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jeudi 15 janvier 2015

Accouplement de Spirit et Éole à l'Oratoire Saint-Joseph - bonne chance au nouveau couple!

Peu après midi j'ai filmé un accouplement de faucon pèlerin à l'Oratoire Saint-Joseph. L'examen des photos et vidéos montre que la femelle a une bague rose à la patte droite: il s'agit donc sans surprise de Spirit. En revanche le mâle est bagué, or Roger - le partenaire habituel de Spirit - n'est pas bagué. Les observations des derniers mois suggèrent que le mâle est Éole, un des fils de Spirit né en 2011...

L'accouplement
Aujourd'hui c'était la 3ième fois de l'année que j'essayais de voir les faucons pèlerins de l'Université de Montréal. Lors de mes 2 précédentes tentatives je n'en avais vu aucun. À 10h39 j'ai repéré au zoom, depuis l'École Polytechnique, 2 oiseaux perchés sur des ornements de la face avant de l'Oratoire Saint-Joseph - presque certainement les faucons pèlerins. Malheureusement le temps que j'arrive sur place ils avaient disparu.
Mais à 11h30, alors que je revenais d'une petite marche derrière l'Oratoire, ils étaient là, exactement aux positions que j'avais vues depuis l'École Polytechnique. Pendant un bout de temps les faucons se contentaient de lisser leurs plumes, sans la moindre communication. À midi 10 alors que je filmais ce qui s'est avéré être la femelle, l'accouplement s'est produit:

Tout de suite après l'accouplement le mâle a filé comme une flèche vers la rue Queen Mary: je croyais déjà qu'il allait attraper une proie dans la foulée mais il a fait demi-tour et est revenu se percher sur l'ornement d'où il était parti pour s'accoupler.

À 12h16, la femelle a quitté, suivi immédiatement par le mâle. Ils se sont apparemment posés un peu plus loin, sur la façade de l'Oratoire Saint-Joseph donnant sur le parking supérieur. Cependant quand j'y suis arrivé, seul un des faucons était visible près de l'ancien nid de branches. Il a rapidement quitté en direction sud-est puis a viré à gauche.

À 12h44 un des faucons - la femelle semble-t-il - était de nouveau présent sur la façade de l'Oratoire donnant sur le parking supérieur. Cette fois le faucon a filé dans la direction opposée, c'est-à-dire en direction de Queen Mary. J'ai quitté l'Oratoire et j'ai examiné de plus près les façades du Collège Notre-Dame,  de l'institut de gériatrie de Montréal et de l'hôpital Queen Mary mais sans succès.



Identification des faucons
Depuis l'automne 2014 les observations suggéraient qu'il pourrait y avoir eu un changement de mâle à l'Université de Montréal: Roger, le compagnon de toujours de Spirit, semblait avoir disparu alors qu'Éole, un de leur fils né en 2011, était très présent à l'Université. De plus à l'automne 2013, un autre couple de faucon pèlerin avait été observé à l'Université de Montréal
Dans ce contexte il était particulièrement important de tenter d'identifier les 2 faucons impliqués dans l'accouplement d'aujourd'hui.

La femelle a une bague rose à la patte droite: il s'agit donc de Spirit.




Le mâle est indiscutablement bagué aux 2 pattes comme le montre ce petit montage: ce ne peut donc pas être Roger, qui n'est pas bagué. De plus la photo suivante montre une bague de couleur verte à la patte droite.
Il semble donc bien s'agir d'Éole.


Une copie de l'accouplement du 17 janvier 2014?
Le 17 janvier 2014 Spirit s'était accouplée exactement au même endroit. Comme aujourd'hui les deux faucons étaient silencieux (sauf pendant l'accouplement lui-même). À l'époque j'avais pris pour acquis que le mâle était Roger. Mais était-ce vraiment le cas ?

La vidéo suivante montre le mâle. Aucune bague n'est visible. Il semble donc bien s'agir de Roger.




Salut Roger!
L'accouplement observé aujourd'hui entre Spirit et Éole met sans doute fin au dernier petit espoir de revoir Roger. Roger a été le père de 15 fauconneaux - dont 13 ont pris leur envol - entre 2009 et 2014: voir ma présentation de Roger et Spirit pour les années 2009-2013. Il n'hésitait pas à s'attaquer à des oiseaux plus grands que lui lorsque ceux-ci s'approchaient trop près du nid: urubus mais aussi pygargue à tête blanche. C'est d'ailleurs peut-être Roger qui a tué la buse à queue rousse trouvée morte sur le campus le 20 mai 2014 (se pourrait-il qu'il ait été blessé durant ce combat ?). Il secondait aussi volontiers Spirit lors de la couvaison et se montrait un excellent pourvoyeur lorsqu'il s'agissait de remplir les becs affamés. Pour toutes ces raisons, il gardera une place de choix dans nos mémoires.

