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lundi 7 septembre 2015

Faucons pèlerins aux fenêtres du 5800 Saint-Denis

Samedi 5 septembre, 2 faucons pèlerins - un adulte et un juvénile - étaient longuement perchés à des fenêtres du 5800 Saint-Denis, à des étages différents. Déjà quelques jours plus tôt un faucon pèlerin juvénile se tenait à une fenêtre du même bâtiment mais sur une façade différente. Ces observations rappellent un évènement similaire survenu dans les années 2000 sur ce même bâtiment.

2 faucons pèlerins aux fenêtres du 5800 Saint-Denis le 5 septembre

J'ai d'abord repéré le juvénile à l'avant-dernier étage du 5800 Saint-Denis sur la façade Sud-Ouest  à 10h42 depuis le viaduc. Il y avait alors un second juvénile à l'église Saint-Michel-Archange. Quelques minutes plus tard j'ai remarqué un 2ième faucon pèlerin sur le 5800 Saint-Denis au coin d'une fenêtre au dernier étage.
Localisation des faucons pèlerins sur le 5800 Saint-Denis
Juvénile et son reflet

Juvénile
 

Adulte

samedi 29 août 2015

Dodo à l'Oratoire Saint-Joseph pour Spirit

Ce vendredi 28 août 2015, 30 minutes après le coucher du soleil, un des perchoirs que Spirit utilise régulièrement à l'automne et à l'hiver pour dormir était occupé, pendant qu'un autre faucon pèlerin, probablement Arthurin, s'exprimait bruyamment.
Au moins un des faucons pèlerins (et probablement les 2) avait quitté l'Université de Montréal un peu plus tôt, qui se retrouvait abandonné par les faucons pèlerins, du moins pour la nuit. Cette situation contraste avec ce que j'avais observé une semaine plus tôt, où 2 juvéniles se pourchassaient autour de la tour de l'Université de Montréal après le coucher du soleil.

2 faucons pèlerins à l'Oratoire après le coucher du soleil le 28 août

Mon observation débute à l'Université de Montréal. À 19h30, en sortant de l'université, je repère 2 faucons pèlerins sur la tour: un à l'extrémité d'une corniche-prison, l'autre sur un bloc blanc de la façade donnant vers le pavillon André-Eisenstadt.
Alors que je suis sur le point de boucler mon tour de la tour sans avoir repéré d'autre faucon, je vois le faucon qui était perché sur le bloc blanc s'envoler en direction de l'Oratoire. Il est alors 19h48mn, presque 10 minutes après le coucher du soleil. De retour à mon point de départ je constate que le faucon qui était perché sur la corniche-prison a lui aussi disparu. Quelques minutes plus tard, j’aperçois, en utilisant mon zoom, une masse sombre sur un des perchoirs de nuit de Spirit à l'Oratoire.

J'arrive au pied de l'Oratoire Saint-Joseph peu après 20h. En plus de confirmer qu'il y a bien un faucon sur le perchoir de nuit, j'entends des cris qui ressemblent à ceux d'un faucon pèlerin juvénile. Juste avant d'atteindre l'esplanade, un faucon pèlerin se met soudainement à lancer des "tsioup tsioup" énergiques. Je le repère immédiatement sur l'ornement gauche de la façade avant de l'Oratoire. Il venait possiblement d'arriver à cet endroit puisque je ne l'avais pas vu quand j'avais cherché des yeux le faucon entendu un peu plus tôt. Quelques minutes plus tard le cri change: ce n'est plus une succession de "tsioup" mais plutôt un cri isolé, repris quelques instants plus tard, comme l'illustre la vidéo ci-dessous.


Ce faucon pèlerin s'est envolé à 20h16 en direction de l'Université de Montréal. Je l'ai perdu de vue presque immédiatement dans l'obscurité.

