Cet article a été publié le 25 septembre 2025 et daté du 20 juin 2025 afin de le placer à l'endroit voulu dans le blogue.
Le couple de faucon pèlerin du pont Samuel de Champlain a niché dans le même nichoir que l'an dernier et a eu 3 fauconneaux. Les envols ont eu lieu à partir du 4 juin, c'est la date la plus tôt pour des envols de jeune faucon pèlerin dans la région de Montréal dont j'ai connaissance. Un fauconneau s'est retrouvé dans le fleuve et il n'est pas clair s'il a survécu. Deux fauconneaux ont été revus les jours suivants.
En 2023 2 fauconneaux avaient été observés au nichoir, dont 1 qui a été revu après son envol. Idem en 2022 et en 2021 (les observations de 2024 restent à analyser, il y avait au moins 1 fauconneau mais pas beaucoup plus). Il faut remonter à 2020 pour un décompte de plus de 2 fauconneaux, en fait 3 avaient été observés après leurs envols (en raison de la pandémie de Covid 19 je n'avais pas eu l'occasion de les compter alors qu'ils étaient encore tous au nichoir). En 2019 ce sont 3 fauconneaux qui ont été observés à un nichoir de l'ancien pont et en 2018 4 fauconneaux! (on ne soulignera jamais assez ce fait remarquable: malgré la construction du pont Samuel de Champlain à côté du pont Champlain, puis la destruction de ce dernier, l'organisation des travaux a permis au couple de faucon pèlerin de ne jamais cesser de produire des fauconneaux!)
Conventions: dans cet article, les nichoirs pour faucon pèlerin du pont Samuel de Champlain sont numérotés de 1 à 3 à partir de Brossard.: les nichoirs #1 et #2 sont situés sur des piliers entre Brossard et la voie maritime, tandis que le nichoir #3 est situé sur un pilier entre la voie maritime et Montréal. Les 3 nichoirs sont visibles depuis Brossard. En règle générale, les temps indiqués sont ceux de l'horloge de l'appareil photo et différent légèrement du temps véritable.
Table des matières
1) Incubation en cours le 4 avril
2) 1er mai: première observation de fauconneaux
3) 20 mai: le chiffre de 3 fauconneaux se précise
4) 3 juin: les 3 fauconneaux réunis une dernière fois au nichoir
5) 4 juin: un des fauconneaux a quitté le nichoir #2; retrouvé au nichoir #1 le lendemain
6) 5 juin: envol des 2 derniers fauconneaux du nichoir #2, un se retrouve dans le fleuve
7) 9 juin: 2 fauconneaux revus
8) Nidification en parallèle d'un couple de grand corbeau
1) Incubation en cours le 4 avril
Le 4 avril à 11h43 j'ai entamé une surveillance vidéo du nichoir #2 malgré qu'un faucon était visible au nichoir #1. C'est que les années passées c'était le nichoir #2 qui était utilisé pour la nidification, alors que le nichoir #1 servait de poste d'attente. À 13h09 cependant j'ai eu un doute et je suis passé sur le nichoir #1. Le faucon qui y était présent s'est envolé à 14h06 et s'est rendu dans le nichoir #2 alors que l'autre faucon le quittait: un relai! J'avais donc eu raison au départ, et tort de changer pour le nichoir #1. J'ai décidé de ne pas attendre le relai suivant et j'ai donc quitté sans documenter rigoureusement que l'incubation était en cours. A posteriori cependant, avec une date d'envol le 4 juin, il est possible d'affirmer que l'incubation était en cours. Également, des mouvements dans le nichoir #2 à 12h41 permettent d'affirmer que le nichoir #2 était occupé de 11h43 à 13h09. Voir également cette publication Facebook.
2) 1er mai: première observation de fauconneaux
Le 1er mai durant une surveillance vidéo du nichoir de 10h38 à 12h18, au moins 2 fauconneaux sont visibles. De plus ces fauconneaux sont laissés seuls durant 25 minutes, ce qui suggère que les fauconneaux pourraient déjà être âgés d'environ une semaine. Le texte qui suit reproduit en partie celui de cette publication Facebook du 3 mai, voir aussi cette feuille eBird.
Un premier nourrissage a eu lieu à partir de 10h38 d'une durée d'environ 10 minutes. La surveillance vidéo a débuté alors que la femelle attendait que le mâle ait quitté le nichoir pour commencer à nourrir ses petits. Il n'y a pas eu d'évacuation de restants à la fin du nourrissage.
À 11h34 la femelle s'est envolée du nichoir, laissant les fauconneaux seuls. Elle n'est revenue qu'à 11h50 mais elle n'a pas rejoint immédiatement les fauconneaux, elle s'est plutôt perché sur le bord de la plateforme où après avoir regardé pendant un moment l'intérieur du nichoir, elle a entrepris de faire sa toilette. À 11h59 elle saute sur la perche latérale gauche mais change d'avis après un coup d’œil aux fauconneaux et s'en va les rejoindre. La température à l'aéroport de Saint-Hubert était autour de 12C-13C durant cette période {référence).
Ce sont ces 25 minutes où les fauconneaux ont été laissés seuls - sans que les adultes aient manifestement une urgence à régler puisque la femelle n'a pas rejoint immédiatement les fauconneaux à son retour - qui m'amènent à penser que les fauconneaux étaient âgés déjà de plusieurs jours. Peut-on être plus précis ? J'ai posé la question à Eve Belisle de Faucons de l'UdeM qui m'a répondu 8-10 jours au moins d'après ses souvenirs. Le chiffre de 10 jours revient dans 2 sources: dans ce rapport du COSEPAC de 2007 (fichier pdf) on peut lire ''La couvaison, presque continue durant les premiers 10 jours, est assurée en grande partie par la femelle''. Par ailleurs dans le Rapport sur la situation du faucon pèlerin (Falco Peregrinus) au Québec (fichier pdf) publié par Québec en avril 1997 on peut lire p. 12 que "[...] un plumage juvénile se développe après 10 jours''.
L'hypothèse que les fauconneaux étaient âgés de 8-10 jours le 1er mai semble cohérente avec la date des premiers vols. En supposant des éclosions 10 jours plus tôt, c'est-à-dire le 21 avril, et en supposant que le développement des fauconneaux a coïncidé exactement avec celui des fauconneaux de l'Université de Montréal en 2011 (j'ai choisi cette saison puisque c'était celle où la femelle a pondu le plus tôt, à savoir un 23 mars; les données proviennent du blogue Histoires de faucons à l'Université d'Eve Belisle), les premiers vols devraient avoir eu lieu le 1er juin; or comme on le verra plus loin, le premier vol a eu lieu entre le 3 et le 4 juin: Par ailleurs, toujours en extrapolant à partir des données 2011 de l'Université de Montréal, le premier œuf aurait été pondu le 13 mars (en supposant une ponte complète de 4 œufs). Il y a bien sur ici une marge d'erreur de plusieurs jours mais la nidification 2025 au pont Samuel de Champlain semble avoir établi un nouveau record de précocité.