Mais la vie continue. Nul doute que Éole saura être digne de son père. Bonne chance à lui et à Spirit!






jeudi 8 janvier 2015

Faucons pèlerins de Montréal: retour sur l'année 2014

L'année 2014 aura été marquée principalement par 3 évènements: un premier envol spectaculaire à l'Échangeur Turcot, la découverte d'un nouveau site de nidification à l'Incinérateur des Carrières et la disparition du mâle de l'Université de Montréal, remplacé par un de ses fils.

Voyons cela plus en détail, site par site.

Université de Montréal
L'année a commencé avec la mise en fonction par Faucons de l'UdM d'une nouvelle caméra située juste en face du nichoir et orientable, qui a permis tout au long de la saison d'obtenir des images et vidéos spectaculaires.

Spirit a pondu son premier œuf le 29 mars. Deux autres œufs ont suivi le 31 mars et le 3 avril. Les naissances sont survenues les 6 et 7 mai. Le baguage - qui a eu lieu le 30 mai - a permis d'apprendre qu'il s'agissait comme l'année dernière de 3 mâles, prénommés Alizé, Mistral et Nordet. Entre temps, le couple a reçu une visite de taille le 11 mai: un pygargue à tête blanche! C'est Roger qui a attiré mon attention sur lui en se mettant à alarmer et en prenant de l'altitude pour aller à sa rencontre. Le 20 mai, c'est une buse à queue rousse juvénile qui est trouvée morte non loin de la tour. Les premiers vols des fauconneaux ont eu lieu entre le 13 et le 15 juin. Le 29 juin Spirit est surprise en train d'examiner un nid de branches à l'Oratoire Saint-Joseph. Personne ne sait comment ce nid est arrivé là; des employés pensaient qu'il avait été placé par nous! Quoi qu'il en soit, les faucons le trouvent intéressant:  le 5 juillet, les 2 adultes et un fauconneau le visitent. Le nid a depuis été retiré, vraisemblablement par l'Oratoire Saint-Joseph pour des raisons de sécurité. Le 17 juillet, après une période où il était apparemment absent du secteur, Alizé est revu à l'Oratoire Saint-Joseph dans un état pas mal passif. Le 13 septembre Julie Tremblay observait Mistral près de l'aéroport, après une altercation avec une buse à épaulette. Un juvénile non identifié avait l'habitude de dormir à l'Oratoire Saint-Joseph. La dernière fois que je l'ai vu, c'était le 20 septembre.

Le 7 septembre, la caméra (qui fonctionne par intermittence puisqu'on est hors saison et que la personne qui s'en occupe est en Australie) capte une première visite d'Éole au nichoir. Éole est un faucon pèlerin mâle qui est né en 2011 sur la tour de l'Université de Montréal; ce printemps il avait tenté de fonder une famille sur un nouveau site, voir plus bas. Le lendemain 8 septembre la caméra capte une visite de Roger au nichoir: c'était la dernière fois qu'on le voyait. L'absence de Roger est indirectement confirmée par les présences de plus en plus fréquentes d'Éole. Éole et Spirit ont d'ailleurs été vus ensemble le 30 décembre aux abords du nichoir, voir la page Facebook. Incidemment cette saga - en nous obligeant à replonger dans le passé pour tenter de comprendre ce qui se passait - a permis de découvrir que 2 autres rejetons de Roger et Spirit avaient visité le nichoir en octobre 2013, 4 ans après leur naissance.


Échangeur Turcot
Des accouplements sont observés le 14 mars. Le 26 mars, les premiers relais au nid, indice indirect de la présence d’œufs, sont observés. Le 3 mai Polly amène de la nourriture au nid, signe qu'au moins un fauconneau est né. Les observations ultérieures permettent de constater la présence de 2 fauconneaux. Mais le 21 mai une des biologistes qui surveille le nid fait une macabre observation: le transport hors du nid par Polly de ce qui semble être un fauconneau. Parallèlement lors des nourrissages, un seul fauconneau est visible. Le 23 mai, le corps du fauconneau décédé est récupéré et le fauconneau survivant est bagué: il s'agissait de 2 femelles (un 3ième œuf non éclos a également été trouvé). La survivante est nommée Samantha par les biologistes. Le premier vol de Samantha  - et le premier envol d'un fauconneau de ce nid (en 2012, Algo et Polly avaient donné naissance à un unique fauconneau qui était subitement décédé quelques jours avant son premier vol) était attendu avec impatience: il a eu lieu tôt le matin du 17 juin. Samantha a été retrouvée au sol par les travailleurs chargés de l'entretien de l'échangeur.  Après quelques heures auprès des humains elle a été capturée puis placée sur un perchoir en hauteur où elle a reçu de nombreuses visites de ses parents. Le lendemain matin à 6h20 je l'ai retrouvée au pied de son perchoir, au bord d'une piste cyclable  fréquentée par les joggeurs avec leurs chiens. À 8h sans prévenir elle s'est envolée. Il nous a fallu du temps pour la localiser dans un arbre.

D'autres que moi - en particulier Robert Lussier et Daniel Toro - ont documenté sa rencontre avec des corneilles puis dans les jours suivants, comment elle terrorisait les goélands, canards et autres hérons!
À ma connaissance elle a été vue pour la dernière fois aux alentours du 21 juillet.