Il serait intéressant de savoir depuis quand Spirit dort de nouveau à l'Oratoire. Tout ce que je peux dire, c'est que ce perchoir, ainsi que d'autres que Spirit utilise parfois à l'Oratoire, était inoccupé le mercredi 19 août vers 20h40. On peut aussi remarquer que lorsque Arthurin est apparu pour la première fois à l'Université de Montréal, Spirit était déjà revenue dormir à l'Université de Montréal en prévision de la saison de nidification:  il n'avait donc probablement jamais vu Spirit dormir à l'Oratoire. Est-ce que sa réaction ce soir du 28 août (en supposant qu'il s'agissait bien d'Arthurin) pourrait s'expliquer par le fait qu'il venait de découvrir l'endroit où sa compagne dormait et qu'il avait quelque chose à dire à ce propos ?
Par ailleurs, un rapide coup d’œil dans mes notes des années précédentes montre que Spirit était observée régulièrement sur ces perchoirs à partir d'octobre. Le 28 août serait donc la date la plus hâtive où elle aurait été vue s’apprêtant à dormir à l'Oratoire. Mais il est important de préciser que je n'ai jamais fait de surveillance systématique de cet endroit dans le but de déterminer quand il était utilisé.

Mon observation de ce 28 août n'était pas terminée. En me dirigeant vers le parking supérieur dans le but de tenter de localiser un éventuel 3ième faucon, j'ai découvert un autre signe de l'activité récente des faucons à l'Oratoire (photo prise avec un flash):

Comme la carcasse était en plein passage, elle ne devait pas être là depuis longtemps. La proie était de la taille d'un pigeon.

Confirmation le lendemain

J'y suis retourné ce soir pour voir si un faucon s'installerait de nouveau pour la nuit à l'Oratoire, et si oui, pour tenter de confirmer qu'il s'agissait bien de Spirit. Lorsque je suis arrivé au pied de l'Oratoire à 18h50, un faucon pèlerin était en vol et a passé à plusieurs reprises très près du toit de la façade avant de l'Oratoire, en criant, avant de s'y poser. Il a disparu définitivement à 18h53 en direction du Cimetière Côte-des-Neiges. Mais la surprise m'attendait en haut: un faucon pèlerin était déjà installé sur un des perchoirs de nuit! Un perchoir différent de celui de la veille mais du même côté de l'Oratoire. Et cette fois-ci j'ai pu discerner une bague rose sur la patte droite du faucon. Il s'agit donc bien de Spirit.


Une autre observation de Spirit à l'Oratoire une semaine plus tôt

Une semaine plus tôt, le vendredi 21 août, j'avais déjà observé Spirit à l'Oratoire, cette fois-ci de jour. Je l'ai découverte sur une corniche de l'Oratoire depuis la rue Surrey Garden vers 17h. J'ai ensuite fait le tour de l'Oratoire pour me retrouver dans les jardins, tout près de cette rue Surrey Garden. Elle était alors en train de manger. Elle s'est envolée vers 17h26 en direction des immeubles Rockhill, et au-delà, de l'Université de Montréal. La photo ci-dessous de l'envol prouve qu'il s'agissait bien de Spirit par la couleur de ses bagues et montre qu'elle a emporté les restes de son repas.
Elle était de retour moins de 15 minutes après, sur une jonction entre 2 corniches (je ne l'ai pas vu revenir). À 17h45, une corneille qui faisait partie d'un groupe d'au moins 20 individus se pose au milieu d'une de ces 2 corniches. Spirit a immédiatement décollé et l'a chasser.

À partir de 18h35 j'observe un festival aérien impliquant semble-t-il au moins 2 faucons pèlerins juvéniles à en juger par les cris. À un certain moment il y avait jusqu'à 4 faucons simultanément en vol qui se chamaillaient, la plupart du temps 2 par 2. Je ne suis cependant pas certain que les 4 faucons étaient des pèlerins.

jeudi 13 août 2015

Pont Champlain: toujours 2 faucons pèlerins juvéniles présents

À la mi-juillet j'avais constaté qu'au moins 2 des bébés faucons pèlerins nés dans un nichoir du Pont Champlain avaient survécu à leur premier vol. Un mois plus tard, 2 faucons pèlerins juvéniles étaient toujours visibles sur le Pont Champlain au voisinage de la piste cyclable qui longe la voie maritime, côté nord (accessible via l'estacade du Pont Champlain). Pas de trace des adultes en revanche.