Il ressort de tout ceci qu'il y avait presque certainement déjà des fauconneaux lors de ma visite précédente le 25 avril, ce qui m'a amené à revoir d'un œil nouveau cette observation. À 11h16mn23 un adulte se redresse et quitte le nichoir; à 11h17mn31 un faucon arrive au nichoir et s'installe sur le nid; à 11h17mn57 un 2ième faucon arrive sur une perche du nichoir et repart 10 secondes plus tard (vidéo). Ce que j'avais interprété comme étant un relai était beaucoup plus probablement une brève sortie de la femelle, suivie par la visite du mâle qui est venu vérifier si elle souhaitait être relayée. J'étais présent sur place pendant seulement 2 heures ce jour-là, ce qui peut expliquer que je n'ai pas observé de nourrissage.
Revenons au 1er mai. Un second nourrissage, initié par le mâle, a eu lieu à 12h06 tel que montré par cette vidéo.
Lorsque le mâle est arrivé avec une proie sur une perche du nichoir, la femelle n'a pas réagi. Ce n'est que lorsque le mâle a sauté dans le nichoir avec la proie que la femelle a décidé de prendre les choses en main et a nourri elle-même les fauconneaux.
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3) 20 mai: le chiffre de 3 fauconneaux se précise
À mesure que les fauconneaux grandissent, leur décompte devient plus facile. Le 20 mai, 3 fauconneaux sont clairement visibles sur le seuil du nichoir:
Mais une photo ne prouve rien: un 4ième fauconneau - voire même un 5ième - aurait pu être couché à l'intérieur du nichoir lorsque la photo a été prise... Sans être totalement infaillible, un enregistrement vidéo du nichoir sur une durée suffisamment longue augmente substantiellement les chances qu'aucun fauconneau ne soit oublié (pour qu'un fauconneau soit oublié, il faudrait qu'il reste allongé dans le nichoir pendant toute la durée de la vidéo, et cela malgré ses compères qui se promènent dans le nichoir). Voici en accéléré l'essentiel de l'enregistrement capté ce jour-là:
Pour augmenter encore le degré de confiance en ce chiffre, j'ai répété l'expérience le 27 mai. Cette vidéo accélérée couvre la période de 9h04 à 12h10 (en continu, excepté pour quelques interruptions n'excédant pas 26s sauf une d'une durée de 3mn33 pour changer la batterie). Les fauconneaux n'étaient pas très actifs durant cette période et n'ont pas reçu de repas. Un adulte (probablement la femelle) s'est perché à l'extérieur du nichoir à midi (21mn32 dans la vidéo).
4) 3 juin: les 3 fauconneaux réunis une dernière fois au nichoir
Le 3 juin entre 8h52 et 10h23 les 3 fauconneaux sont toujours au nichoir.mais 2 d'entre eux ont réussi à grimper sur son toit. C'est la dernière fois que je les vois ensemble à leur nichoir.
Les 3 fauconneaux le 3 juin (extrait de la 1ière vidéo ci-dessous)
La première vidéo montre l'activité des fauconneaux en l'absence de leurs parents: interactions entre eux, battements d'ailes, manipulation de petits objets et surtout la montée de 2 fauconneaux sur le toit du nichoir.
La 2ième vidéo montre un adulte récompensant les 2 intrépides en leur apportant une proie.
5) 4 juin: un des fauconneaux a quitté le nichoir #2; retrouvé au nichoir #1 le lendemain
De 8h06 à 9h04 et de 9h37 à 10h21 les surveillances vidéo ne montrent plus que 2 fauconneaux dans le nichoir.
J'ai stoppé la surveillance vidéo à 10h21 pour investiguer un possible vol de fauconneau 5 minutes plus tôt. À 10h16 il m'avait semblé voir 2 faucons près du nichoir #1 (un en vol, l'autre possiblement brièvement perché au nichoir #1). La surveillance vidéo ne montre aucun départ du nichoir #2 mais a capté des vocalises et a enregistré le vol d'un faucon assez proche et qui semblait transporter une proie. Je n'ai pas réussi à localiser de fauconneau sur les piliers. Par ailleurs une photo du nichoir #1 prise à 10h46 n'y montre aucun faucon.
(Une petite parenthèse sur les 2 fauconneaux encore présents au nichoir #2. Cette photo montre les 2 fauconneaux ainsi que les 2 adultes (dont 1 en vol) vers 9h55.
Le 5 juin à 9h13 je repère un fauconneau sur la perche supérieure droite du nichoir #1. C'est la première observation d'un fauconneau ailleurs qu'au nichoir qui les a vu naitre, pour la saison 2025. Comme 2 fauconneaux sont toujours présents au nichoir #2, il faut en conclure qu'il s'agit du fauconneau qui était manquant la veille.
Fauconneau au nichoir #1, 5 juin 9h13
Comme toujours durant la période des envols, on peut se demander si le fauconneau est arrivé là par lui-même ou s'il a été placé dans ce nichoir par un humain après un sauvetage. Comme ce nichoir n'est accessible que via une descente en rappel ou via un engin élévateur installé sur une barge, et qu'il y avait des points de relâche autrement plus accessibles pour les employés du pont, on peut affirmer sans risque que le fauconneau est arrivé là par ses propres moyens.
6) 5 juin: envol des 2 derniers fauconneaux du nichoir #2, un se retrouve dans le fleuve
En bref, un premier fauconneau encore présent au nichoir #2 s'est envolé entre 10h54mn48 et 11h15mn41 et semble avoir réussi à se percher sur une extrémité de pilier. Le 2ième fauconneau s'est envolé entre 11h32mn36 et 12h15mn52. Un fauconneau est repéré dans le fleuve à 11h40mn44, dernière observation documentée à 11h43mn57. Le fauconneau du nichoir #1 ne semble pas avoir bougé.
Un premier envol
À 10h54mn48 2 fauconneaux sont toujours au nichoir #2:
De 11h15mn41 à 11h22mn34 une surveillance vidéo du nichoir 2 ne montre plus que un juvénile au nichoir #2. Un adulte était avec lui qui s’est envolé à 11h19mn23.
À 11h20 j'indique voir les 5 faucons mais je note 2 fauconneaux au nichoir #2, ce qui est contredit par la surveillance vidéo juste mentionnée. Mon décompte incluait 2 faucons sur des extrémités de piliers que je croyais être les adultes: il semblerait donc qu'un de ces faucons était le premier fauconneau à s'être envolé du nichoir #2 ce jour-là.
À 11h23mn26 j'enregistre une note vocale indiquant que l'adulte sur une extrémité de pilier que je m’apprêtais à photographier s'est envolé et a rejoint un autre faucon en vol qui s'éloignait du nichoir #1. Les 2 faucons se sont dirigés vers l'entrée du pont côté Brossard et je n'en ai revu que 1 qui revenait de cette direction. Persuadé qu'un fauconneau venait de voler, j'ai marché vers l'entrée du pont pour tenter de le localiser, sans succès.
À 11h28mn38 et 11h32mn36 respectivement je vérifie qu'il y a toujours un fauconneau au nichoir #1 et un au nichoir #2.
Un fauconneau se retrouve dans le fleuve
À 11h39mn40 j'enregistre une note vocale indiquant qu'un faucon(neau) a tenté sans succès de se percher sur un pilier. Le fauconneau a disparu derrière le pilier et je ne l'ai pas vu réapparaitre de l'autre côté. En m'approchant je découvre un fauconneau dans l'eau... Ma première image date de 11h40mn44.
