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samedi 27 avril 2019

Au moins 5 faucons chez Allez Up

Le 25 avril j'ai pu observer en l'espace de 30 minutes au moins 5 faucons sur l'édifice de l'entreprise d'escalade Allez Up et dans ses environs immédiats. De ces faucons au moins 3 étaient des crécerelles d'Amérique et 2 étaient des faucons pèlerins. Les faucons pèlerins se sont accouplés et il en était vraisemblablement de même pour 2 crécerelles.

Les faucons pèlerins

J'avais mentionné dans un précédent article qu'un couple de faucon pèlerin avait élu domicile sur l'édifice d'Allez Up au 1555 rue Saint-Patrick en bordure du canal Lachine.

À 18h17 un faucon pèlerin est arrivé sur la plateforme. Moins de 3 minutes plus tard, un accouplement a eu lieu. Le mâle s'est ensuite empressé de courir vers l'endroit où je soupçonne que le nid se trouve.


Le mâle a ensuite été rejoint par la femelle au nid et une discussion s'est faite entendre. Un faucon pèlerin - très probablement le mâle - a quitté à 18h23.

À partir de 18h56 je remarque la femelle au bord de la plateforme. Elle s'est retirée à l'arrière à 19h59.

Je n'ai pas entendu de cris qui pourrait suggérer que le faucon qui était parti à 18h23 soit revenu (la femelle est très bavarde et il est presque certain qu'elle se serait exprimée si elle s'était de nouveau trouvée en présence du mâle). Rappelons que le mâle est bagué à la patte gauche uniquement, ce qui a amené à se demander s'il ne s'agissait pas d'Algo, le mâle qui nichait à l'Échangeur Turcot jusqu'en 2017. Peu de progrès ont été faits pour confirmer ou infirmer cette hypothèse mais il est intéressant de noter qu'Algo a passé la fin de la journée du 22 avril avec Polly à l'église River's Edge où il était  arrivé à 18h20 alors que le mâle de Allez Up a apparemment quitté le site de Allez Up à 18h23 ce 25 avril.

Les crécerelles d'Amérique

À 18h28 (donc moins de 10 minutes après l'accouplement des faucons pèlerins et le départ d'un des pèlerins) je remarque 2 petits oiseaux perchés au sommet de l'édifice de Allez Up que j'ai d'abord cru être des étourneaux. En les photographiant je découvre qu'il s'agit en fait de crécerelles d'Amérique.


Une des crécerelles s'est envolée et s'est accrochée quelques instants à la paroi verticale en tôle de l'extrémité ouest de l'édifice, probablement à la recherche d'une ouverture à la jointure de 2 plaques. Les 2 crécerelles ont ensuite quitté.

À 18h33 il y a eu ce qui semble avoir été un accouplement (2 crécerelles au même endroit avec cris) ou un chamaillage. J'ai pu observer jusqu'à 3 crécerelles perchées simultanément.

À 18h34 en suivant des yeux 2 crécerelles qui s'éloignaient de l'édifice, je remarque à mon grand étonnement qu'il y a en fait 5 faucons en vol! Des cris de petits faucons étaient perceptibles mais je n'ai pas entendu de cris de faucon pèlerin. Les faucons ont convergé vers l'édifice d'Allez Up mais malheureusement un certain nombre sont passés du côté canal, je les ai donc rapidement perdu de vue. J'ai revu ensuite 2 crécerelles sur l'édifice jusqu'à 18h37. La vidéo ci-dessous montre 2 crécerelles filmées à 18h36.


Parmi les 5 faucons en vol il y avait certainement les 3 crécerelles que j'avais observées sur l'édifice. Il serait tentant de penser que les 2 autres étaient les faucons pèlerins. Je ne peux pas totalement exclure cette possibilité mais je n'y crois pas trop pour les raisons suivantes: je n'ai pas vu de faucon pèlerin quitter ou rejoindre le secteur du nid et je n'ai pas entendu aucun cri de faucon pèlerin après 18h23. Les 2 autres faucons pourraient avoir été 2 autres crécerelles  ou même des faucons émerillons. Si c'était le cas cela porterait le total de faucons observés autour de Allez Up cet fin d'après-midi là à 7!




dimanche 17 juillet 2016

Un faucon pèlerin au CUSM et une dispute impliquant 3 faucons bagués à l'Échangeur Turcot

Le 7 juillet, le corps sans vie d'une jeune femelle faucon pèlerin a été trouvé à l'Échangeur Turcot, alors qu'on est sans nouvelle du jeune mâle depuis le 18 juin, voir mon dernier article. Même si les 3 fauconneaux nés cette année à l'Échangeur Turcot sont très vraisemblablement morts, j'ai quand même voulu jeter un coup d’œil sur place. Sans surprise ma visite de ce 17 juillet n'a pas permis de trouver de fauconneau mais j'ai quand même pu faire quelques observations intéressantes.