Incinérateur des Carrières
Ce nouveau site de nidification a été communiqué le 31 mars par Samuel Denault qui surveillait depuis plusieurs années un nid de grands corbeaux sur une cheminée industrielle. Or cette année le couple de corbeaux a laissé la place à un couple de faucons pèlerins. Il est vite apparu qu'un des 2 faucons était bagué. Le 6 avril une photo prise par Richard Dupuis permettait d'identifier ce faucon comme étant Éole, né en 2011 sur la tour de l'Université de Montréal. Des accouplements ont été observés du 3 au 17 avril. Le 24 avril les relais annonçaient la présence probable d'au moins un œuf à un endroit qui était situé non pas dans l'ancien nid de corbeaux mais plus bas entre une des cheminées et le bâtiment. Malheureusement début juin il était devenu évident que la nidification avait échouéDes attaques sur des pigeons et une visite d'un 3ième faucon ont aussi pu être observés.
Comme indiqué plus haut, Éole a depuis déménagé à l'Université de Montréal où il semble remplacer son père, ce qui laisse peu d'espoir de voir le site utilisé à nouveau en 2015. Quoique: le 12 octobre j'ai observé un des faucons tenter d'attirer un faucon de passage...

Tour de la Bourse
Pour des raisons semble-t-il liées à des changements dans la gestion de l'immeuble, Simon Duval qui chaque année baguait les fauconneaux nés sur ce site,  n'a pas eu accès au nid. On ne connait donc pas le nombre exact de fauconneaux nés cette année. Chose certaine, il y en avait au moins 2, que j'ai réussi à voir depuis le sol. Au moins un des fauconneaux avait effectué son premier vol le 22 juin, comme en témoigne cette photo de l'un d'eux sur l'édifice de la banque de Nouvelle-Écosse.
Le 15 novembre j'ai observé un des adultes attaquer un épervier depuis son perchoir du 500 place d'Armes. Puis le 14 décembre j'ai assisté à une attaque sur des pigeons.

Pont Champlain
Un couple de faucons pèlerins était de nouveau présent sur le pont cette année mais je n'ai observé aucun signe d'une nidification. Les biologiste de Services Environnementaux Faucon  qui surveillaient le site ont apparemment aussi conclu qu'il ne s'y était rien passé.

Port de Montréal, secteur Viau
Très peu d'information sur ce site cette année sinon que j'y ai vu un faucon pèlerin le 25 mai.



Les hivernants
Un faucon pèlerin utilise depuis quelques années l'église Saint-Esprit-de-Rosemont de décembre à mars. Récemment j'ai pu établir que ce faucon n'était pas bagué, du moins à la patte gauche, ce qui permet d'écarter la possibilité qu'il s'agisse d'Éole (l'église n'est pas très loin de l'Incinérateur des Carrières).
À l'hôpital Louis-H. Lafontaine ce sont 2 faucons qui hivernent depuis quelques années. Leur présence tardive (fin mars) m'avait même fait espérer une nidification dans le quartier. Mais ils ont disparu sans que je puisse observer d'accouplement.




mercredi 31 décembre 2014

Faucons pèlerins dans la région de Colmar et à Strasbourg

Lorsque j'ai commencé à m'intéresser aux faucons pèlerins, je croyais que leur présence en ville était une spécificité nord-américaine! Puis j'ai découvert que ce phénomène existait aussi à Bruxelles et dans d'autres villes européennes. Qu'en est-il en Alsace, ma région natale ?

En termes d'habitants, les 3 plus grandes villes d'Alsace sont dans l'ordre: Strasbourg, Mulhouse et Colmar. Le faucon pèlerin est solidement installé à Strasbourg et sa banlieue: d'après LPO Alsace, pas moins de 13 jeunes se sont envolés en 2013 de 4 nids! Les faucons pèlerins de la région Strasbourgeoise étaient suivis jusqu'à tout récemment par le blogue http://pelerin67.over-blog.com. Ce blogue n'est plus actif (dernier rapport d'observation publié en juillet 2014, annonce de la fermeture en septembre) mais il renaitra prochainement sur une autre plateforme. Mise à jour 13 janvier 2015: nouvelle adresse du blogue des faucons pèlerins de Strasbourg et des environs
À Mulhouse, un couple de faucons pèlerins s'était d'abord installé sur le temple Saint-Etienne avant d'en être chassé par des travaux. Il s'était alors replié sur une église voisine avant que des travaux y commencent également (source).
Quant à Colmar, qui est ma ville natale, je n'ai pas connaissance d'observation.


Un faucon pèlerin presque Colmarien
Le lendemain de mon arrivée à Colmar, le 18 décembre, un voisin m'a invité à l'accompagner chercher un sapin de Noël à l'extérieur de la ville. En cours de route, la discussion porte sur le faucon pèlerin. Une fois la question du sapin réglée, il me propose de faire une halte à une ancienne carrière, au-dessus de Guéberschwihr (situé à 8km de Colmar), qui pourrait être un site potentiel de nidification pour le faucon pèlerin.