Un juvénile malchanceux dans ses attaques

À peine sorti de la navette qui permet de traverser l'estacade (interdite aux cyclistes et piétons pour cause de travaux), peu avant 18h ce jeudi 13 août 2015 j'ai entendu les cris caractéristiques d'un juvénile. Celui-ci apparemment ne faisait que passer puisque j'ai du attendre 18h30 jusqu'à ce qu'il se perche sur une pointe tout en haut du pont, au-dessus de la piste cyclable.

Juvénile #1

À 18h42, le juvénile s'envole. Au même moment un autre faucon s'approche du pont. Je m'attendais à une interaction entre les 2 faucons mais le juvénile ignore complètement le nouveau venu, entièrement concentré sur la proie potentielle qu'il a repéré. Malheureusement pour lui son attaque a été infructueuse et il revient se percher sur une pointe. L'autre faucon a disparu sur une structure en-dessous du pont, entre les 2 piliers situés de part et d'autre de la voie maritime.

Vers 19h20 un autre juvénile se pose à son tour sur une pointe (je vais l'appeler #2), au-dessus de la piste cyclable à 4 pointes du premier juvénile (juvénile #1). À nouveau aucune interaction entre les 2 faucons.  Le juvénile #1 est malchanceux dans 2 autres attaques.

Tentative de vol de repas

Peu après 19h30 le juvénile #1 décolle pour ce qui semble être une énième attaque mais c'est plutôt vers un autre faucon qu'il se dirige. Je pense d'abord à un adulte arrivant avec une proie mais aux jumelles je peux constater qu'il s'agit d'un juvénile, vraisemblablement celui qui était perché au-dessus de la piste cyclable puisque son perchoir est vide. Manifestement le juvénile malchanceux (#1) est très décidé à s'emparer de la proie qu'a réussi à attraper #2: je n'ai jamais vu une course-poursuite aussi intense, avec passages au ras de l'eau, montées abruptes, virages serrés, le tout à haute vitesse et sur fond de cris continuels. Malgré les changements brusques de trajectoire, #1 était quasiment toujours dans la queue de #2. Je les ai perdus de vue alors qu'ils remontaient le fleuve. Les faucons semblaient de taille différente, ce qui suggère que #1 est un mâle et #2 une femelle. Peu après un juvénile est revenu seul, s'est posé sur une pointe et s'est mis à manger. À noter dans la vidéo, les cris de ce juvénile après son repas: destinés à #1 ?

Repas d'un juvénile au coucher du soleil

En passant de l'autre côté du pont peu après 20h j'ai revu un autre juvénile, probablement #1 puisqu'il était perché sur la même pointe d'où il avait lancé son attaque sur l'autre juvénile un peu plus tôt. J'ai assisté à une autre attaque infructueuse. Puis peu après le coucher du soleil, il s'est envolé à nouveau, a passé au-dessus de la piste cyclable puis au-dessus du pont, où je l'ai perdu de vue. En passant de l'autre côté du pont j'ai constaté que le juvénile que j'avais vu manger avait aussi disparu. Ils avaient probablement rejoint leur perchoir pour la nuit. L'heure pour moi de rentrer.

Rencontre du 3ième type avec un faucon émerillon

Un faucon émerillon a joué avec moi au jeu du chicken en me fonçant dessus.  C'est moi qui a gagné, c'est lui qui a braqué in extremis pour éviter la collision. Mais je n'ai aucun mérite: j'ai la désagréable habitude de figer quand une voiture (ou un faucon émerillon) fonce dans ma direction...
Aussi quelques observations de faucons pèlerins.