Une première visite à l'Échangeur Turcot

L'an dernier lorsqu'on avait perdu la trace d'Amazone, la jeune femelle, c'est en partie l'observation des déplacements des adultes qui avaient permis de la retrouver dans le parc Georges-Saint-Pierre.
J'étais donc curieux de voir où les adultes iraient aujourd'hui.  Et en fait, à 2 reprises entre 14h et 15h45, un faucon pèlerin est parti dans cette direction. Cela m'a conforté dans mon intention de visiter le secteur du métro Vendôme qui avait été fréquenté par les juvéniles l'an dernier.

Une courte visite infructueuse au parc Georges-Saint-Pierre

J'ai passé une demi-heure dans ce parc Georges-Saint-Pierre, en prêtant une attention particulière au sommet des projecteurs qui étaient fréquentés l'an dernier par Amazone. Je n'ai rien vu et je n'ai pas insisté davantage compte tenu de la faible probabilité qu'un des fauconneaux de cette année était encore vivant.

Un adulte au CUSM

L'an dernier, après avoir fréquenté le parc Georges-Saint-Pierre, Amazone s'était déplacé vers le CUSM où elle avait été rejoint par Achille, qui venait d'être relâché après avoir été soigné à l'UQROP. C'était l'autre place que je voulais visiter. Une demi-heure à cet endroit a produit le même résultat qu'au parc Georges-Saint-Pierre, c'est-à-dire rien. Mais alors que j'attendais dans le bus 37 que celui-ci me ramène à l'Échangeur Turcot, j'ai aperçu ce qui semblait être un faucon pèlerin en vol au-dessus du CUSM! Je suis descendu précipitamment mais il avait disparu. Heureusement en faisant le tour de l'hôpital je l'ai retrouvé perché sur un toit:


Sur la photo ci-dessous, prise lorsque le faucon s'est envolé à 18h33, on peut voir que la patte la plus à gauche est baguée. Cette patte semble être la patte droite du faucon, ce qui suggère qu'il s'agit de Polly.


Le faucon est retourné à l'Échangeur Turcot. À aucun moment il n'a interagi avec un autre faucon. Que faisait-il là? Vérifiait-il si un de ses fauconneaux n'était pas réapparu? Il s'agissait peut-être tout simplement d'une tournée de routine de son territoire, pour par exemple localiser des proies potentielles ou pour s'assurer qu'aucun faucon étranger n'était présent. Le CUSM est en effet un des points les plus élevés du secteur.

 

Retour à l'Échangeur Turcot; dispute entre 3 faucons bagués

J'étais de retour à l'Échangeur Turcot à 18h55. Polly s'est posée une minute plus tard sur le pilier opposé à celui du nid. Elle a ensuite visité brièvement le nid avant de revenir sur le pilier d'en face. Puis à 19h05 elle a rejoint Algo sur la canalisation du pilier de la rue St-Patrick.

Presque immédiatement on a entendu un faucon pèlerin (ou peut-être les deux) alarmer. La cause? Une crécerelle d'Amérique qui harcelait le couple. Étrangement les cris d'alarme se sont transformés en vives vocalisations intra-spécifiques. Vous pouvez entendre ces cris ici. Soit ces vocalisations étaient une discussion entre les 2 faucons pèlerins mais dans ce cas c'était une intense discussion, soit les vocalisations s'adressaient à la crécerelle malgré qu'il s'agissait d'une espèce différente.

Après avoir importuné pendant quelques instants les 2 faucons pèlerins, la crécerelle d'Amérique s'est perchée sur l'ancienne usine transformée en loft, ce qui m'a permis de la photographier. Et de m'apercevoir qu'elle était baguée... Une bague gris métallique à la patte droite et une bague rougeâtre à la patte gauche. Impossible cependant de lire les éventuelles inscriptions sur ces bagues.

La crécerelle d'Amérique baguée qui a importuné les faucons pèlerins

La crécerelle a quitté à 19h11 en direction du canal. Il est possible qu'elle se soit perchée sur un arbre.

Quand j'ai quitté à 19h49, il ne restait plus qu'Algo sur la canalisation. Polly avait quitté en direction sud à 19h20.



jeudi 30 juillet 2015

3 faucons pèlerins juvéniles à l'Incinérateur des Carrières

Les 4 faucons pèlerins juvéniles nés à l'église Saint-Marc ont fait leurs premiers vol entre le 14 et le 21 juillet. Compte tenu des liens qui unissaient leurs parents à l'incinérateur des Carrières - après tout c'est là-bas qu'ils ont commencé à s'accoupler - il était prévisible que tôt ou tard on verrait un juvénile à l'Incinérateur des Carrières. Mais je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi drastique: ce n'est pas 1 mais 3 juvéniles que j'y ai observé, et cela pendant plusieurs heures, à la fois très tôt le matin et en fin de journée. Et en prime une surprise m'attendait à l'église Saint-Marc...

