur la tour de télécommunication 3 jours plus tard mais sans mention d'âge.
Le 16 juillet 2022 Luc Tremblay signale 1 faucon pèlerin. La photo qui illustre son signalement montre un juvénile perché sur un tronc d'arbre abattu.
Le 18 août 2023, soit moins d'un mois avant l'accident de Marie, Yvon Roy soumet un signalement pour un faucon pèlerin avec la mention ''Semble blessé à une patte, semble volée très bien''. Pensant qu'il y avait un autre faucon pèlerin blessé dans le secteur - ce qui aurait pu suggérer qu'il y avait eu des batailles entre 2 pèlerins - je l'ai contacté pour obtenir plus d'information. Il m'a répondu que c'est son comportement peu farouche qu'il l'a amené à penser que le faucon était possiblement blessé. Il a aussi indiqué que le faucon volait à basse altitude. La photo qu'il a jointe montre un juvénile.
J'ai d'abord pensé que L.E.T était l'acronyme pour Lycée d'Enseignement Technique mais ce serait plutôt pour Lieu d'Enfouissement Technique! Les signalements de faucon pèlerin à un site d'enfouissement doivent être considérés avec prudence puisque des faucons pèlerins de fauconnerie sont parfois utilisés pour effaroucher les goélands et autres oiseaux indésirables. Et cela semble effectivement le cas à ce site à en juger par ce document pdf daté de 2019 de l'entreprise WM qui exploite le site: il y est mentionné que 3 faucons et 2 buses s'alternent pour effaroucher les goélands. Mais la photo de profil eBird de Joanie Lavigne qui a produit les signalements suggère qu'elle est elle-même active dans le domaine de la fauconnerie (il est fort probable qu'elle soit une des fauconnières travaillant sur le site). Voici un résumé des signalements de Joanie Lavigne:
2021: sur 16 signalements de 1 faucon pèlerin entre le 7 juin et le 27 septembre, un est identifié comme un adulte (le 2 août) et un autre comme un juvénile (le 3 août).
Sur un autre site (Drummondville - chemin Tourville, position sur Google Maps) situé environ 6kms plus à l'ouest, Joanie Lavigne signale par 2 fois un total de 3 faucons pèlerins dont au moins 2 sont des juvéniles:
9 août 2023. Le commentaire complet est '''En vol. Vocalisations et jeux aériens, au moins 2 juvéniles.'
11 août 2023. Le commentaire complet est ''En vol. Vocalisations et l’un d’eux pourchassait un pigeon. Au moins 2 sont des juvéniles.''.
Un nichoir pour faucon pèlerin au L.E.T. conçu pour un fauconneau natif de la même ville que Marie
En 2014 un fauconneau - baptisé Mirage = est trouvé sous le pont Laviolette à Trois-Rivières, apparemment abandonné par ses parents (rappelons que Marie a été trouvée dans cette même ville en 2015) . Il est acheminé à l'UQROP qui le confie à un fauconnier de l'entreprise GPF (maintenant connue sous le nom de Artémis) pour lui apprendre la vie de faucon pèlerin sauvage, en particulier la chasse. Ce fauconnier travaille au L.E.T. de Drummondville et l'apprentissage se fait en grande partie à cet endroit. Des élèves de l'école secondaire Jean-Raimbault sont mis à contribution, via l'organisme GARAF, pour construire 2 nichoirs pour Mirage (il y a possiblement ici une petite erreur dans les articles puisque le reportage de Radio-Canada montre un nichoir pour faucon pèlerin et un autre pour une autre espèce). L'entrainement de Mirage a duré 10 mois, principalement à Drummondville mais aussi en partie à Chouette à Voir, avant que Mirage soit relâché à Drummondville dans la première moitié de décembre 2015. D'après Marc-André Fortin cité par le premier article de l'Express, ''Les deux nichoirs resteront en permanence sur le site d’enfouissement''.
La rue Lajoie où a été trouvée Marie est assez longue et d'après Google Maps sa distance la plus petite au pont Laviolette est de 4,25kms. À moins que les parents de Mirage aient déménagé, rien ne permet de penser que Mirage et Marie aient eu les mêmes parents.
Sachant que le site d'enfouissement de Drummondville est équipé d'un nichoir pour faucon pèlerin, la question naturelle est s'il a été utilisé en 2023. Si oui cela expliquerait les signalements de juvénile dans ce secteur, et bien entendu la question suivante serait si une bague a été observée sur la femelle nicheuse. Malheureusement je n'ai appris la présence de ce nichoir qu'en fin d'après-midi du 23 décembre, trop tard pour espérer obtenir une réponse à ces questions. À suivre donc...
3.4. Des observations pendant l'absence de Marie
Les signalements de faucon pèlerin ont continué pendant que Marie était sous les soins de l'UQROP. Rappelons que Marie a été secourue le 16 septembre 2023 et relâchée le 24 novembre 2023. Voici les signalements:
4 octobre: un faucon pèlerin sur le clocher de l'église Sainte-Thérèse.