Persuadé que le fauconneau coulerait rapidement et ne sachant pas suffisamment nager pour tenter un sauvetage. je me suis contenté dans un premier temps de documenter la scène. Le fauconneau a nagé vers la base d'un pilier se trouvant dans le fleuve mais malheureusement cette base n'offrait aucune prise.
Le fauconneau est réapparu de derrière le pilier et a nagé vers la rive mais a changé d'avis (à cause de ma présence au bord de la piste cyclable?) et à partir de ce moment il a nagé vers le milieu du bras du fleuve.
Constatant que le fauconneau nageait beaucoup mieux que je ne l'avais anticipé, j'ai signalé la situation aux agents de la faune via la ligne SOS Braconnage - Urgence Faune Sauvage. Après plusieurs changements d'interlocuteur dans une conversation rendue difficile par le vent, il m'a été suggéré de contacter l'UQROP, Comme l'UQROP n'a pas à ma connaissance d'équipe d'intervention et que j'avais perdu de vue le fauconneau durant l'appel, je n'en ai rien fait (j'ai cependant communiqué l'incident à l'UQROP par courriel une fois de retour chez moi). De crainte d'effrayer le fauconneau et de risquer de le repousser vers le large, j'ai décidé de ne pas explorer le bord du fleuve après l'avoir perdu de vue.
Compte tenu de la fermeture de la piste cyclable entre l'estacade et l'écluse Saint-Lambert d'où j'observais généralement les fauconneaux après leurs envols, j'ai consacré davantage de temps cette année à l'observation des premiers vols depuis Brossard: c'est ce qui a rendu cette observation possible, la première de ce type pour moi.
Il ne s'agit possiblement pas du 1er incident de ce genre. Je m'étais fait dire qu'un fauconneau était tombé à l'eau en 2019 puis avait fait un court séjour à l'UQROP avant d'être relâché en compagnie d'un autre fauconneau sur un autre site.
Le fauconneau était doublement malchanceux ce jour-là: pas d'adulte pour lui indiquer la direction à prendre pour regagner la terre ferme, pas de bateaux dans le secteur pour tenter de le repêcher.(un bateau de travailleurs se trouvait dans ce secteur 2 jours plus tôt pour inspecter la base des piliers et une petite embarcation de pêcheur est passée dans ce secteur 2 jours plus tard).
Le fauconneau a pris une série de mauvaises décisions: après avoir échoué à se percher sur le pilier, le fauconneau était suffisamment haut pour voler jusqu'à la rive où il aurait pu se percher par exemple sur le vestige du pont Champlain mais il a apparemment persisté à tenter de se percher sur ce pilier de plus en plus bas; une fois dans l'eau, sa nage vers la base du pilier était assez logique mais n'en restait pas moins une mauvaise décision; et finalement sa décision de cesser de nager vers la rive. Si jamais il est décédé, on pourrait presque y voir la sélection naturelle en action.
Malgré ses malchances et ses mauvaises décisions, il n'est pas impossible que le fauconneau ait pu survivre à cette aventure: il a pu se diriger à nouveau vers la rive, soit du côté de Brossard, soit du côté de la bande de terre qui délimite la voie maritime; s'il s'est laissé porté par le courant, celui-ci l'aura amené près de la marina du club de yacht de Saint-Lambert à environ 1,5kms où il pouvait croiser des embarcations susceptibles de lui venir en aide; finalement le 9 juin j'ai remarqué un cormoran perché sur un minuscule ilot artificiel effleurant à peine de l'eau où le fauconneau aurait pu se hisser pour reprendre son souffle et possiblement attendre un adulte susceptible de le guider.
Mini-ilôt dans le fleuve
7) 9 juin: 2 fauconneaux revus
Le 7 juin j'avais déjà aperçu 2 faucons pèlerins au-dessus du pont Samuel de Champlain dont au moins était un juvénile:
Juvénile sur un lampadaire du pont Samuel de Champlain, 7 juin 8h30
Ce juvénile est ensuite allé se percher sur un des câbles reliés au mât principal.
Un autre faucon était perché tout en haut du mat principal mais les photos ne permettent pas d'affirmer hors de tout doute qu'il s'agissait d'un juvénile. Pour d'autres photos de cette journée du 7 juin, voir cette publication Facebook.
Le 9 juin les fauconneaux volent bien et s'il est relativement facile d'en voir un, il est plus difficile d'en voir plusieurs simultanément. J'ai cependant réussi à en voir 2, ce qui compte tenu du fauconneau tombé dans le fleuve, est possiblement le meilleur résultat possible. 2 séquences sont présentées dans la vidéo ci-dessous
La première séquence montre un fauconneau de retour au nichoir #2 qui bat longtemps des ailes avant de s'envoler. Il s'est par la suite perché sur le garde-fou d'un pilier, voir cette publication Facebook pour des photos. L'hésitation de ce fauconneau contraste avec l'apparente aisance du fauconneau observé 2 jours plus tôt au-dessus du pont Samuel de Champlain (voir plus haut) et suggère qu'il s'agissait d'un fauconneau différent.
Dans la 2ième séquence filmée à 13h35 un adulte s'envole de l'extrémité aval du pilier du nichoir #2 où il vient d'apporter à manger. Le fauconneau protège la nourriture de ses ailes. À 14h31 il y a toujours un faucon à cette extrémité de pilier mais il y en a maintenant un aussi aux 2 piliers précédents. Le plus proche est clairement un fauconneau:
2ième fauconneau sur l'extrémité aval du pilier du nichoir #1
Il s'envole à 14h43 et rejoint le pilier #2 où se trouve déjà le 1er fauconneau.
Le faucon du pilier suivant (c'est-à-dire le pilier situé entre le pilier du nichoir #1 et celui du nichoir #2) est clairement un adulte. Il s'envole à 14h47 et rejoint à son tour le pilier du nichoir #2. Le 1er fauconneau n'a pas bougé, la visite était donc probablement pour le 2ième fauconneau.
8) Nidification en parallèle d'un couple de grand corbeau
Un couple de corbeau a de nouveau niché, avec succès, à proximité du couple de faucon pèlerin. Leur nid était situé sur une plateforme d'un pylône électrique situé près de l'entrée du pont Samuel de Champlain. La distance entre les 2 nids est estimée à environ 600 mètres.
Le couple de grand corbeau semble avoir eu au moins 3 jeunes à en juger par cette vidéo du 1er mai qui montre un total de 4 corbeaux au nid dont un semble être un adulte.
Malgré les mesures prises pour décourager les faucons pèlerins de nicher sur la tour de la Bourse et en dépit du chantier extérieur de remplacement de panneaux de béton sur les colonnes de coin de l'édifice, un couple de faucon pèlerin a réussi à nicher sur cet édifice du centre-ville de Montréal. Ce couple a réussi à amener au moins 3 fauconneaux jusqu'à l'étape de l'envol. Un premier article couvre la période de février 2024 jusqu'au début des envols, alors que le présent article couvre la période des envols, plus particulièrement la période du 19 au 25 juin 2024.