Juvénile à l'incinérateur des Carrières - 6h48

 

Observations matinales à l'incinérateur

C'était quelque chose que je voulais faire depuis un moment: me rendre très tôt à l'incinérateur des Carrières voir si un adulte ne viendrait pas y chasser, et si oui, s'il serait accompagné de 1 ou plusieurs juvéniles? Mais jusqu'à hier matin, la tentation de continuer ma nuit de sommeil avait toujours été la plus forte...

Lorsque je suis arrivé à l'Incinérateur des Carrières ce matin du 29 juillet, à 5h15, surprise: 3 faucons pèlerins juvéniles étaient présents!


(désolé pour le manque de verticalité dans la vidéo...)


Dès 5h30 il était possible de voir plusieurs poursuites en vol entre juvéniles, que malheureusement je n'ai pas réussi à capter de façon décente. À 6h, il y a eu une collision évitée de justesse entre un juvénile et un goéland, ce qui a entrainé une vive protestation du goéland auprès des 3 juvéniles à leur retour sur les cheminées.

Vers 8h15, alors qu'un seul juvénile était encore visible, j'ai fait une rapide visite à l'église Saint-Marc: aucun faucon n'y était visible. À mon retour à l'incinérateur, j'ai pu revoir 2 faucons qui s'intéressaient au nid de corvidés sur la cheminée Est (voir la vidéo).

Juvénile bagué à la patte droite (5h35)

Proie potentielle et prédateur s'observent à distance (6h54)

Observations de début de soirée à l'incinérateur

J'étais de retour à l'incinérateur des Carrières à 18h30. De loin j'avais déjà pu voir 2 faucons en vol. 3 juvéniles étaient de nouveau présent, la plupart du temps occupés à manger. D'autant qu'un adulte est venu apporter une proie fraiche à 19h25.


L'adulte a quitté à 19h40 en direction sud.

Compte tenu de ce que j'avais vu le matin et à nouveau ce soir, il me semblait clair que les juvéniles (ou au moins 3 d'entre eux) avaient déménagé à l'Incinérateur des Carrières. Par acquis de conscience je décide quand même de passer à l'église Saint-Marc. Ma dernière photo à l'Incinérateur est datée de 19h46.

Surprise à l'église Saint-Marc!

J'arrive à l'église Saint-Marc peu après 20h (la date de ma première photo - de graffiti - date de 20h05). Dans un premier temps je ne vois rien mais juste au moment de boucler le tour, à 20h07, depuis la 1ère avenue, je remarque un juvénile sur l'antenne! Je repense alors aux humains qui oublient un des leurs sur l'aire de repos d'une autoroute, et je me dis que quelque chose de semblable est peut-être arrivée ici!

Le juvénile s'envole quelques minutes plus tard, apparemment à la poursuite d'une proie. Mais la proie se rebelle et attaque à son tour le faucon pèlerin, qui passe en mode esquive: son tourmenteur est un petit faucon, vraisemblablement la crécerelle d'Amérique que j'ai observée le 20 juillet. Au bout de quelques minutes le faucon pèlerin revient se poser sur l'antenne. Je décide de changer de place pour avoir une vue plus dégagée si le petit faucon revenait.

À 20h19, je pense avoir repéré la crécerelle perchée non loin du pèlerin qui est allé s'abriter dans un demi-ovale du clocher Ouest.
Une crécerelle et un faucon pèlerin ?
Mais plus je prends des photos, plus la "crécerelle" se transforme en 2ième faucon pèlerin juvénile!
2ième faucon pèlerin juvénile à l'église Saint-Marc
À noter qu'en aucun cas l'escarmouche en vol observée plutôt n'était le fait de 2 faucons pèlerins: il y avait bien une crécerelle (ou éventuellement un faucon émerillon). Ce qui est déroutant ici, c'est la présence de 2 faucons pèlerins juvéniles à l'église Saint-Marc alors qu'il y en avait 3 un peu plus tôt à l'Incinérateur des Carrières. À moins qu'il y ait eu une opération de relâche de l'UQROP similaire à celle de l'Université de Montréal non encore rendue publique, l'explication la plus logique est que certains des juvéniles vus à l'Incinérateur un peu plus tôt ont fait le même trajet que moi pour venir dormir à l'église Saint-Marc. Dans ce cas mon observation matinale suggère que les juvéniles font le trajet inverse avant 5h15.

  
 

samedi 25 juillet 2015

Premiers vols des faucons pèlerins de l'église Saint-Marc

Les 4 jeunes faucons pèlerins de l'église Saint-Marc ont tous effectué leur premier vol entre le 14 et le 21 juillet, parfois dans des circonstances rocambolesques. Retour sur cette semaine palpitante.