Mes mésaventures avec un faucon émerillon

Je l'ai repéré sur le toit de l'école Paul-Gérin-Lajoie d'Outremont peu après 7h du matin. Il était de dos, si bien que j'ai d'abord cru avoir retrouvé un faucon pèlerin que j'avais vu voler dans cette direction. Il s'est envolé et a attaqué une proie à quelques mètres de hauteur près de là où je me trouvais, ce qui m'a donné une première occasion de le voir de près et admirer ses manœuvres, notamment un virage très serré. L'attaque a apparemment été couronnée de succès puisque lorsqu'il s'est reposé sur le toit de l'école il s'est mis à manger.


vendredi 7 août 2015

Faucon pèlerin à l'église Sainte-Madeleine d'Outremont

Ce soir après le coucher du soleil un faucon pèlerin était perché sur le clocher de l'église Sainte-Madeleine d'Outremont, située tout près de la station de métro Outremont. Mon observation a débuté à l'incinérateur des Carrières. Récit.

L'incinérateur des Carrières

Rappelons que les faucons pèlerins juvéniles nés à l'église Saint-Marc ont été vus récemment à l'Incinérateur des Carrières, voir mon article et les photos de Richard Dupuis. Je suis arrivé à l'incinérateur à 18h, juste à temps pour voir un faucon s'envoler en direction du métro Rosemont. Un rapide examen ne m'a pas permis de voir d'autre faucon.

Comme un faucon pèlerin avait été aperçu récemment sur l'entrepôt Saint-Laurent (voir cette photo de Richard Dupuis) et que cet endroit se trouvait dans la direction prise par le faucon j'ai décidé de marcher dans cette direction en suivant la piste cyclable des Carrières.

Le 5800 Saint-Denis

À mi-chemin, alors que je venais de passer au-dessus de la rue Saint-Denis, j'entends tout d'un coup les cris caractéristiques d'un faucon pèlerin juvénile. Il venait de l'autre côté des voies ferrées et s'est mis à faire des cercles au-dessus du 5800 Saint-Denis (le gros bâtiment en face du métro Rosemont), toujours en criant, avant de se poser sur l'antenne de ce bâtiment.


Vers 18h50, un autre juvénile apparait en vol. Il est arrivé derrière moi, à ma droite, alors que je surveillais le 5800 Saint-Denis depuis le viaduc Van Horne. Rétrospectivement il pouvait très bien être venu de l'église Sainte-Madeleine d'Outremont (voir plus loin). Des poursuites en vol suivent, entrecoupées de moments où les 2 juvéniles se perchent sur le toit du bâtiment.




Dans la mesure où je les perdais régulièrement de vue, je ne peux pas être certain que c'était toujours les mêmes.

À 19h13, un faucon pèlerin s'éloigne vers le sud-ouest. Un juvénile est toujours visible à ce moment-là sur le toit du 5800 Saint-Denis. Je suis aux jumelles celui qui s'éloigne. Je le perds de vue quelques instants derrière des arbres mais un oiseau réapparait de l'autre côté et se pose quelques instants plus tard sur le clocher d'une église, que j'identifierai plus tard comme étant l'église Sainte-Madeleine d'Outremont. Je décide de me rendre à cette église.

Faucon pèlerin sur un clocher d'église vu depuis le viaduc Van Horne


L'entrepôt Saint-Laurent

En passant devant l'entrepôt Saint-Laurent, je remarque un oiseau posé sur le toit. Au même moment un faucon passe au-dessus du bâtiment en vol. Je me retourne immédiatement vers le 5800 Saint-Denis pour vérifier si le juvénile est toujours là: non seulement il est toujours présent, mais ils sont 2 perchés sur le toit! L'oiseau perché sur le toit de l'entrepôt Saint-Laurent se révèle être un faucon émerillon. Je n'ai pas pu déterminer l'espèce de faucon vu en vol.



L'église Sainte-Madeleine d'Outremont

Pas évident de retrouver une église à Montréal dont on a vu le clocher au loin! Ce n'est qu'à 20h08 que je trouve enfin la bonne église. Un faucon pèlerin est bien visible sur son clocher. Malheureusement la lumière baisse rapidement, si bien qu'il est difficile de déterminer s'il s'agit d'un adulte ou d'un juvénile. Il était toujours présent à 20h25 quand j'ai quitté.