Le premier envol documenté a eu lieu au matin du 19 juin peu après le passage d'une cabine près des fauconneaux, et le dernier envol semble avoir eu lieu le 23 ou le 24 juin. Jusqu'à 3 fauconneaux ont été observés simultanément sur la tour de la Bourse avant les envols mais sur la base des informations dont je dispose je ne peux pas exclure la possibilité qu'il y en avait davantage. Chose certaine, le sort de 3 fauconneaux est connu à l'issue des envols: un est décédé, un autre a effectué un séjour à l'UQROP avant d'être relâché auprès d'une famille adoptive et un 3ième a semble-t-il continuer de fréquenter le secteur de la tour de la Bourse après la période des envols.
1er fauconneau repéré à l'extérieur de la tour de la Bourse, édifice Kocisko, 20 juin
Terminologie: la tour de la Bourse est facilement reconnaissable de loin grâce à sa séparation verticale en 3 parties. L'étage qui sépare la partie supérieure de la partie médiane est appelé ''étage technique supérieur'', l'étage qui sépare la partie médiane de la partie inférieure est appelé ''étage technique inférieur''. Les façades de la tour de la Bourse sont nommées d'après la rue qui lui fait face: les 3 façades utilisées dans cet article sont la ''façade Saint-Jacques'', ''la façade Square-Victoria'' et la ''façade Saint-Antoine''. Le mat Est (une structure métallique sur laquelle sont fixées diverses plateformes de travail et le long de laquelle circule une cabine) se trouve à l'angle entre les façades Saint-Jacques et Square-Victoria. Finalement une façade est divisée horizontalement en 3 parties: le ''tiers gauche'', ''le ''tiers milieu'' et le 'tiers droit''. Le nid de faucon pèlerin se trouvait apparemment près de la jonction entre le tiers gauche et le tiers milieu de l'étage technique supérieur de la façade Saint-Jacques.
Remerciements. Cet article est basé avant tout sur mes observations mais inclut également des informations en provenance d'autres personnes. J'aimerais donc remercier (sans ordre particulier)
Le comité de bon voisinage des travaux de la tour de la Bourse pour ses précisions sur le décès d'un fauconneau, plus particulièrement Éric.
Les 2 touristes qui m'ont informé qu'un fauconneau avait été recueilli au sol.
Le Docteur Guy Fitzgerald de l'UQROP pour des informations sur cette capture ainsi que le projet de relâche du fauconneau.
Marc-André Bahl pour m'avoir communiqué une vidéo montrant un fauconneau perché peu au-dessus d'une des entrées de la tour de la Bourse le 21 juin (malheureusement je n'ai pas réussi à établir le contact avec son auteur pour obtenir le droit d'inclure dans cet article une image tirée de la vidéo).
Eve Belisle de Faucons de l'UdeM pour son avis sur le vol du faucon le 19 juin et pour plusieurs autres discussions.
Un travailleur d'un édifice voisin de la tour de la Bourse et plusieurs autres personnes rencontrées sur place pour les informations qu'elles m'ont communiquées.
En bref: un premier fauconneau s'est envolé après le passage d'une
cabine sur le mat Est du chantier de la tour de la Bourse près de
l'endroit où se trouvaient 3 fauconneaux quelques minutes plus tôt.
Dans la mesure où aucune photo n'a pu être prise de ce fauconneau, un très léger doute subsiste sur le fait que le faucon dont il est question ici est bien un fauconneau. Chose certaine, un fauconneau a effectué son premier vol dans les 24 heures puisque l'un d'eux a été localisé tôt le lendemain matin sur un édifice voisin. Une discussion plus large du vol observé le 19 juin se trouve dans l'article précédent. La présente section reprend certaines parties de article juste cité.
Lorsque je suis arrivé en face de la tour de la Bourse à 6h24 le 19 juin, ma dernière visite remontait au dimanche 16 juin et elle avait duré moins de 1 heure. Comme les envols des fauconneaux de la tour de la Bourse avaient commencé un 19 juin en 2018, il était plus qu'urgent que je retourne à ce site. Vers
6h45 le 19 juin j'observe 2 fauconneaux dans le tiers gauche de la façade
Saint-Jacques, loin du mat Est où passe la cabine des travailleurs.
Mais les fauconneaux se déplacent progressivement vers la droite: à 6h57
3 fauconneaux sont visibles tout près du mat Est. À 7h30 un adulte visite brièvement les fauconneaux puis quelques instants plus tard un adulte (le même ou l'autre) se perche sur le mat Est: c'est à ce moment que commencent les cris d'alarme. À 7h36 je remarque un
travailleur près de la cabine en bas du mat Est: manifestement les
travailleurs se préparent à monter au chantier en haut du coin Est de la
tour. Anticipant qu'il allait se passer quelque chose j'ai commencé à filmer à 7h40. J'ai
noté des cris d'alarme jusqu'à 7h58 au moins. Voici la vidéo que j'ai
publié l'après-midi même (partage Facebook).
La
cabine est passée à la hauteur des fauconneaux à 7h51 et a disparu du
champ de la caméra à 7h53, poursuivant sa route vers le haut. Entre 7h53 et 7h56 un faucon pèlerin a volé plus bas que normalement et a tenté de se poser
sans succès à une fenêtre de la façade Saint-Jacques de la tour de la
Bourse, avant de finalement se percher sur le mat Est. Ce vol a
coïncidé avec un accroissement de l'intensité des cris d'alarme
perceptible dans la vidéo. J'ai arrêté de filmer à 7h57mn55 avec
l'intention de le photographier mais il n'était plus visible sur le mat.
À 7h57mn17 la surveillance vidéo a enregistré un vol qui pourrait être
son départ: ce vol est visible dans la vidéo à 17'39. Eve Belisle de Faucons de l'UdeM qui a beaucoup observé de vols de faucon pèlerin juvénile à l'Université de Montréal pense qu'il s'agit en effet d'un juvénile. Le faucon semble voler verticalement vers le haut, ce qui est bien entendu une illusion: il est difficile d'être certain de sa trajectoire réelle
mais il ne semble pas impossible qu'il était perché sur le mat et qu'il s'en éloignait à l'horizontale en direction approximativement
de la verticale de la caméra.
On peut imaginer que le fauconneau s'était aventuré sur la façade Square Victoria et s'était retrouvé séparé du reste du groupe par le passage de la cabine
(la pose de filet pour tenter de dissuader les faucons de nicher l'empêchait de couper en diagonale par l'étage). Il se serait envolé de la façade Square Victoria
(partie droite de la photo suivante) et aurait viré vers la façade Saint-Jacques où il aurait tenté de se
poser mais comme il avait perdu de l'altitude, l'atterrissage sur l'étage
était impossible. Un aspect intrigant est qu'il s'est rapidement envolé du mat, qui aurait pourtant été son premier perchoir après son
envol: d'habitude les fauconneaux prennent plus de temps pour
''digérer'' leur expérience. Mais peut-être que la cabine était encore
en mouvement et que cela induisait des vibrations sur le mat, rendant ce
perchoir peu accueillant.
De 8h à 9h08 j'ai photographié et filmé seulement 2 fauconneaux dans les tiers droit et milieu de la façade Saint-Jacques de la tour de la Bourse.