Pour une mise en contexte, voir cet article. Dans ce qui suit "page Facebook" fait référence à la page Facebook des Faucons de l'UdeM.

Je vais commencer par présenter ce qui s'est passé par fauconneau puis, comme à partir d'un certain moment il n'est plus possible de savoir qui est qui, je vais compléter en utilisant une approche plus chronologique.



Les premiers vols par fauconneau

Fauconneau #1

Le premier fauconneau à s'envoler l'a fait aux alentours de 17h le 14 juillet. Le juvénile s'est retrouvé sur un balcon d'une résidence de la 2ième avenue. Voici l'annonce sur la page Facebook avec 2 photos.

Son second vol a eu lieu le lendemain matin. Le fauconneau s'est élancé vers l'église mais n'a pas réussi à prendre suffisamment d'altitude pour se poser sur le toit. Il a tenté en vain de s'accrocher sur le mur de l'église avant d'effectuer une chute contrôlée au sol. Il a ensuite été guidé vers la cour de récréation de l'école Saint-Marc (qui par chance était quasiment vide puisque c'était jour de sortie pour les enfants du camp de jour) puis a fait quelques courts vols jusqu'à un escalier de sortie d'urgence de l'école, où il a été rejoint quelques heures plus tard par un 2ième juvénile. Voici l'annonce de Richard Dupuis avec une série de photos montrant le 2ième vol et la chute du fauconneau.

Fauconneau #2

Le 2ième fauconneau a quitté la corniche du nid dans la matinée du 15 juillet. Il s'est retrouvé au sol dans la cour de récréation de l'école et a décidé de rentrer à pied (ou plutôt à patte!). Paul Fortin l'a intercepté alors qu'il se dirigeait vers un groupe de personnes qui attendaient devant une porte de l'église au pied du nid. Le juvénile a été placé sur la cage d'escalier dans la cour de récréation où se trouvait déjà le fauconneau #1. Durant l'après-midi les 2 juvéniles ont volé, voir plus bas dans la section chronologique.

Paul Fortin a publié dans son album google+ plusieurs vidéos du juvénile en déplacement dans la cour de récréation ainsi que des photos des 2 juvéniles réunis dans la cage d'escalier.

Fauconneau #3

Le 3ième fauconneau a adopté une stratégie différente des 2 premiers: plutôt que de s'élancer depuis la corniche il a choisi de l'escalader pour se retrouver sur le toit de l'église. Cela s'est passé le 16 juillet. De là il a ensuite effectué plusieurs petits vols. Voici l'annonce de Richard Dupuis sur Facebook.

Fauconneau #4

C'est sans doute celui qui aura le plus de choses à raconter à ses enfants sur son premier vol...

Ce fauconneau était manifestement en retard sur son développement par rapport aux 3 autres, possiblement suite à une naissance tardive. Il n'est donc pas étonnant que son premier vol a aussi été plus tardif que les autres. Le samedi soir 18 juillet le juvénile était encore sur la corniche. Après avoir mangé il est soudain devenu plus actif. Vers 19h20 il s'est rattrapé in extremis après avoir mis une patte dans le vide mais cela ne l'a pas ralenti: battements d'ailes, et même vols sur la corniche. Il a fini par se calmer un peu et les observateurs ont quitté, persuadés qu'il s'envolerait le lendemain matin. Et de fait, il n'était plus visible sur la corniche le lendemain matin. Les premiers observateurs arrivés sur place après l'orage matinal l'ont cherché partout dans les alentours mais en vain.

Ce qui s'est passé est raconté en détails par le docteur Guy Fitzgerald dans le dernier numéro de Envol, le journal de l'UQROP réservé aux membres. En bref, l'oiseau a été signalé au sol par un passant vers 1h du matin le dimanche 19 juillet,  ce qui lui a valu de passer la nuit dans une cellule (= cage) du poste de police local! En matinée il a été remis à un agent de la faune, qui l'a acheminé au Centre de Réhabilitation  des Oiseaux Blessés (CROB) à Otterburn Park en Montérégie (ce déplacement de l'oiseau en dehors de Montréal est moins étonnant si on sait que les agents de la faune pour la région de Montréal sont basés à Saint-Jean-sur-Richelieu, qui est situé pas très loin d'Otterburn Park). De là le faucon a été acheminé à l'UQROP à Sainte-Hyacinthe le lundi 20 juillet, où il a subi un examen de routine avant d'être confié le 21 juillet à Richard Dupuis et Roger Rousselle pour être relâché sur le site de l'église Saint-Marc. Durant son bref séjour à l'UQROP l'oiseau a été bagué à la patte droite.