L'église Sainte-Madeleine d'Outremont est située sur l'avenue d'Outremont, tout près de la station de métro Outremont. D'après cet article de Radio-Canada, c'est l'église avec le plus haut clocher à Montréal, une caractéristique qui ne laisse sans doute pas les faucons indifférents!

Fait intéressant à noter, cette église est située 2 fois plus près du nid de faucons pèlerins de l'Université de Montréal (1.9km d'après Google maps) que du nid de l'église Saint-Marc (3.8km).





jeudi 30 juillet 2015

3 faucons pèlerins juvéniles à l'Incinérateur des Carrières

Les 4 faucons pèlerins juvéniles nés à l'église Saint-Marc ont fait leurs premiers vol entre le 14 et le 21 juillet. Compte tenu des liens qui unissaient leurs parents à l'incinérateur des Carrières - après tout c'est là-bas qu'ils ont commencé à s'accoupler - il était prévisible que tôt ou tard on verrait un juvénile à l'Incinérateur des Carrières. Mais je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi drastique: ce n'est pas 1 mais 3 juvéniles que j'y ai observé, et cela pendant plusieurs heures, à la fois très tôt le matin et en fin de journée. Et en prime une surprise m'attendait à l'église Saint-Marc...

Juvénile à l'incinérateur des Carrières - 6h48

 

Observations matinales à l'incinérateur

C'était quelque chose que je voulais faire depuis un moment: me rendre très tôt à l'incinérateur des Carrières voir si un adulte ne viendrait pas y chasser, et si oui, s'il serait accompagné de 1 ou plusieurs juvéniles? Mais jusqu'à hier matin, la tentation de continuer ma nuit de sommeil avait toujours été la plus forte...

Lorsque je suis arrivé à l'Incinérateur des Carrières ce matin du 29 juillet, à 5h15, surprise: 3 faucons pèlerins juvéniles étaient présents!


(désolé pour le manque de verticalité dans la vidéo...)


Dès 5h30 il était possible de voir plusieurs poursuites en vol entre juvéniles, que malheureusement je n'ai pas réussi à capter de façon décente. À 6h, il y a eu une collision évitée de justesse entre un juvénile et un goéland, ce qui a entrainé une vive protestation du goéland auprès des 3 juvéniles à leur retour sur les cheminées.

Vers 8h15, alors qu'un seul juvénile était encore visible, j'ai fait une rapide visite à l'église Saint-Marc: aucun faucon n'y était visible. À mon retour à l'incinérateur, j'ai pu revoir 2 faucons qui s'intéressaient au nid de corvidés sur la cheminée Est (voir la vidéo).

Juvénile bagué à la patte droite (5h35)

Proie potentielle et prédateur s'observent à distance (6h54)

Observations de début de soirée à l'incinérateur

J'étais de retour à l'incinérateur des Carrières à 18h30. De loin j'avais déjà pu voir 2 faucons en vol. 3 juvéniles étaient de nouveau présent, la plupart du temps occupés à manger. D'autant qu'un adulte est venu apporter une proie fraiche à 19h25.


L'adulte a quitté à 19h40 en direction sud.

Compte tenu de ce que j'avais vu le matin et à nouveau ce soir, il me semblait clair que les juvéniles (ou au moins 3 d'entre eux) avaient déménagé à l'Incinérateur des Carrières. Par acquis de conscience je décide quand même de passer à l'église Saint-Marc. Ma dernière photo à l'Incinérateur est datée de 19h46.

Surprise à l'église Saint-Marc!

J'arrive à l'église Saint-Marc peu après 20h (la date de ma première photo - de graffiti - date de 20h05). Dans un premier temps je ne vois rien mais juste au moment de boucler le tour, à 20h07, depuis la 1ère avenue, je remarque un juvénile sur l'antenne! Je repense alors aux humains qui oublient un des leurs sur l'aire de repos d'une autoroute, et je me dis que quelque chose de semblable est peut-être arrivée ici!