Dès le départ du sentier, l'endroit est signalé comme un site d'escalade avec les remerciements d'usage aux différents partenaires qui ont rendu l'aménagement possible. Je me dis que c'est mal parti pour le faucon pèlerin... Mais en continuant notre promenade nous tombons sur un panneau "Site protégé". Nulle part il n'est question du faucon pèlerin et aucune falaise n'est visible de ce point du sentier. Nous décidons d'aller jeter un coup d’œil.  La falaise apparait presque immédiatement.
Pas de doute: un faucon pèlerin pourrait nicher ici. Cependant aucune trace de fientes n'est visible pour le confirmer et nous pensons bien qu'il faudra en rester là.




Quand soudain François attire mon attention vers un oiseau qui traverse le ciel. Clairement un rapace. L'oiseau a la bonne idée de se poser sur un arbre à une des extrémités de la falaise, ce qui me permet de prendre une photo et de confirmer qu'il s'agissait bien d'un faucon pèlerin.

Il a quitté son perchoir quelques instants plus tard et on a pu l'entendre crier un peu plus loin. Bien qu'il ne s'agissait pas de son cri d'alerte, nous avons rapidement quitté son territoire.


Avec l'aide de Google on trouve facilement un certain nombre d'information sur cet endroit. Ainsi l'arrêté préfectoral nous apprend que le secteur est potentiellement utilisé pour la reproduction par 3 espèces d'oiseaux protégés: le faucon pèlerin, le hibou grand duc (était-ce les fientes de ce dernier que nous avons observé au pied d'un arbre pas très grand situé au pied de la falaise ?) et le tichodrome échelette. Aussi 2 articles publiés par un certain P. Vonthron dans la revue "Lien ornithologique d'Alsace" rendent compte des observations de la nidification du faucon pèlerin à ce site en 1984 et 1985.

Le lendemain matin il m'a semblé voir un faucon pèlerin survoler la maison de mes parents à Colmar. L'oiseau venait de la direction de Guéberschwihr et se dirigeait vers le centre-ville. J'avais alors bon espoir de documenter sa présence en ville mais cet espoir ne s'est malheureusement pas concrétisé.



Les faucons pèlerins Strasbourgeois
Comme mon avion partait à 6h25 du matin de Strasbourg, la solution la plus commode était de passer la nuit dans cette ville. J'en ai profité pour tenter d'y voir les faucons pèlerins la veille de mon départ.  Une demande d'information sur le blogue des faucons pèlerins de la région de Strasbourg m'a valu une réponse d'Olivier Steck, coordonnateur du suivi du faucon pèlerin en plaine du Bas-Rhin, LPO Alsace -  qui m'a identifié 6 sites (4 églises, 1 bâtiment universitaire et 1 immeuble), regroupés en 3 groupes, chaque groupe correspondant à un faucon ou à un couple de faucon.

J'ai commencé par le site le plus proche de la gare, à savoir l'église protestante Saint-Pierre-le-Jeune. Bingo! Un faucon pèlerin était facilement visible sur le clocher.


Je suis ensuite aller jeter un coup d’œil à l'autre site que ce faucon fréquente, la cathédrale de Strasbourg. Je me suis estimé très chanceux de l'avoir vu sur la première église puisqu'en comparaison la structure de la cathédrale est extraordinairement plus riche, ce qui y rend le repérage d'un faucon - ou tout autre oiseau - très difficile (d'autant que je n'avais pas noté les indications précises qui m'avaient été données...).



Ma prochaine étape était la Tour de Chimie, sur le campus universitaire. Si les faucons n'y étaient pas, Olivier Steck m'avait suggéré d'examiner 2 églises du quartier qui sont utilisées à l'occasion. La dernière façade de la tour que j'ai examinée était la bonne: 2 faucons pèlerins s'y trouvaient, en train de manger!


Au bout de quelques minutes l'un d'eux a fait quelques courts vols qui l'ont amené à chaque fois sur un autre endroit de la tour. Lorsque j'ai quitté il était perché au bord d'une fenêtre de ce qui semble être une cage d'escalier:




On remarque que la fenêtre est condamnée par une planche et que c'est la seule fenêtre dans ce cas. Un accommodement pour les faucons ?

La lecture du blogue http://pelerin67.over-blog.com donne quelques informations sur ce site.
En 2013, 4 jeunes sont nés sur cette tour. Ici superbes photos d'un jeune au sol à l'occasion de son premier vol. Fait remarquable: un couple de pigeons a son nid à proximité d'un perchoir utilisé par les faucons; or un jour un faucon pèlerin a attaqué par surprise le couveur! (voir le bas de cet article). En 2014 il ne semble pas y avoir eu de naissance mais un œuf a été trouvé lors du nettoyage du nichoir.






Le dernier site était un immeuble en face d'un arrêt de tramway. À nouveau la chance m'a souri: le faucon pèlerin était présent à l'endroit indiqué.