Le 21 juillet vers 19h, à l'occasion d'une de mes visites à l'église Saint-Marc, j'ai eu la surprise de voir un faucon perché sur le toit du préau de l'école. Il faut savoir que dès que les juvéniles maitrisent le vol, ils cherchent des perchoirs élevés. Ce type de perchoir relativement bas était beaucoup plus typique d'un premier vol.  À 19h25 il s'envole, passe juste au-dessus de moi et se pose sur le toit de la maison derrière moi, sur la 2ième avenue.

Juvénile #4 sur une maison de la 2ième avenue, bague visible

À 19h30 je l'ai perdu de vue après qu'il se soit déplacé vers la ruelle entre la 2ième et la 3ième avenue. Il a ensuite été retrouvé sur la façade avant de l'église. À 20h23 il s'envole, escorté par un adulte, et tente de se poser sur le sommet du clocher Ouest mais manque son coup, chute de toute la hauteur du clocher, se redresse et rejoint la cheminée d'un immeuble à l'angle de la 1ère avenue/Beaubien.

Quand je suis arrivé à 6h30 le lendemain, je l'ai trouvé sur le clocher Est en train de manger, en compagnie d'un autre juvénile.



Les premiers vols jour après jour (ainsi que d'autres observations)


Les 3 premiers juvéniles se sont envolés les 14, 15 et 16 juillet, voir plus haut pour plus de détails.


Mercredi 15 juillet: autres vols des juvéniles #1 et #2

Le 15 juillet en début d'après-midi, les juvéniles #1 et #2 étaient réunis dans un escalier de secours de l'école Saint-Marc, voir plus haut dans la section sur le premier vol de #2. Durant l'après-midi, chacun d'eux a volé. En début de soirée, l'un d'eux se trouvait sur le toit d'une maison de la ruelle qui débouche sur la cour de récréation  alors que l'autre était perché dans un arbre de la 2ième avenue, près de la rue Beaubien.

Paul Fortin a un album photo/vidéo pour cette journée du 15 juillet.

Jeudi 16 juillet

Ce jour-là 3 juvéniles avaient volé. Richard Dupuis a publié sur Facebook ses observations en 3 volets: volet1, volet2 et volet3. Paul Fortin a rassemblé ses photos et vidéos de cette journée dans son album.

Vendredi 17 juillet

Vers 16h, les 3 juvéniles qui avaient déjà volé étaient réunis sur la cheminée de l'église. Richard Dupuis est passé en début de soirée: voici ses observations.

Samedi 18 juillet: un repas exotique

Une photo partagée sur Facebook montre que la femelle a rapporté comme repas... une perruche ondulée!

J'ai toujours une pensée pour la proie, que ce soit un pigeon ou autre, mais dans ce cas-ci mon malaise était un peu plus important puisqu'il s'agit possiblement d'un oiseau qui s'est échappé par accident. La perte d'un animal de compagnie peut représenter un véritable deuil; par conséquent j'offre toutes mes sympathies aux personnes qui reconnaitraient leur perruche. Les oiseaux élevés en captivité constituent des proies faciles pour des oiseaux de proie, de par leur manque d'expérience.  Ce type de proie avait d'ailleurs déjà été observé chez les faucons de l'Université de Montréal dans le passé.

Christian Fritschi a capté la femelle en vol avec sa proie  (plusieurs photos; déplacez-vous avec les flèches). Son album contient aussi une photo du faucon pèlerin juvénile à qui a été livré ce repas.

Dimanche 19 juillet

À 1h du matin c'est le début de l'aventure parmi les humains pour le fauconneau #4: voir plus haut dans la section qui lui est consacrée.

Lundi 20 juillet: un 7ième faucon à l'église Saint-Marc!

Il ne s'agissait pas d'un faucon pèlerin mais d'une crécerelle d'Amérique. Elle a volé autour d'un faucon pèlerin adulte qui était perché sur la croix du clocher Est avant de se poser juste en face, sur la croix du clocher Ouest. D'après mes photos elle est restée au moins 7 minutes avant de quitter approximativement en direction du Parc Molson. Le faucon pèlerin est resté totalement impassible.

Mardi 21 juillet

En fin d'après-midi, c'est le retour du fauconneau #4: voir plus haut dans la section qui lui est consacrée.


Et maintenant?

Maintenant qu'ils savent voler, il n'y a aucune raison que les juvéniles restent dans le périmètre délimité par l'église et l'école en tout temps. Au moment où j'écris ces lignes il est cependant encore relativement facile d'y observer 2 juvéniles simultanément et il semble même qu'il est encore possible d'en voir 3 en même temps.  Pour ceux qui veulent tenter leur chance, voici les principaux endroits utilisés comme perchoir:
  • les 2 clochers de l'église, depuis le bas du compartiment des cloches jusqu'à la croix tout en haut. En particulier, les antennes situées sur le clocher sont souvent utilisés. Il ne faut pas oublier de vérifier le toit des clochers, ce qui implique souvent de prendre du recul par rapport à l'église:
Faucon pèlerin juvénile sur le toit d'un clocher
  • la grande antenne de télécommunication située entre l'église et l'école;
  • la cheminée de l'église, juste à côté.