Le juvénile s'envole quelques minutes plus tard, apparemment à la poursuite d'une proie. Mais la proie se rebelle et attaque à son tour le faucon pèlerin, qui passe en mode esquive: son tourmenteur est un petit faucon, vraisemblablement la crécerelle d'Amérique que j'ai observée le 20 juillet. Au bout de quelques minutes le faucon pèlerin revient se poser sur l'antenne. Je décide de changer de place pour avoir une vue plus dégagée si le petit faucon revenait.

À 20h19, je pense avoir repéré la crécerelle perchée non loin du pèlerin qui est allé s'abriter dans un demi-ovale du clocher Ouest.
Une crécerelle et un faucon pèlerin ?
Mais plus je prends des photos, plus la "crécerelle" se transforme en 2ième faucon pèlerin juvénile!
2ième faucon pèlerin juvénile à l'église Saint-Marc
À noter qu'en aucun cas l'escarmouche en vol observée plutôt n'était le fait de 2 faucons pèlerins: il y avait bien une crécerelle (ou éventuellement un faucon émerillon). Ce qui est déroutant ici, c'est la présence de 2 faucons pèlerins juvéniles à l'église Saint-Marc alors qu'il y en avait 3 un peu plus tôt à l'Incinérateur des Carrières. À moins qu'il y ait eu une opération de relâche de l'UQROP similaire à celle de l'Université de Montréal non encore rendue publique, l'explication la plus logique est que certains des juvéniles vus à l'Incinérateur un peu plus tôt ont fait le même trajet que moi pour venir dormir à l'église Saint-Marc. Dans ce cas mon observation matinale suggère que les juvéniles font le trajet inverse avant 5h15.

  
 

samedi 25 juillet 2015

Premiers vols des faucons pèlerins de l'église Saint-Marc

Les 4 jeunes faucons pèlerins de l'église Saint-Marc ont tous effectué leur premier vol entre le 14 et le 21 juillet, parfois dans des circonstances rocambolesques. Retour sur cette semaine palpitante.

Pour une mise en contexte, voir cet article. Dans ce qui suit "page Facebook" fait référence à la page Facebook des Faucons de l'UdeM.

Je vais commencer par présenter ce qui s'est passé par fauconneau puis, comme à partir d'un certain moment il n'est plus possible de savoir qui est qui, je vais compléter en utilisant une approche plus chronologique.



Les premiers vols par fauconneau

Fauconneau #1

Le premier fauconneau à s'envoler l'a fait aux alentours de 17h le 14 juillet. Le juvénile s'est retrouvé sur un balcon d'une résidence de la 2ième avenue. Voici l'annonce sur la page Facebook avec 2 photos.

Son second vol a eu lieu le lendemain matin. Le fauconneau s'est élancé vers l'église mais n'a pas réussi à prendre suffisamment d'altitude pour se poser sur le toit. Il a tenté en vain de s'accrocher sur le mur de l'église avant d'effectuer une chute contrôlée au sol. Il a ensuite été guidé vers la cour de récréation de l'école Saint-Marc (qui par chance était quasiment vide puisque c'était jour de sortie pour les enfants du camp de jour) puis a fait quelques courts vols jusqu'à un escalier de sortie d'urgence de l'école, où il a été rejoint quelques heures plus tard par un 2ième juvénile. Voici l'annonce de Richard Dupuis avec une série de photos montrant le 2ième vol et la chute du fauconneau.

Fauconneau #2

Le 2ième fauconneau a quitté la corniche du nid dans la matinée du 15 juillet. Il s'est retrouvé au sol dans la cour de récréation de l'école et a décidé de rentrer à pied (ou plutôt à patte!). Paul Fortin l'a intercepté alors qu'il se dirigeait vers un groupe de personnes qui attendaient devant une porte de l'église au pied du nid. Le juvénile a été placé sur la cage d'escalier dans la cour de récréation où se trouvait déjà le fauconneau #1. Durant l'après-midi les 2 juvéniles ont volé, voir plus bas dans la section chronologique.