En résumé, 4 faucons pèlerins en 3 endroits différents. Un grand merci à Olivier Steck pour ses informations très précises!



dimanche 7 décembre 2014

Le faucon pèlerin de l'église Saint-Esprit-de-Rosemont dévoile une partie de son mystère

L'hiver dernier un faucon pèlerin utilisait le clocher de l'église Saint-Esprit-de-Rosemont comme dortoir, voir mon billet http://falco-urbanis.blogspot.ca/2014/04/les-faucons-de-leglise-saint-esprit-de.html. À cause de la relative proximité  du site de nidification de l'Incinérateur des Carrières se posait la question de savoir si ce faucon était un des faucons nicheurs, et plus particulièrement si c'était le mâle, Éole, identifiable grâce à sa bague. Cette question a pris une saveur particulière depuis cet automne après qu'Éole ait déménagé à l'Université de Montréal tout en semblant retourner chaque soir vers son ancien quartier pour dormir.

Premier signalement le 27 novembre 2014
Le retour du faucon pèlerin sur le clocher de l'église a été signalé le 27 novembre 2014 par monsieur Jean-Pierre LaBrèche sur la liste ornitho-qc. Vers 21h quand je suis passé devant l'église, un oiseau était effectivement perché sur le côté du clocher donnant sur la rue Masson. Puis le lendemain matin à 6h50 j'ai assisté au départ d'un faucon depuis le côté du clocher donnant sur la 5ième avenue. À cause de l'obscurité je ne peux pas être certain à 100% qu'il s'agissait d'un pèlerin mais j'ai très peu de doute là-dessus. Le faucon est parti en direction Ouest. Il était de retour en soirée d'après monsieur LaBrèche.

Le samedi 29 novembre, le faucon était déjà sur le clocher quand je suis arrivé à 16h15, mais cette fois-ci sur le côté donnant sur la 6ième avenue. Aucun doute possible: il s'agissait bien d'un faucon pèlerin. Malheureusement il a passé le reste du temps de clarté à se lisser les plumes avec son bec, ne me laissant ainsi aucune chance de voir ses pattes.

Le faucon pèlerin a été revu le lundi matin 1er décembre d'après ce rapport eBird.

Deux autres tentatives de l'observer avant le coucher du soleil  ont échoué en semaine: le faucon ne s'est pas montré entre 16h et 17h. J'attendais donc un nouveau signalement de monsieur LaBrèche pour faire d'autres tentatives. Ce signalement est arrivé samedi soir.


Arrivée du faucon pèlerin à 16h09
Suite à l'annonce du retour du faucon pèlerin samedi soir par monsieur LaBrèche, j'ai décidé de retenter ma chance ce dimanche après-midi. Je suis arrivé sur place à 15h50. Et cette fois-ci, bingo! Le faucon pèlerin est arrivé à 16h09 et s'est posé sur le côté du clocher donnant sur la 5ième avenue. Il semble avoir suivi la rue Masson, en provenance de l'ouest: il venait donc approximativement de la direction de l'Incinérateur des Carrières, et au-delà, de l'Université de Montréal.



Mais il ne s'agit pas d'Éole. Les photos que j'ai pu prendre ne montrent aucune bague à la patte gauche et suggèrent fortement qu'il n'en a pas non plus à la patte droite. S'agirait-il alors de la compagne d'Éole ? Ou d'un tout autre faucon ?

Voici une photo qui prouve que le faucon n'est pas bagué à la patte gauche.

Et voici une courte vidéo:
 


En prime, un autre faucon
Une dizaine de minutes avant l'arrivée du faucon pèlerin j'ai pu observer un autre faucon sur le clocher, cette fois-ci tout en haut sur une petite tourelle de coin. Il s'est envolé dans l'axe de la 6ième avenue en direction sud. Il semble s'agir d'un faucon émerillon, ce qui ferait de cette espèce la 3ième espèce de faucon à fréquenter cette église puisqu'une crécerelle d'Amérique habitait sous le toit l'hiver dernier (des travaux de réfection du toit sont actuellement en cours, qui l'ont peut-être forcé à trouver un autre logis).



mercredi 19 novembre 2014

Faucon pèlerin contre épervier au centre-ville de Montréal

Samedi 15 novembre, profitant du beau soleil, j'ai marché jusqu'au Square Victoria avec l'intention de voir si par hasard les faucons pèlerins qui nichaient sur la Tour de la Bourse étaient présents. Effectivement un faucon pèlerin se tenait sur son perchoir favori à gauche du nid.
Il était 13h50. Je suis resté sur place, espérant voir également son ou sa partenaire. Vers 14h le faucon s'est envolé, approximativement dans l'axe de la rue Notre-Dame, en direction Est. J'ai attendu un peu, au cas où il reviendrait.  Puis, sans trop y croire, je suis parti dans la même direction que lui, scrutant les hauteurs des immeubles. Contre toute attente, je l'ai repéré à 3-4 rues de là, au sommet du 500 Place d'Armes, coin Notre-Dame et Saint-François-Xavier.