Localisation de 2 fauconneaux à 8h
Les 2 fauconneaux, 19 juin 8h00
Jeudi 20 juin: 1 fauconneau sur l'édifice Kocisko et 2 autres près de leur nid
Quand je suis arrivé sur place à 6h46 un faucon était en vol. Il y a eu par la suite plusieurs vols en-dessous du niveau de l'étage technique inférieur de la tour de la Bourse. À 7h04 le perchage d'un faucon sur le mat Est au niveau de l'étage technique inférieur a coïncidé avec des cris de fauconneau sans que je puisse établir si les cris provenaient de ce faucon ou d'ailleurs. Ce faucon s'est ensuite envolé vers le boulevard Robert-Bourassa. Finalement à 7h11 je remarque un fauconneau sur l'édifice Kocisko (614 rue Saint-Jacques), un édifice de 6 étages. Il est très attentif à son environnement qu'il explore assidument, et appelle par moments bruyamment ses parents. La vidéo ci-dessous montre une partie de ses comportements entre 8h40 et 9h40.
J'ai quitté à 11h12 et je suis revenu 7 heures plus tard. Le fauconneau était maintenant sur l'édifice voisin de celui de Kocisko, le 622 Saint-Jacques.
Fauconneau devant une fenêtre du 622 Saint-Jacques
Lorsque j'ai quitté à 19h34 il était toujours encore sur l'édifice. Par ailleurs 2 autres fauconneaux se trouvaient toujours à l'étage du nid sur la tour de la Bourse, comme le montre cette vidéo:
Vendredi 21 juin 2024: envol d'un autre fauconneau; capture d'un fauconneau au sol
En bref
Un fauconneau est toujours sur la tour de la Bourse à l'étage du nid; un autre a effectué son premier vol et s'est retrouvé près du sol; et un fauconneau fréquente le sommet de l'édifice Québecor et semble effectuer des vols à partir de là. Finalement un fauconneau (celui qui a effectué son premier vol ?) a été ramassé au sol à un moment indéterminé et a été transféré par la suite à l'UQROP.
Un fauconneau au sommet de l'édifice Québecor
À mon arrivée à 7h je repère un faucon au sommet de l'édifice de Québecor et un autre au sommet du 622 Saint-Jacques. À 8h39 celui de Québecor est en train de manger. À 8h44 à la fin de son repas il se met à battre des ailes et disparait sur une autre façade en battant des ailes, ce qui trahit sa nature de fauconneau (vidéo). Quelques instants plus tard j'observe un faucon en vol qui semble être parti de l'édifice Québecor et qui se dirige vers le 360 Saint-Jacques où un faucon est déjà perché; de plus un 3ième faucon est visible au sommet du 622 Saint-Jacques. Le fauconneau semble avoir effectué plusieurs vols mais finissait par revenir au sommet de l'édifice Québecor.
Un fauconneau à l'étage du nid sur la tour de la Bourse
De 10h30 à 10h42 et de 11h20 à 11h47 j'ai filmé un unique fauconneau sur la façade Saint-Jacques de la tour de la Bourse, qui ne semblait pas encore avoir volé. Un faucon était toujours visible à cet endroit à 19h30.
Fauconneau à l'étage du nid, 21 juin 10h30
Premier vol d'un fauconneau
Je n'entrerai pas dans le détail puisque cette information m'est parvenue indirectement. Quelqu'un aurait été témoin de ce premier vol qui se serait terminé au sol près d'une entrée de la tour de la Bourse mais l'oiseau aurait réussi par lui-même à rejoindre un perchoir un peu plus élevé. Plusieurs mesures ont été prises par les biologistes et les travailleurs pour éviter le plus possible de le déranger. À 18h22 ce panneau était visible près de l'entrée de la rue Gauvin:
En matinée j'avais entendu des cris de fauconneau qui semblaient provenir de cette direction mais sans parvenir à le localiser: le fauconneau appelait par intermittence et jamais quand j'étais proche. Je pensais qu'il était peut-être dans un des arbres du Square Victoria mais le feuillage était trop dense pour vérifier cette hypothèse. Grâce à Marc-André Bahl j'ai pu visionner une courte vidéo (13s) qui aurait été filmée vers midi par une personne travaillant dans l'édifice et qui montre un fauconneau perché bas, apparemment au-dessus de l'entrée de la tour de la Bourse du côté de la rue Gauvin.
Un fauconneau recueilli au sol et acheminé à la Clinique des oiseaux de proie
Le 23 juin - donc 2 jours plus tard - 2 touristes anglophones m'ont abordé pour me demander ce que je filmais (j'étais en train de filmer la façade Saint-Jacques de la tour de la Bourse). Après leur avoir expliqué, ils m'ont raconté qu'ils avaient vu un fauconneau au sol 2 jours plus tôt. Un passant l'avait placé un peu en hauteur puis quelqu'un l'a capturé et l'a emmené. Quand j'ai demandé des précisions sur qui avait fait ça, ils m'ont répondu ''animal control, or something like that''. Je me suis assuré d'avoir bien compris à quel jour cela s'était passé mais j'ai malheureusement oublié de leur faire répéter à quel moment de la journée. D'après le Docteur Guy Fitzgerald, une femelle faucon pèlerin en bonne santé a été admise le 23 juin à la Clinique des oiseaux de proie après avoir été trouvée au sol près de la tour de la Bourse le 21 juin.
Un autre exemple du peu d'agressivité des faucons
Vers 7h10 une cabine s'est arrêtée sur le mat Est, un travailleur en est sorti et s'est aventuré sur la structure métallique. Ce sont 2 faucons en vol près du mat qui ont attiré mon attention sur cette situation. Un des faucons s'est perché un peu plus haut et a surveillé le travailleur tandis que l'autre s'éloignait. Je n'ai vu aucune réelle tentative d'attaque; il y a possiblement eu quelques cris d'alarme au début mais ceux-ci n'ont pas duré. Comme un fauconneau volait déjà bien, il n'est pas possible d'exclure a priori que le faucon perché était un juvénile, habituellement de nature moins craintive que les adultes, mais dans tous les cas le peu d'agressivité des adultes s'ajoute aux exemples cités dans le premier article.
À voir aussi: mise à jour sur Facebook du 21 juin.
Samedi 22 juin 2024
En bref
Un fauconneau à l'étage technique inférieur de la façade Square-Victoria et un autre toujours à l'étage du nid.
Fauconneau sur la façade Square-Victoria de la tour de la Bourse (étage technique inférieur)
Je le repère immédiatement à mon arrivée à 6h02 grâce à ses cris. Voici une vidéo
Je l'ai photographié pour la dernière fois à 9h11. J'ai quitté à 10h05 et à mon retour à 17h12 je ne l'ai pas revu.
Fauconneau à l'étage du nid
Je l'ai repéré à 8h51 après avoir interrompu ma surveillance du 1er fauconneau pour examiner la façade Saint-Jacques. Il était toujours présent à 19h40.
Autres observations
Vers 7h 2 faucons pèlerins - possiblement les adultes - se trouvaient sur le 360 Saint-Jacques, un au sommet et l'autre sur un toit. Seul celui du sommet avait une vue sur la tour de la Bourse où se trouvaient a priori les fauconneaux.