Paul Fortin a publié dans son album google+ plusieurs vidéos du juvénile en déplacement dans la cour de récréation ainsi que des photos des 2 juvéniles réunis dans la cage d'escalier.

Fauconneau #3

Le 3ième fauconneau a adopté une stratégie différente des 2 premiers: plutôt que de s'élancer depuis la corniche il a choisi de l'escalader pour se retrouver sur le toit de l'église. Cela s'est passé le 16 juillet. De là il a ensuite effectué plusieurs petits vols. Voici l'annonce de Richard Dupuis sur Facebook.

Fauconneau #4

C'est sans doute celui qui aura le plus de choses à raconter à ses enfants sur son premier vol...

Ce fauconneau était manifestement en retard sur son développement par rapport aux 3 autres, possiblement suite à une naissance tardive. Il n'est donc pas étonnant que son premier vol a aussi été plus tardif que les autres. Le samedi soir 18 juillet le juvénile était encore sur la corniche. Après avoir mangé il est soudain devenu plus actif. Vers 19h20 il s'est rattrapé in extremis après avoir mis une patte dans le vide mais cela ne l'a pas ralenti: battements d'ailes, et même vols sur la corniche. Il a fini par se calmer un peu et les observateurs ont quitté, persuadés qu'il s'envolerait le lendemain matin. Et de fait, il n'était plus visible sur la corniche le lendemain matin. Les premiers observateurs arrivés sur place après l'orage matinal l'ont cherché partout dans les alentours mais en vain.

Ce qui s'est passé est raconté en détails par le docteur Guy Fitzgerald dans le dernier numéro de Envol, le journal de l'UQROP réservé aux membres. En bref, l'oiseau a été signalé au sol par un passant vers 1h du matin le dimanche 19 juillet,  ce qui lui a valu de passer la nuit dans une cellule (= cage) du poste de police local! En matinée il a été remis à un agent de la faune, qui l'a acheminé au Centre de Réhabilitation  des Oiseaux Blessés (CROB) à Otterburn Park en Montérégie (ce déplacement de l'oiseau en dehors de Montréal est moins étonnant si on sait que les agents de la faune pour la région de Montréal sont basés à Saint-Jean-sur-Richelieu, qui est situé pas très loin d'Otterburn Park). De là le faucon a été acheminé à l'UQROP à Sainte-Hyacinthe le lundi 20 juillet, où il a subi un examen de routine avant d'être confié le 21 juillet à Richard Dupuis et Roger Rousselle pour être relâché sur le site de l'église Saint-Marc. Durant son bref séjour à l'UQROP l'oiseau a été bagué à la patte droite.

Le 21 juillet vers 19h, à l'occasion d'une de mes visites à l'église Saint-Marc, j'ai eu la surprise de voir un faucon perché sur le toit du préau de l'école. Il faut savoir que dès que les juvéniles maitrisent le vol, ils cherchent des perchoirs élevés. Ce type de perchoir relativement bas était beaucoup plus typique d'un premier vol.  À 19h25 il s'envole, passe juste au-dessus de moi et se pose sur le toit de la maison derrière moi, sur la 2ième avenue.

Juvénile #4 sur une maison de la 2ième avenue, bague visible

À 19h30 je l'ai perdu de vue après qu'il se soit déplacé vers la ruelle entre la 2ième et la 3ième avenue. Il a ensuite été retrouvé sur la façade avant de l'église. À 20h23 il s'envole, escorté par un adulte, et tente de se poser sur le sommet du clocher Ouest mais manque son coup, chute de toute la hauteur du clocher, se redresse et rejoint la cheminée d'un immeuble à l'angle de la 1ère avenue/Beaubien.

Quand je suis arrivé à 6h30 le lendemain, je l'ai trouvé sur le clocher Est en train de manger, en compagnie d'un autre juvénile.



Les premiers vols jour après jour (ainsi que d'autres observations)


Les 3 premiers juvéniles se sont envolés les 14, 15 et 16 juillet, voir plus haut pour plus de détails.