Alors que je l'observais, un groupe d'oiseaux est apparu dans le ciel. J'ai rapidement identifié 3 pigeons qui volaient ensemble. Mais un autre oiseau qui volait près d'eux m'intriguait. J'ai fini par conclure que c'était un autre oiseau de proie! Plus précisément, probablement influencé par mon désir de voir l'autre partenaire de ce couple de faucon pèlerin, j'ai conclu à un autre faucon pèlerin. Tout en le surveillant, je gardais un œil sur celui qui était perché, curieux de voir quelle allait être sa réaction.  Après avoir tourné autour du groupe de pigeons, l'air indécis, le rapace se dirigeait maintenant droit vers l'immeuble où était perché le faucon. Du coin de l’œil, j'ai cru voir celui-ci partir mais c'était plutôt ses déjections qui tombaient vers le sol... Mais l'instant d'après, le faucon plongeait vers le rapace! J'ai rapidement perdu de vue les 2 oiseaux derrière des immeubles alors qu'ils fonçaient vers le sol. Le faucon pèlerin est réapparu quelques minutes plus tard, et après avoir patrouillé un moment le ciel, est revenu se poser sur son perchoir. Il y était encore quand j'ai quitté à 14h40. L'attaque s'est produite à 14h16.

De retour chez moi, j'ai examiné les photos que j'avais prises. Et à ma grande surprise, celui que j'avais pris pour un 2ième faucon pèlerin semble plutôt être un épervier!
Je n'étais même pas sur de voir un faucon pèlerin en partant faire ma petite marche, et voilà que je voyais 2 espèces différentes d'oiseau de proie, qui plus est, en interaction l'une avec l'autre, et en plein centre-ville!

Reste à savoir pourquoi le faucon pèlerin a attaqué. Une telle attaque serait facilement compréhensible en période de nidification, mais on est loin de cette période. J'ai remarqué que l'épervier avait un vol assez hésitant, changeant souvent de trajectoire. Peut-être qu'il ne savait juste pas comment attaquer le groupe de pigeons. Mais peut-être que cette hésitation a été interprétée comme une marque de faiblesse (possible maladie ou inexpérience) par le faucon pèlerin, qui aurait alors tenté de l'inscrire à son menu, d'autant que l'épervier s'approchait de lui et lui donnait ainsi l'avantage de la hauteur. Ou bien il s'agissait tout simplement d'une attaque à propos de la nourriture, c'est-à-dire des pigeons.


J'ai eu l'occasion de repasser aux mêmes endroits le lendemain vers midi: le faucon pèlerin n'était à aucun des 2 perchoirs.







jeudi 16 octobre 2014

Au moins un autre rejeton de Roger et Spirit a visité le nichoir... en octobre 2013

Depuis quelques semaines les observateurs des faucons pèlerins de l'Université de Montréal sont tenus en haleine par les visites répétées au nichoir d'Éole, un jeune mâle qui y est né en 2011, et par l'absence apparente du mâle légitime Roger. Voir en particulier mon article http://falco-urbanis.blogspot.ca/2014/10/eole-sinstalle-luniversite-de-montreal.html.

C'est dans ce contexte que je me suis replongé dans les photos que j'avais prises à l'automne 2013, avec comme objectif principal de voir quand Roger était présent. J'ai eu une énorme surprise. Le 29 octobre j'avais publié la photo suivante de 2 faucons sur la page Facebook
en les présentant comme Roger et Spirit. Dans ce qui suit, je vais présenter des arguments selon lesquels le faucon de gauche serait plutôt Polly alors que le faucon de droite pourrait être son compagnon Algo! Tous les deux sont nés en 2009 à l'Université de Montréal de l'union de Roger et Spirit et nichent actuellement à l'Échangeur Turcot.

Présence de Polly
Ma première photo de cette observation date de 15h27mn42 (je donne les temps à la seconde près tel qu'indiqué par mon appareil photo puisque dans certain cas l'écart de temps entre 2 photos est crucial). Elle montre un faucon en vol sous fond de ciel bleu. Voici un agrandissement d'une photo similaire prise à 15h27mn50:
On reconnait la patte pendante droite qui est une caractéristique de Polly. Une photo prise à 15h29mn42 montre la tour de l'Université de Montréal, une preuve que la photo ci-dessus n'a pas été prise à l'Échangeur Turcot (je ne suis pas aussi rapide qu'eux!). On pourrait objecter que Roger ou Spirit pourrait aussi occasionnellement avoir la patte droite dans cette position. C'est pourquoi je présente un autre argument en faveur de Polly.

Cet autre indice n'est pas suffisant à lui seul pour prouver qu'il s'agit de Polly mais suffit à mon avis à prouver que le faucon de gauche sur la première photo n'est pas Roger. Sur cette photo prise à 15h31mn04 on distingue clairement une bague sur la patte droite du faucon de gauche.
Première constatation: il ne semble pas s'agir de Spirit dont la bague droite est mauve. Mais il y a mieux: la première photo de cet article, que je reproduis ci-dessous avec un agrandissement de la patte gauche du faucon de gauche, a été prise 8 secondes après, c'est-à-dire à 15h31mn12!
Tout indique que le faucon de gauche n'a fait que se retourner entre les 2 photos. Et comme on peut le voir sur l'agrandissement il ne porte aucune bague à la patte gauche. Ceci exclut donc à la fois Roger qui n'a aucune bague et Spirit qui a une bague à chaque patte. En revanche Polly est baguée seulement à la patte droite.