À 19h50 je repère un faucon pèlerin sur la façade Saint-Antoine de la tour de la Bourse. Il y était toujours à 20h23. Cette façade est à l'opposé de la façade où se trouvait le nid et je l'ai donc peu surveillée. Le faucon pouvait soit être un juvénile, soit un adulte se reposant hors de vue des fauconneaux.
Toujours un fauconneau n'ayant pas encore volé à l'étage du nid qu'un adulte est venu nourrir vers 11h:
J'ai vu ce fauconneau pour la dernière fois à 11h11.
Je n'ai pas localisé d'autre fauconneau mais j'ai observé à 2 reprises (à 12h39 et 13h05) un faucon accéder ou quitter l'étage technique supérieur de la façade
Square Victoria, ce qui pourrait suggérer la présence d'un fauconneau à cet endroit. Cet hypothétique fauconneau pourrait soit être un fauconneau ayant déjà volé qui a réussi à remonter au niveau du nid, soit un fauconneau n'ayant pas encore volé qui s'est déplacé sur l'étage. J'ai quitté à 13h07.
J'y suis repassé à 18h32 mais la météo menaçante m'a amené à interrompre la surveillance à 19h28 (ciel très noir). Environnement Canada avait averti que «les conditions seront favorables au développement d'orages violents pouvant produire de fortes rafales de vent, de la grosse grêle et de la pluie abondante» en après-midi et soirée d'après cet article de Noovo Info. Durant cette visite je n'ai vu aucun faucon mais j'ai entendu des cris de fauconneau.
À un moment indéterminé durant le week-end, un fauconneau a trouvé la mort. L'article ''Une tour et ses faucons'' publié sur le site du Comité de bon voisinage parle ainsi de ce décès: ''Malheureusement, quelques jours plus tard, l'un des 3 jeunes s'est effondré durant l'une de ses envolées et n'aura pas survécu à sa chute [...]''. J'ai contacté le Comité de bon voisinage pour tenter d'avoir plus de précision sur le moment du décès. Voici la réponse que j'ai reçue: ''le fauconneau en question aurait perdu la vie à un moment indéterminé durant la fin de semaine fériée du 21 juin. Il aurait été vu pour la dernière fois près de l'entrée principale le vendredi 21 juin en après-midi; sa dépouille a été retrouvée à l'intérieur des palissades du chantier le lundi matin suivant.''. Merci à Éric pour cette réponse, ainsi qu'à ceux qu'il a contacté pour obtenir l'information.
Quelques remarques:
Comme le lundi était un jour férié, j'ai soupçonné une possible erreur de date, que j'ai signalé à mon interlocuteur en lui demandant de me revenir si cette partie de la réponse était incorrecte. L'absence de retour confirme implicitement que la dépouille a bien été trouvée le lundi. On peut imaginer par exemple que la découverte a été faite par un agent de sécurité.
En supposant qu'il n'y avait que 3 fauconneaux, mes observations placent l'accident au plus tôt au samedi à 9h11.
Le fauconneau décédé n'est pas nécessairement celui qui s'était retrouvé au sol le vendredi 21 juin tel que suggéré dans la réponse du Comité de bon voisinage. Un autre candidat est celui qui était toujours sur l'étage du nid le matin du dimanche 23 juin et qui aurait pu se tuer lors de son envol.
Lundi 24 juin
Arrivé à 17h39 je n'ai rien remarqué de particulier jusqu'à 18h41 lorsque des cris d'alarme et les vols de 2 faucons au-dessus du 622 Saint-Jacques attirent mon attention sur un juvénile à un balcon de cet édifice. La photo suivante indique sa localisation.
Voici une courte vidéo:
Le juvénile (qui semblait être une femelle) était surveillé par un adulte depuis le mat Est. La dernière fois que je l'ai aperçu ou entendu était à 19h07. J'ai quitté à 20h30.
De 18h21 à 18h44 j'ai effectué une surveillance vidéo de la façade Saint-Jacques de la tour de la Bourse où un fauconneau n'ayant pas encore volé se trouvait encore le 23 juin à 11h11: aucun fauconneau n'a été aperçu. Il est possible que le fauconneau observé sur le 622 Saint-Jacques était ce fauconneau. Les cris d'alarme et les vols des adultes à 18h41 ont peut-être été causés par un résident sortant sur le balcon. Il n'est pas clair si le fauconneau a passé la nuit sur le balcon ou s'il a tenté un autre vol.
Je suis arrivé sur place à 6h08 mais ce n'est qu'à 8h20 que je repère le juvénile sur l'édifice du siège social de Québecor. Ce délai s'explique sans doute par le fait que le fauconneau était dans un premier temps visible seulement depuis la rue McGill. J'ai surveillé le juvénile par vidéo entre 8h23 et 10h33. Le juvénile qui semblait capable de faire de petits vols a reçu plusieurs visites d'un adulte qui se perchait à un niveau différent avec probablement comme objectif de l'inciter à voler. Je présente une grande partie des 1h33 d'enregistrement condensées en 15 minutes par l'accélération de certaines périodes dans la vidéo-ci-dessous.
J'ai quitté à 10h33. À mon retour en fin de journée je l'ai retrouvé sur le même édifice à 18h58.
Juvénile sur l'édifice Québecor le 25 juin à 19h
Il s'est envolé à 19h18, a traversé la rue McGill et a disparu au-dessus
de l'ancienne Maison des régions. J'étais idéalement placé pour le voir
réapparaitre de l'autre côté de la Maison des régions et poursuivre sa
route vers le 360 Saint-Jacques que je pensais être sa destination mais
je ne l'ai jamais vu réapparaitre de l'autre côté de la Maison des
régions: soit il s'est perché sur l'édifice, soit il a continué son vol
mais a changé sa trajectoire. À 19h21 un faucon était visible
au sommet du 360 Saint-Jacques mais il s'agissait possiblement d'un
adulte. J'ai quitté à 20h05 sans réussir à localiser le juvénile.
Voici pour finir une photo montrant 2 faucons pèlerins sur le 360 Saint-Jacques à 7h04.
Malheureusement les photos ne permettent pas de discerner si un des faucons est un juvénile. À 7h29 un des faucons avait disparu mais 2 faucons étaient de nouveau visibles sur le 360 Saint-Jacques de 7h45 à 7h53. Ces faucons étaient possiblement les 2 adultes mais on ne peut pas totalement exclure qu'un des deux était le juvénile qui a par la suite volé jusqu'à l'édifice de Québecor, distant d'environ 200 mètres. À 6h50 2 faucons pèlerins étaient perchés sur le mat Est peu avant le passage d'une cabine.
Le 25 juin marque possiblement la fin de la présence des juvéniles dans les environs immédiats de la Tour de la Bourse. En devenant plus à l'aise avec le vol, les juvéniles perdaient une de leurs caractéristiques les plus visibles, à savoir les battements d'ailes sur un perchoir; de plus les juvéniles apprennent généralement assez vite à cesser de pousser leur cri d'excitation. Avec ce qui me semblait possiblement un seul juvénile encore dans le secteur et ne disposant pas de zoom assez puissant pour distinguer un juvénile d'un adulte, j'ai substantiellement diminué ma surveillance. Mais différents indices suggèrent qu'au moins un juvénile continuait de fréquenter le secteur du 360 Saint-Jacques les jours suivants. Ainsi par exemple le 26 juin à 10h06 un faucon a tenté de se percher à une fenêtre du 360 Saint-Jacques (un perchoir jamais vu utilisé auparavant) avant de se diriger vers l’Hôtel Intercontinental où il s'est perché.
Quant à la juvénile transférée à la Clinique des oiseaux de proie, il était prévu qu'elle soit relâchée en juillet avec un autre fauconneau auprès de la famille de ce dernier dans le secteur de Sorel-Tracy.
Cet article a été publié le 23 décembre 2022 et daté du 4 septembre afin de le placer à l'endroit désiré dans le blogue. L'article utilise une information reçue le 17 novembre.
Cet article reprend en les développant certains de mes commentaires dans mon partage Facebook de la nouvelle de Faucons de l'UdeM, en particulier la liste d'accidents similaires ailleurs dans le monde est substantiellement augmentée. Il contient également des informations sur les dernières observations connues de Mira et d'autres choses encore. Je n'ai délibérément pas contacté l'École Polytechnique ou l'Université de Montréal lors de l'écriture de cet article puisque je considérais qu'il était préférable que Faucons de l'UdeM reste l'interlocuteur unique pour les différentes entités du campus.
L'accident de Mira
Ce que l'on sait
Il n'y a pas grand chose à ajouter à l'annonce faite par Faucons de l'UdeM: le cadavre de Mira a été trouvé au fond de la grande cheminée de la centrale thermique de l'École Polytechnique à l'occasion du nettoyage de celle-ci.
La cheminée dans laquelle Mira a été trouvée
Je ne connais pas le moment exact de la découverte du cadavre de Mira mais Eve Belisle de Faucons de l'UdeM a partagé l'information avec un certain nombre de personnes à partir du 10 août après avoir été elle-même informée. Le délai de l'annonce publique s'explique apparemment par la volonté de Faucons de l'UdeM de pouvoir annoncer simultanément que des mesures seraient prises pour empêcher un autre accident de ce type.
Des faucons pèlerins juvéniles ont déjà été observés dans le passé sur des édifices de l'École Polytechnique mais pas dans le secteur de cette cheminée, en tout cas pas à ma connaissance. Les faucons pèlerins juvéniles aiment bien essayer de nouvelles choses et essuient souvent des échecs (comme la sœur de Mira, Véga, qui essayaient à répétition de se percher sur la partie pentue du lanterneau de l'Oratoire Saint-Joseph le 11 août, article à venir), je n'ai donc aucune difficulté à imaginer Mira tenter de se percher sur le mince rebord métallique de la coiffe de la cheminée et malheureusement perdre l'équilibre. Une question assez naturelle que l'on peut se poser est s'il y a déjà eu des décès similaires dans cette cheminée mais qui n'avaient pas été communiqués ? La découverte du cadavre du faucon pèlerin a mobilisé des gens de l'École Polytechnique de Montréal (et de l'Université de Montréal) bien au-delà du service chargé de la centrale thermique et Eve Belisle a obtenu l'assurance que c'était la première fois qu'un faucon pèlerin était trouvé dans la cheminée.
Des mesures correctrices
Faucons de l'UdeM a obtenu que des mesures soient prises dès l'an prochain pour empêcher ce type d'accident. Aucun détail n'est donné sur ces mesures mais on peut noter que c'est a priori plus compliqué que de simplement poser un grillage sur le haut de la cheminée: des débris de toute sorte portés par le vent (ou par un oiseau désireux d'y construire son nid...) pourraient s'y accumuler, bloquant en partie la cheminée avec des conséquences possiblement mortelles pour les usagers de l'édifice.
L'annonce de la modification de la cheminée a soulevé des préoccupations par rapport au martinet ramoneur, une espèce d'oiseau qui est maintenant possiblement plus en danger de disparition que le faucon pèlerin (au niveau fédéral le martinet ramoneur a le statut d'espèce menacée tandis que le faucon pèlerin a été rétrogradé récemment au statut d'espèce préoccupante; au niveau provincial le martinet ramoneur est en voie d'être désigné espèce menacée alors que le faucon pèlerin a le statut d'espèce vulnérable). Le martinet ramoneur utilise l'intérieur des cheminées pour y construire son nid ou simplement pour y passer la nuit. En commentaire de sa publication Facebook, Faucons de l'UdeM a précisé que cette cheminée n'est pas utilisable par les martinets ramoneurs entre autre raison car son intérieur est en métal. Si cette information est correcte (je n'ai pas de raison d'en douter mais je ne l'ai pas vérifiée) modifier la cheminée pour interdire l'accès aux oiseaux non seulement ne nuira pas au martinet mais est même recommandée: dans les recommandations de Québec Oiseaux pour le martinet ramoneur on peut en effet lire ''Si une gaine métallique est installée [dans la cheminée], il est important de bloquer
l’ouverture de la cheminée par un grillage afin d’empêcher les martinets
d’entrer et de rester coincés''. Québec Oiseaux maintient également la Base de données sur les populations d’oiseaux en péril (SOS-POP) qui répertorie tous les sites de nidification et les dortoirs connus du martinet ramoneur, une base de données qui n'est pas accessible par le grand public. J'ai vérifié avec Geneviève Perreault, biologiste à Québec Oiseaux et qui a coordonné plusieurs projets relatifs au martinet ramoneur, que cette cheminée n'a fait l'objet à aucun moment de signalement pour le martinet ramoneur: merci beaucoup à elle. Voici la page principale de Québec Oiseaux sur le martinet ramoneur.
Comme noté par d'autres personnes il y a d'autres cheminées similaires dans le quartier (qui comporte 3 hôpitaux et plusieurs établissement d'enseignement) et toutes ne pourront pas être protégées: on ne pourra jamais éviter tous les accidents.
Les dernières observations de Mira
Le 25 juillet j'avais demandé à Eve Belisle des nouvelles des faucons pèlerins juvéniles de l'Université de Montréal. Elle m'avait alors répondu que Mira avait été vue pour la dernière fois le 16 juillet, Sirius le 17 juillet et que seule Véga continuait à être vue. À ma connaissance Mira et Sirius n'ont pas été revus après le 25 juillet, ce serait donc le 16 juillet que Mira a été observée de façon certaine pour la dernière fois.
La disparition de Mira (et de Sirius) semble coïncider avec 2 intrusions illégales d'humains sur les toits du pavillon Roger Gaudry que fréquentaient les juvéniles. La première intrusion a eu lieu le 15 juillet. Pendant que 2 individus se promenaient sur les toits et étaient attaqués par les adultes, Mira se rendait au nichoir 1 de la tour de l'Université de Montréal. Le 16 juillet en fin de journée elle a été vue une dernière fois près de ce même nichoir, seule ou avec Véga (et un bon repas!).
Mira avec un repas, 16 juillet 18h59 (crédit: fauconsudem.com)
Mira (g.) et Véga (d.), 16 juillet 20h06 (crédit: fauconsudem.com)
Le 17 juillet en fin d'après-midi nouvelle intrusion de 2 (autres) individus sur les toits du pavillon Roger Gaudry, qui cette fois ont été interceptés par la Sécurité. Ces intrusions d'humains dans les endroits fréquentés par les juvéniles ont pu inciter ceux-ci à chercher un endroit plus tranquille. Il n'est évidemment pas question de leur imputer la mort de Mira ou la disparition de Sirius mais j'espère que des sanctions ont été prises et que ces sanctions dissuaderont d'autres incursions de ce genre à l'avenir, particulièrement en période de nidification.
Des précédents
Quelques autres exemples de faucon pèlerin piégé dans une cheminée dans le monde
Lorsqu'on pense aux dangers auxquels les faucons pèlerins juvéniles sont confrontés en milieu urbain on pense avant tout aux risques de collision avec des édifices ou des câbles, ou bien se retrouver au sol et devoir faire face aux véhicules, aux humains et aux chiens. Se retrouver coincer au fond d'une cheminée n'est pas un risque que j'aurais naturellement mentionné. Pourtant Mira n'est pas le seul faucon pèlerin qui s'est retrouvé ainsi piégé comme le montrent ces exemples, trouvés pour la plupart avec Google avec les mots-clés ''peregrine chimney rescue''.
Le matin du 20 juin 2022, 2 jours après son premier vol, Jewel - une jeune femelle faucon pèlerin née à Kitchener (Ontario) - disparait subitement de la cheminée sur laquelle elle était perchée. Après l'avoir cherché en vain à l'extérieur toute la journée, les volontaires décident le lendemain d'explorer la piste d'une chute dans la cheminée. Le propriétaire de l'édifice est injoignable, par chance l'édifice est en travaux et un électricien sensible à la cause des oiseaux les fait entrer et après 1 heure d'effort parvient à débloquer l'ouverture inférieure de la cheminée. Dans un gros tas de débris ils parviennent finalement à extirper Jewel qui par chance est indemne. Ce reportage de CTV News publiée le 22 juin montre le moment où elle est extirpée de la cheminée. CTV News revient sur cette histoire le lendemain pour signaler que Jewel a de nouveau disparu et pour donner plus de détails sur le sauvetage dans la cheminée. D'autres détails sur le sauvetage sont donnés par The Canadian Peregrine Foundation : on y apprend notamment que Jewel n'était pas le seul oiseau au fond de la cheminée: un squelette complet d'oiseau bagué a également été sorti de la cheminée ainsi que plusieurs autres parties d'oiseau!
Le 14 juillet 2022 Old Cork Waterwork Experience annonce sur sa page Facebook qu'un faucon pèlerin a été rescapé après être tombé au fond de la cheminée de cet ancien complexe industriel de Cork en Irlande. Le faucon, qui est qualifié de visiteur régulier, semble être un adulte.
Le 22 juillet 2022 à Rochester dans l'État de New-York, la jeune femelle faucon pèlerin Zara est retrouvée vivante mais amaigrie au sous-sol d'un édifice presque 2 semaines après avoir été perdue de vue au lendemain de son premier vol. Il est spéculé qu'elle est arrivée là via la cheminée (l'édifice compte 11 étages d'après Wikipédia). Source: RFalconCam (2ième lien).
Cette vidéo de Wildlife Aid publiée en août 2020 montre le sauvetage d'un jeune faucon pèlerin coincé au fond d'une cheminée de ce qui semble être une maison privée. Wildlife Aid est un des plus grands centres de sauvetage et de réhabilitation de la faune en Grande Bretagne.
À Pittsburgh en juin 2010, ce sont 2 faucons pèlerins juvéniles du nid de Cathedral of Learning , ''Yellow'' (femelle) et ''Green Boy'' (mâle) qui sont tombés dans une cheminée. Yellow a pu être secourue mais il était trop tard pour Green Boy. Des observateurs avaient remarqué que la femelle adulte apportait de la nourriture sur le toit mais ils ne comprenaient pas la raison. Ce sont des travailleurs qui ont donné l'alerte, alertés par les cris. Ces informations sont tirés d'un article du blogue ''Outside my window'' de Kate Saint-John. On y apprend aussi qu'un juvénile de l'année précédente d'un nid voisin avait également été trouvé mort dans cette cheminée en octobre 2009. À la demande apparemment d'une agente de la faune, la cheminée a été modifiée pour éviter d'autres accidents dès le lendemain du double accident de 2010.
Le 30 juillet 2010 le Red Deer Advocate, un quotidien de Red Deer en Alberta, publie un article sur le sauvetage de Nadira, un jeune faucon pèlerin qui aurait passé 3 jours au fond d'une cheminée d'une résidence particulière. Les propriétaires qui avaient entendu du bruit dans la cheminée ont appelé les secours, pensant qu'il s'agissait d'un écureuil ou d'une chauve-souris coincé dans la cheminée. La résidence se trouve tout près d'un nid connu de faucon pèlerin.
Ma recherche, qui est loin d'être exhaustive, s'est concentrée sur le faucon pèlerin mais d'autres espèces se sont trouvées piégées au fond d'une cheminée. Ainsi par exemple en septembre 2010 c'est un grand-duc d'Amérique qui a été retrouvé vivant mais très maigre après avoir passé apparemment 2 semaines bloqué dans une cheminée dans l'état de Virginie, détails ici.
Quelques cas d'emprisonnement à Montréal
Je n'ai pas connaissance de faucon pèlerin piégé dans une cheminée autre que Mira à Montréal. Parmi les opérations de sauvetage dont j'ai connaissance, celles qui se rapprochent le plus de cette situation sont celles où un faucon pèlerin s'est retrouve piégé derrière un grillage.
Un premier exemple est Achille, un faucon pèlerin juvénile né à l'Échangeur Turcot, qui a réussi à passer derrière un grillage sur un pilier et qui n'était plus capable de ressortir. Fait touchant, sa mère le nourrissait à travers le grillage! Il a fallu faire intervenir les pompiers. C'était en septembre 2015, voir cet article pour plus de détails.
Le 18 novembre 2019 Faucons de l'UdeM a été contacté par l'ITHQ pour un oiseau de proie qui se trouvait entre 2 murs. Eve Belisle m'avait demandé si je pouvais aller jeter un coup d’œil mais à mon arrivée l'oiseau n'était plus visible Il est possible qu'il s'agissait de Polly et qu'elle a réussi à retrouver la sortie par elle-même, voir cet article.
Le 10 février 2020 Faucons de l'UdeM reçoit un signalement pour un faucon pèlerin coincé derrière un grillage protégeant un chantier près de l'UQAM. Il apparait très vite qu'il s'agit de Polly, une femelle adulte blessée à la patte droite depuis sa première année. À l'arrivée des intervenants elle est couchée dans la neige à côté de la structure, ayant apparemment réussi à trouver la sortie par elle-même. Sa passivité à l'approche des humains n'est cependant pas normale, elle est donc capturée puis amenée à la Clinique des oiseaux de proie pour examen, elle sera relâchée quelques jours plus tard dans le secteur de l'Échangeur Turcot. Voir cet article pour plus de détails.
On peut également mentionner le faucon pèlerin juvénile Horus qui s'était introduit dans une salle de classe vide de l'Université de Montréal en juin 2010 par une fenêtre laissée ouverte, se plaçant dans une situation potentielle d'emprisonnement si quelqu'un avait fermé la fenêtre. Voir cet article du blogue d'Eve Belisle pour plus de détails.