Mercredi 15 juillet: autres vols des juvéniles #1 et #2

Le 15 juillet en début d'après-midi, les juvéniles #1 et #2 étaient réunis dans un escalier de secours de l'école Saint-Marc, voir plus haut dans la section sur le premier vol de #2. Durant l'après-midi, chacun d'eux a volé. En début de soirée, l'un d'eux se trouvait sur le toit d'une maison de la ruelle qui débouche sur la cour de récréation  alors que l'autre était perché dans un arbre de la 2ième avenue, près de la rue Beaubien.

Paul Fortin a un album photo/vidéo pour cette journée du 15 juillet.

Jeudi 16 juillet

Ce jour-là 3 juvéniles avaient volé. Richard Dupuis a publié sur Facebook ses observations en 3 volets: volet1, volet2 et volet3. Paul Fortin a rassemblé ses photos et vidéos de cette journée dans son album.

Vendredi 17 juillet

Vers 16h, les 3 juvéniles qui avaient déjà volé étaient réunis sur la cheminée de l'église. Richard Dupuis est passé en début de soirée: voici ses observations.

Samedi 18 juillet: un repas exotique

Une photo partagée sur Facebook montre que la femelle a rapporté comme repas... une perruche ondulée!

J'ai toujours une pensée pour la proie, que ce soit un pigeon ou autre, mais dans ce cas-ci mon malaise était un peu plus important puisqu'il s'agit possiblement d'un oiseau qui s'est échappé par accident. La perte d'un animal de compagnie peut représenter un véritable deuil; par conséquent j'offre toutes mes sympathies aux personnes qui reconnaitraient leur perruche. Les oiseaux élevés en captivité constituent des proies faciles pour des oiseaux de proie, de par leur manque d'expérience.  Ce type de proie avait d'ailleurs déjà été observé chez les faucons de l'Université de Montréal dans le passé.

Christian Fritschi a capté la femelle en vol avec sa proie  (plusieurs photos; déplacez-vous avec les flèches). Son album contient aussi une photo du faucon pèlerin juvénile à qui a été livré ce repas.

Dimanche 19 juillet

À 1h du matin c'est le début de l'aventure parmi les humains pour le fauconneau #4: voir plus haut dans la section qui lui est consacrée.

Lundi 20 juillet: un 7ième faucon à l'église Saint-Marc!

Il ne s'agissait pas d'un faucon pèlerin mais d'une crécerelle d'Amérique. Elle a volé autour d'un faucon pèlerin adulte qui était perché sur la croix du clocher Est avant de se poser juste en face, sur la croix du clocher Ouest. D'après mes photos elle est restée au moins 7 minutes avant de quitter approximativement en direction du Parc Molson. Le faucon pèlerin est resté totalement impassible.

Mardi 21 juillet

En fin d'après-midi, c'est le retour du fauconneau #4: voir plus haut dans la section qui lui est consacrée.


Et maintenant?

Maintenant qu'ils savent voler, il n'y a aucune raison que les juvéniles restent dans le périmètre délimité par l'église et l'école en tout temps. Au moment où j'écris ces lignes il est cependant encore relativement facile d'y observer 2 juvéniles simultanément et il semble même qu'il est encore possible d'en voir 3 en même temps.  Pour ceux qui veulent tenter leur chance, voici les principaux endroits utilisés comme perchoir:
  • les 2 clochers de l'église, depuis le bas du compartiment des cloches jusqu'à la croix tout en haut. En particulier, les antennes situées sur le clocher sont souvent utilisés. Il ne faut pas oublier de vérifier le toit des clochers, ce qui implique souvent de prendre du recul par rapport à l'église:
Faucon pèlerin juvénile sur le toit d'un clocher
  • la grande antenne de télécommunication située entre l'église et l'école;
  • la cheminée de l'église, juste à côté.

Dans les jours à venir, les juvéniles devraient devenir plus dynamiques: on devrait voir des poursuites en vol entre eux ou impliquant un adulte, particulièrement si celui-ci transporte de la nourriture; des  transferts de proie en vol; etc.