Les 2 arguments que j'ai présentés, pris ensemble, ne laissent aucun doute dans mon esprit que Polly était présente ce jour-là au nichoir.

Pour Algo en revanche, je ne dispose que d'un seul argument puisqu'il n'a pas de signe reconnaissable comme la patte droite pendante de Polly. Mais si ce n'était pas Algo, la situation serait encore plus extraordinaire.


Indication de la présence d'Algo
Ce que je peux prouver c'est la présence au nichoir d'un faucon qui est bagué uniquement à la patte gauche. Le même raisonnement que tantôt exclut qu'il s'agisse de Roger ou de Spirit. En revanche Algo est bagué seulement à la patte gauche. Voici la photo, prise à 16h38mn20.

Un faucon avec une bague à la patte gauche et qui interagit avec un autre faucon au nichoir est montrée par la photo suivante, prise à 16h03mn56.





Que s'est-il passé ? 
Voici ce que j'avais écrit à l'époque sur Facebook:

Les faucons étaient en feu cet après-midi à l’Université de Montréal. Pendant un moment j’ai même cru que j’allais assister à un accouplement!

Vers 15h j’ai fait le tour de la tour pour tenter d’y voir un faucon mais sans succès. Je me dirigeais vers l’entrée du métro quand, jetant un dernier coup d’œil derrière moi, j’ai vu les 2 faucons planer paisiblement ensemble dans le ciel! (un spectacle que j’adore). Je me suis dépêché de retourner à un endroit d’où j’avais vue sur le nichoir. Les 2 faucons volaient non loin l’un de l’autre. Puis soudain un faucon a fermé ses ailes et a foncé vers le nichoir où il s’est posé. 6 secondes après, l’autre faucon a suivi exactement la même trajectoire. La photo des 2 faucons au nichoir a été prise 1mn30 après. Il y a eu peu après une discussion intense entre les 2 faucons, possiblement à l’intérieur du nichoir. Un faucon s’est ensuite éloigné. Pendant près de 1h30, les faucons ont alterné les rapprochements et les éloignements, changeant très souvent de perchoirs. Je ne peux malheureusement pas dire si c’était toujours le même faucon qui prenait l’initiative des rapprochements. J’ai quitté vers 17h alors qu’un faucon était toujours perché sur la tour, au-dessus du nichoir. Avant de rejoindre le métro, j’ai vu 1 (et possiblement 2) faucons partir chasser.
Le caractère un peu fou de cette observation avec beaucoup d'actions, l'utilisation de nombreux perchoirs dont certains sont rarement utilisés par Roger et Spirit et le fait que les 2 faucons volaient harmonieusement ensemble par moment plaident aussi pour une visite d'un couple étranger.

Voici une vidéo montrant les 2 faucons au nichoir.

Notez que le premier faucon est bagué à la patte gauche. Il s'agirait donc Algo. L'autre faucon serait donc Polly (je pense que j'aurais remarqué la présence d'un 3ième faucon).


Mais où étaient Roger et Spirit ?
Pour Roger je l'ignore. Par contre j'avais vu Spirit le matin à l'Oratoire Saint-Joseph:



Implications pour la situation actuelle
La visite d'Éole au nichoir n'est plus un cas exceptionnel puisqu'il a été précédé  par Algo et Polly, nés 2 ans avant lui. L'automne serait-elle la saison des visites ?
Comme dans le cas d'Éole, Roger semble absent (dès que j'aurais de nouveau du temps je reviendrai à mon objectif initial qui était de tenter de déterminer l'ampleur de l'absence de Roger à l'automne 2013). Spirit en revanche était présente le matin dans le secteur mais elle ne semble pas être intervenue pendant les 1h30 de l'observation.
La visite d'Éole reste cependant particulière par sa durée. Peut-être a-t-il constaté, lors d'une de ses visites, que Roger était absent et qu'il espère pouvoir le remplacer auprès de Spirit ?





lundi 13 octobre 2014

À l'incinérateur des Carrières un faucon pèlerin tente d'attirer un faucon pèlerin de passage

Hier j'avais décidé de participer à la sortie ornithologique de la Société de Biologie de Montréal au Mont-Saint-Bruno. Malheureusement pour une rare fois il n'y avait pas assez de voiture pour transporter tous les participants. J'aurais pu participer à la sortie sur la base du "premier arrivé premier servi" mais j'ai plutôt décidé de me retirer. Une décision que je n'ai pas regrettée puisqu'elle m'a permis de faire des observations exceptionnelles (à Montréal!)  comme ce renard perché dans un arbre et cette observation du comportement d'un faucon pèlerin à l'Incinérateur des Carrières dont je vais parler ici.