Dans les jours à venir, les juvéniles devraient devenir plus dynamiques: on devrait voir des poursuites en vol entre eux ou impliquant un adulte, particulièrement si celui-ci transporte de la nourriture; des  transferts de proie en vol; etc.


lundi 22 juin 2015

Envol d'au moins un fauconneau de la Tour de la Bourse

Samedi j'ai pu observer un faucon pèlerin juvénile faire plusieurs vols en apparence parfait à partir de l'édifice du 500 place d'armes, seul ou avec un adulte. Une semaine plus tôt, j'avais pu observer un juvénile exercer ses ailes sur la Tour de la Bourse. Allons-y dans l'ordre chronologique.

13 juin: au moins un juvénile sur la Tour de la Bourse

La première vidéo montre les va-et-vient des faucons pèlerins adultes sur la corniche où se trouve le nid: en moins de 4 minutes, on assiste à 3 arrivées et 2 départs d'adulte. Lors de la première arrivée, un fauconneau manifeste sa présence complètement à droite et reste visible jusqu'à la fin de la vidéo. Peu après la dernière arrivée, on peut voir brièvement des battements d'ailes qui pourraient trahir la présence d'un 2ième fauconneau. En fait le manège des adultes suggère qu'il y a au moins 3 fauconneaux, puisque le fauconneau qui est visible ne semble pas être l'objet de l'attention des adultes.



La vidéo suivante montre de façon non ambiguë un faucon pèlerin juvénile qui exerce ses ailes près du nid. On remarque que là aussi un parent s'est posé loin de lui, vraisemblablement pour s'occuper d'un frère ou d'une sœur.


 

Des faucons pèlerins non bagués

À l'occasion du baguage des faucons pèlerins de l'Université de Montréal le 15 juin j'ai demandé à Simon Duval des nouvelles de cette famille de faucons pèlerins. C'est ainsi que j'ai appris que pour une 2ième année consécutive les juvéniles n'étaient pas bagués à cet endroit. Une estimation de leur nombre ne peut donc être faite que du sol.

18 juin: présence probable d'un fauconneau sur la tour

Dans l'espoir de préciser le nombre de fauconneaux nés sur la tour, je suis revenu le 18 juin de 18h à 19h. À 18h21 un adulte est venu se poser tout près du nid, s'est envolé, est revenu quelques instants plus tard et cette fois a disparu en retrait. Peu après on distingue des battements d'ailes, qui suggèrent fortement la présence d'un fauconneau. Un 2ième faucon volait près de la tour pendant ce temps.


Quelques minutes plus tard j'ai vu un faucon pèlerin près de l'édifice de la Banque Royale (il a possiblement décollé de cet édifice, qui était - et est toujours - très utilisé par les faucons). Ce faucon est allé se poser sur la façade Est de l'édifice de la Tour de la Bourse.

Finalement, alors que je rangeais mes affaires pour rentrer chez moi un faucon est passé devant moi. Mon impression qu'il s'agissait d'un petit faucon a été confirmée quand j'ai réussi à le photographier sur un bâtiment: une crécerelle d'Amérique.


20 juin 2015: un fauconneau au 500 Place d'Armes

Quelques minutes après mon arrivée en face de la Tour de la Bourse vers 15h10, un faucon apparait devant moi avant de rebrousser chemin. Il s'agissait probablement de la crécerelle d'Amérique mais compte tenu que les jeunes faucons pèlerins s'étaient envolés du nid de l'Échangeur Turcot quelques jours plus tôt, je décide de changer ma stratégie et je pars marcher dans le quartier plutôt que de surveiller la tour d'un point fixe.

À 15h35, je remarque un signe qui suggère qu'il y a effectivement eu envol: un faucon pèlerin adulte apparait au-dessus du siège social de Québécor, décrit 4 ou 5 cercles au-dessus du square Victoria puis repart par là d'où il était venu. Il ne s'est pas posé sur la tour et n'est même pas passé près du nid qui se trouve sur la façade Sud.

J'ai dû stopper l'observation peu après mais je suis revenu en début de soirée. À 18h40 je remarque la silhouette d'un faucon sur l'édifice du 500 Place d'Armes. Cet endroit avait été très fréquenté durant l'hiver par les faucons adultes puis avait apparemment cessé d'être utilisé pendant la période de nidification, le mâle préférant surveiller le nid depuis la tour de la Banque Royale qui est plus proche. Dans ce contexte le retour d'un faucon sur ce bâtiment était prometteur. Et effectivement il s'agissait bien d'un faucon pèlerin juvénile.

 
J'ai été impressionné par sa maitrise du vol. A plusieurs reprises il a fait une boucle qui l'a amené près de l'édifice de la Banque Royale. Ses virages étaient plus nombreux que nécessaires et semblaient parfaits. Et lorsqu'il a rejoint un adulte, il a semblé accélérer à sa suite, juste avant que je les perde de vue derrière un bâtiment. Il garde cependant encore quelques caractéristiques comportementales d'un jeune comme le montre la vidéo suivante:



Comparaison avec 2014

L'an dernier j'avais été capable de documenter de façon certaine la présence d'au moins 2 fauconneaux sur la Tour de la Bourse:
2 fauconneaux à la Tour de la Bourse - 9 juin 2014

Et au moins un fauconneau avait déjà fait son premier vol le 22 juin 2014, comme le montre la photo suivante d'un juvénile sur l'immeuble de la Banque de Nouvelle-Écosse, situé juste en face de la façade Est de la Tour de la Bourse:
Faucon pèlerin juvénile sur un immeuble du square Victoria - 22 juin 2014

samedi 19 avril 2014

Les faucons de l'église Saint-Esprit-de-Rosemont (2): la crécerelle d'Amérique

Dans mon précédent billet, j'ai parlé du faucon pèlerin qui utilise occasionnellement l'église Saint-Esprit-de-Rosemont comme perchoir et j'ai mentionné que mes tentatives de l'observer m'avait permis de découvrir que l'église accueillait également une crécerelle d'Amérique. C'est de cette dernière que je vais parler dans ce billet.

Première observation le 31 janvier 2014
J'attendais le bus après une tentative infructueuse d'observer le faucon pèlerin lorsque j'ai remarqué un oiseau posé sur un pignon de l'église. L'oiseau hochait la queue, comme s'il avait de la difficulté à garder son équilibre (j'ai appris depuis que c'est une des caractéristiques de la crécerelle d'Amérique). À première vue il semblait s'agir d'un merle ou d'un étourneau, je n'ai donc pas ressorti mon appareil photo. Une décision que j'ai regretté lorsqu'il s'est envolé puisque son vol ressemblait étrangement à celui d'un faucon..

Identification de l'oiseau et mystère
Intrigué par cette observation je suis revenu le sur-lendemain. Cette fois j'ai réussi à photographier l'oiseau. Bien que de mauvaise qualité ces photos m'ont permis d'identifier l'oiseau comme une crécerelle d'Amérique. L'oiseau a fini par s'envoler de son perchoir sur le toit de l'église, a fait un petit tour et s'est dirigé à nouveau vers l'église. Et là, mystère: il a subitement disparu!

La solution du mystère
Lors de ma visite suivante, j'ai délibérément choisi de ne pas tenter de le photographier/filmer pour me concentrer entièrement sur ce qui allait se passer quand il s'envolera. Mais même en faisant attention, cela continuait à ressembler à un tour de magie: l'oiseau semblait tout simplement disparaitre dans l'église! Voyez plutôt:

Lorsque je l'ai filmée, à la mi-mars, la crécerelle rejoignait son abri environ une heure avant le coucher du soleil. Contrairement au faucon pèlerin, c'est une habituée de l'église: elle semble être là tous les jours. Lors d'un de mes rares passages en milieu de journée, elle était d'ailleurs visible sur l'église.

Quelques photos pour finir (voir aussi l'album consacré aux faucons de la rue Masson):



Voir aussi

vendredi 11 avril 2014

11 avril 2014: contacts inter-espèce à l'incinérateur des Carrières

Les faucons pèlerins de l'incinérateur des Carrières ont reçu deux importantes visites ce matin: un urubu et un autre faucon.

Mais puisqu'on est sur le thème des interactions entre les faucons pèlerins et d'autres espèces d'oiseaux, je vais commencer par parler de leurs voisins immédiats.

Quand les futures proies s'approchent...
De nombreux pigeons et étourneaux fréquentent l'ancien incinérateur. Bien que ces deux espèces figurent en bonne place dans le menu des faucons pèlerins, il n'est pas rare de les voir s'approcher très près des faucons. Il faut dire qu'ils ne courent pratiquement aucun risque puisque le faucon ne peut les attraper que s'ils sont en vol, et même en vol, un pigeon ou un étourneau en bonne santé a toutes les chances d'échapper au faucon. Il n'en reste pas moins que c'est toujours un peu étonnant de voir le prédateur et sa proie côte-à-côte. Ici, un étourneau:
Un pigeon était dans une situation similaire, mais je n'ai pas réussi à le capter.