Commençons par une petite mise en contexte. L'incinérateur des Carrières était ce printemps le domicile d'un couple de faucons pèlerins qui a tenté d'y nicher. Le mâle a été identifié par sa bague comme étant Éole, né en 2011 sur la tour de l'Université de Montréal, alors que la femelle n'était pas baguée. Or depuis un peu plus d'un mois, Éole est observé fréquemment à l'Université de Montréal en compagnie de Spirit (sa mère) alors que Roger (son père) semble absent: voir mon dernier billet à ce sujet. Persuadé que ce qui se passe (ou ne se passe pas) à l'Incinérateur des Carrières pourrait éventuellement aider à comprendre ce qui est en train de se passer à l'Université de Montréal, j'avais fait quelques visites à l'Incinérateur des Carrières ces derniers jours mais je n'y avais pas vu de faucon.

En rentrant chez moi ce dimanche matin j'ai donc fait un petit détour par l'Incinérateur des Carrières. Je suis arrivé juste à temps pour voir un faucon pèlerin quitter le site. Encouragé par ce succès et n'ayant pas réussi à voir Éole à l'Université de Montréal entre 15h et 17h (Éole, ou en tout cas un faucon pèlerin bagué, était cependant présent à l'université une grande partie du temps de 12h à 15h), j'ai décidé d'y retourner en fin d'après-midi. Une autre bonne initiative puisqu'un faucon pèlerin m'y attendait:
Faucon pèlerin à l'Incinérateur des Carrières le 12 octobre 2014 à 17h53


L'observation
À 17h53, ce faucon - que je vais appeler F -  s'est soudain mis à communiquer. J'ai pratiquement attrapé un torticolis à regarder constamment en l'air pour ne rien rater de ce qui allait se passer. Mais il ne se passait rien, excepté que F intensifiait son babillage. Puis soudain un autre faucon (appelons-le G) est apparu en vol. À ma grande surprise G ne s'est pas arrêté à l'incinérateur mais a plutôt continué sa route en direction sud-est. F s'est alors lancé à sa poursuite en criant, et G a fait demi-tour. Voyant cela, F s'est précipité au nid de branches, toujours en criant. Mais malheureusement pour F, G s'est contenté de faire un tour autour des cheminées avant de reprendre son chemin. F l'attendait encore à 18h45 quand j'ai quitté... 

Une ressemblance avec ce qui s'est passé le 7 septembre
Le 7 septembre 2014 vers 18h25, un faucon solitaire qui se tenait tranquille à l'Incinérateur des Carrières depuis plus de 1 heure s'est soudain précipité au nid en criant. Une minute après un faucon est arrivé en vol et l'a rejoint. Les 2 faucons ont discuté un moment, puis l'un d'eux a quitté le nid, avant que je les perde de vue tous les deux. Plus tard j'ai aperçu dans le secteur un faucon pèlerin bagué qui avait tout l'air d'être Éole. Dans les deux cas le faucon présent à l'incinérateur voit apparemment venir l'autre faucon de loin et il se précipite au nid (ce dernier point a été observé à plusieurs reprises, notamment après l'échec de la nidification). Du côté des différences, le faucon arrivant ne venait pas du tout de la même direction et surtout, hier, il ne s'est pas arrêté.

Analyse et scénarios possibles
À cause du pattern d'aller au nid, il est presque certain que F est un des faucons ayant tenté de nicher ce printemps. Alors Éole ou sa compagne ? En comparant la photo suivante prise le 7 septembre avec celles d'Éole captées par la caméra du nichoir (par exemple celle-ci), on peut conclure que le faucon qui attendait sur la cheminée et qui s'est ensuite précipité au nid n'est pas bagué, et donc est la compagne d'Éole.
Faucon pèlerin à l'Incinérateur des Carrières le 7 septembre 2014
Logiquement F serait donc la compagne d'Éole. Ceci élimine déjà une cause possible pour la présence d'Éole à l'Université de Montréal: sa compagne n'a pas disparu.

Maintenant qui est G ? Il y a principalement 2 possibilités:
  • Première possibilité: G est Éole. La direction d'où il est venu ne correspondait absolument pas à la direction de l'Université de Montréal, mais d'un autre côté il n'y a aucune indication que Éole était à l'Université de Montréal après 15h. Étant donnée l'heure, il était peut-être en direction de l'endroit où il passe la nuit après avoir mangé quelque part du côté du parc  Père-Marquette. On peut remarquer qu'il n'a pas rejoint sa compagne au nid. Ce serait la première fois qu'il serait revu à l'incinérateur depuis l'intensification de ses visites à l'Université de Montréal.
  • Deuxième possibilité: G est un faucon étranger.  Sa direction de déplacement était assez proche de celle des bernaches qui survolaient l'incinérateur en route vers le sud: un faucon en migration ? Quoi qu'il en soit, dans ce scénario, la compagne d'Éole chercherait déjà à combler le vide laissé par Éole...

Une courte visite aujourd'hui aux alentours de 17h ne m'a pas permis de voir de faucon.

À suivre...