L'urubu
Vers 8h45, un urubu est passé à faible altitude devant les cheminées. L'urubu est l'un des plus grands oiseaux visible au Québec, avec une envergure moyenne de 1.80m. C'est un vautour.  Il se nourrit presque exclusivement d'animaux morts, mais parfois aussi de jeunes oiseaux. Ceci explique sans doute pourquoi les faucons pèlerins ne le tolèrent pas à proximité du nid. Dans ce cas-ci sa présence a déclenché des cris d'alarme chez les faucons, puis les deux ont décollé. Mais l'urubu s'était déjà éloigné. Les faucons ont patrouillé les environs immédiats de leur nid pendant quelques minutes puis sont revenus à leurs occupations.

Un autre faucon
15 minutes plus tard, j'ai assisté à un passage très rapide de la femelle très près de moi (voir plus bas).  Je l'ai regardé s'éloigner et c'est là que j'ai aperçu un autre faucon. Un regard sur la cheminée m'a confirmé qu'Éole y était toujours perché, ce n'était donc pas lui...

Quelques minutes plus tard, nouvel incident mais cette fois-ci l'intrus était perché sur un des perchoirs utilisés par les faucons pèlerins... (un coin du bâtiment). La photo n'est pas aussi nette que je l'aurais souhaité (il faut dire que les pèlerins ne l'ont pas toléré longtemps!) mais il y a peu de doute sur la nature du faucon: une crécerelle d'Amérique!
Après avoir chassé la crécerelle, le faucon pèlerin a longuement occupé ce perchoir, comme pour bien signifier qu'il lui appartenait désormais.
On peut imaginer que la crécerelle avait l'habitude de nicher à l'incinérateur et qu'elle n'y est plus la bienvenue depuis l'arrivée des faucons pèlerins.


Autres faits marquants
  • Les faucons m'ont gratifié de plusieurs passages à basse altitude. J'étais en train de manger lorsqu'Éole est venu m'examiner de plus près, mais j'ai réussi à capter deux passages de la femelle:
  • Les accouplements. Ma visite était motivée en partie par l'apparente disparition des accouplements de début de soirée ces derniers jours.  Je me demandais si c'était aussi le cas en journée. J'ai été rassuré: en 3 heures, j'ai compté 5 accouplements: 5h59, 6h03, 6h22, 7h06 et 8h13.

jeudi 27 mars 2014

Accouplements de faucon à l'hôpital Louis-H. Lafontaine... mais pas de la bonne espèce!

Suite à l'observation de faucons pèlerins lundi et mardi sur une façade de l'hôpital Louis-H. Lafontaine et tenant compte que les faucons étaient à chaque fois déjà présents à mon arrivée, j'ai décidé de tenter de les observer le matin.

Ce matin donc, j'étais sur place à 7h15: rien à signaler.

Vers 8h30 un faucon se présente enfin sur la façade. Il n'est pas resté pas longtemps: 10 minutes après il a attaqué une proie près d'un pont. Je le perds de vue. En tentant de le retrouver, je remarque un oiseau qui s'apprête à se poser sur le mât d'une caméra de surveillance routière. Battements d'ailes, ils sont deux... accouplement! À ce stade, il pouvait s'agir de n'importe quelle espèce d'oiseau. Mais les 2 oiseaux s'envolent et vont se percher sur la facade de l'hôpital Louis-H. Lafontaine... Je zoome, cela ressemble bien à un faucon. Wow, je n'étais même pas sur de voir quelque chose, et là j'en vois non seulement 1 mais 2 et en plus, ils s'accouplent!

Mais avec le temps qui passe et les photos qui s'accumulent, je commence à me poser des questions. Quelque chose semble clocher avec les couleurs. Je visionne une photo enregistrée, puis deux, et là je dois me rendre à l'évidence: ce ne sont pas des faucons pèlerins! Il s'agit plutôt de la plus petite espèce de faucons (et la plus commune à Montréal): la crécerelle d'Amérique...

Les crécerelles sont restés une bonne partie de la matinée sur la façade de l'hôpital, partant parfois chasser puis revenant. Il y a eu plusieurs autres accouplements. Elles utilisaient certains des perchoirs des faucons pèlerins: le bord du toit, les antennes (je ne les ai pas vu se percher sur la croix par contre).

Aucun faucon pèlerin n'est venu en revanche. Peut-être ont-ils aussi un œuf et restent-ils près de leur nid.

Je me suis demandé aussi s'il pouvait y avoir un lien entre la présence des crécerelles et l'absence des faucons pèlerins ? Le lien pourrait aller dans les 2 sens: a) les pèlerins voyant que leurs perchoirs étaient occupés et désireux d'éviter une chicane ont préféré aller ailleurs ou b) les crécerelles occupent ces perchoirs puisqu'ils ont été abandonnés par les pèlerins. Si j'étais venu plus tôt lundi et/ou mardi, est-ce que j'aurais observé successivement les deux espèces de faucon ? Malheureusement je n'ai pas de réponse à ces questions.

Pour finir, voici quelques photos: